Vendu !

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Beau Revolver type Lefaucheux — Fabrication belge de qualité — Cal. 12 mm broche — Grand modèle — Mono-matricule — Ancre de marine — Très bonne mécanique et excellent canon –  Très bonne pièce en TBE/TBE+

Beau Revolver type Lefaucheux — Fabrication belge de qualité — Cal. 12 mm broche — Grand modèle — Mono-matricule — Ancre de marine probablement utilisé militairement — Très bonne mécanique — Excellent canon –  Très bonne pièce — TBE/TBE+

Vendu !

SKU: 1153-25
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Description

Casimir Lefaucheux fait partie des grands inventeurs de l’armurerie française. Il est associé au développement du fusil à chargement par la culasse et à la cartouche à broche, brevetée en 1835. Après son décès, en 1852, la fabrication et la commercialisation des armes se poursuivent au 37 rue Vivienne, aujourd’hui siège de la célèbre Armurerie de la Bourse. Son fils Eugène Lefaucheux fait déjà équipe avec lui.

Eugène Lefaucheux prolonge donc l’œuvre familiale, notamment autour des armes à broche, avec le célèbre revolver modèle 1854 et ses développements (modèle 1858/61/70…).

Présenté aux essais de la Marine française dès le 16 septembre 1854, en concurrence directe avec les systèmes Colt et Adams, ce Lefaucheux 1854 l’emporte : le 8 mai 1858, la Marine impériale l’adopte officiellement. C’est une première mondiale — jamais un gouvernement n’avait encore doté ses forces d’un revolver à cartouche métallique.

La maison Lefaucheux s’inscrit dès lors dans une lignée majeure : celle des armes à bascule, des cartouches à broche et des systèmes qui ont profondément marqué l’armement civil et militaire du XIXe siècle.

Le brevet, déposé également en Belgique, expire dès 1869 — et Liège, qui n’a jamais laissé passer une bonne idée sans la copier industriellement, s’empare du système avec enthousiasme.Et aucun sens du copyright… Il faut dire que Lefaucheux lui-même y sous-traitait une partie de sa production. Un peu ce qu’on a fait avec TGV et bagnoles avec la Chine. Avec les mêmes conséquences. Rien de neuf sous le soleil comme souvent…

Le Lefaucheux devient, avec le Bulldog, l’arme la plus copiée de la Cité ardente. Des dizaines d’ateliers, identifiés ou anonymes, en produisent des variantes toute la seconde moitié du siècle, du modèle de poche bon marché jusqu’à des pièces de luxe rivalisant avec la meilleure production parisienne.

Ce sera d’ailleurs un Lefaucheux liégeois, acheté à Bruxelles chez l’armurier Montigny, que Paul Verlaine braquera sur Arthur Rimbaud le 10 juillet 1873 — preuve, s’il en fallait une, de la diffusion massive du système éponyme.

 

Notre arme est un grand modèle (dans les 27 cm de long). Un format qui reprend fidèlement les proportions du 1854 d’origine, bien au-delà des petits modèles de poche liégeois qui ont inondé le marché. Calibre 12 mm à broche, mécaniquement copie conforme du système Lefaucheux de 1854.

Fait suffisamment rare pour être signalé,  l’arme est mono-matricule au n°1353 en canon, barillet et poignée. C’est un niveau de cohérence type ‘réglementaire » qu’on ne rencontre pas si souvent sur une production civiles d’atelier liégeois en général faiblement « marquées ».

Deux éléments autres intriguent et méritent d’être présentés tels quels, sans certitude aucune.

D’abord une ancre de marine de type français est frappée sous la calotte. C’est un marquage qu’on retrouve de façon documentée sur les Lefaucheux réglementaires français (modèles 1858 et 1870 de Marine), où il indique un embarquement sur bâtiment de guerre, parfois accompagné d’un numéro de râtelier.

Sur une fabrication belge, ce même symbole est nettement moins courant, et pose la question d’un usage quasi réglementaire ou « para-officiel »:  armement d’officier? Arme de police des ports ? Simple reprise décorative d’un motif prestigieux par un atelier liégeois (j’en doute)? L’anneau de calotte, présent ici, même s’il est fréquent sur ce type d’arme, va dans le même sens. d

Ensuite, on trouve en entrée de canon, sous le numéro de série, un poinçon rond  de forme curieuse que je n’ai jamais rencontré sur une production belge.  Ce n’est pas un poinçon d’épreuve ou du genre du classique « ELG étoilé dans un ovale » du banc d’épreuves de Liège, ou bien une des contremarques de contrôleurs belges (lettre couronnée ou étoilée). Faute de référence formelle, je préfère le signaler simplement plutôt que de l’interpréter.

Les plaquettes de crosse sont en beau noyer d’origine, celle de droite est frappée au numéro de série à l’extérieur— TBE.

Les fers sont dans leur état d’origine, ni excessivement nettoyés ni « poncés » pour faire disparaître une ancienne oxydation comme souvent. Aucune peau d’orange nulle part. Seulement quelques rares taches d’oxydation tabac éparses très exagérées par mes gros plans. Il suffit de voir les photos de l’arme dans son ensemble pour s’en rendre compte. Fers en TBE/TBE+

En conséquence de quoi, tous les poinçons d’épreuve, de maîtrise et numéros de série restent bien lisibles.Vis en Be/TBE.

L’arme est mécaniquement très bien. Le chien tient très bien en simple action. Percussion bien ferme. La double action est très ferme.

Aucun problème de rappel de détente comme très souvent sur ces armes.

Le canon est  superbe, miroir, avec de très belles rayures.

Bref, un très bel exemplaire de cette icône du XIXe siècle, qui, du fait de son très bel état esthétique,  trouvera parfaitement sa place en exposition dans votre vitrine et y fera honneur avec sa belle taille.

Comme toujours, les gros plans exagèrent le moindre défaut des surfaces — l’œil nu est bien plus indulgent que le mode macro impitoyable de mon téléphone…

 

Arme de catégorie D au CSI : vente réservée aux majeurs, pièce d’identité, CNI ou passeport, en cours de validité obligatoire.

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Rappel : Toutes les armes de collection, de chasse, et de tir sont d’occasion et sont vendues dans l’état, sans garantie. Toutes les armes historiques de fabrication ancienne vendues en tant que C ou D, « Collection » ou « Cow-boy shooting », sont des armes de collection non éprouvées pour le tir et non testées en stand. Elles ont été inspectées visuellement relativement à leur état général et mécanique mais aucune n’a été utilisée au tir et elles sont donc vendues comme non testées. L’acquéreur désirant utiliser une arme pour le tir devra impérativement se rapprocher préalablement du banc National d’Épreuve de Saint-Étienne, seule entité habilitée à délivrer des certifications d’épreuve préalable à un usage de tir.

 

Répétons le ! L’armurerie Flingus Maximus à Paris et partout en France est là aussi pour vos formalités armes entre particuliers, le rachat de collections armes et militaria, vos estimations d’armes, vos questions armes dans les successions et héritage. Contactez votre armurier préféré via notre formulaire de contact ou à contact@delerea.com

 

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