Menu
Vendu !
Rare pistolet MAB 15 F1 de compétition militaire – moins de 300 exemplaires commandés seulement – Calibre 9 para – Boite d’origine du modèle militaire – Rare pièce emblématique du savoir-faire français – Second chargeur et chargette – BE/BE+
Revolvers et pistolets de catégorie BTrès rare pistolet MAB 15 F1 de compétition militaire – 2 à 300 exemplaires commandés seulement par le Ministère des Armées vers 1970 – Calibre 9 para – Boite d’origine bois du modèle militaire – Bronzage partiellement éclairci essentiellement en arrêtes avec une petite tâche d’oxydation coté droit – Bronzage bleuté noir à 75/80% quand même – État mécanique parfait avec des ressorts bien fermes – Aucun jeu et ajustements parfaits – Canon miroir superbe à l’état de neuf – Second chargeur et chargette. Rare pièce emblématique du savoir-faire français – BE/BE+
Rupture de stock
Description
Maître Flingus a le sourire. Il a encore trouvé une arme rare, française en plus. Et un excellent collector.
Tout le monde connait le MAB PA15. Un beau pistolet semi-automatique simple action, avec un chargeur à 15 coups, conçu en 1966 par la Manufacture d’armes de Bayonne (MAB) dans le but remplacer le MAC modèle 1950 de l’armée française.
Hélas, l’armée n’en a pas voulu.
Pour d’assez obscures raisons d’ailleurs, compte tenu de la qualité de l’arme, et dont la difficulté à prendre une décision semble être la principale. L’Armée est donc restée collée fort longtemps avec ses vieux MAC 50 ( un P35 S revisité) malgré des utilisateurs assez moyennement satisfaits.
Dans les années 80, c’est finalement le PAMAS G1, un ersatz de Beretta 92 mais produit en France par la Manufacture d’État de Saint-Etienne qui a pris l’essentiel du marché. Jusqu’à la chute finale de notre industrie manufacturière d’armes légères publique et privée.
Désormais nos hiérarques ont décidé, dans leur grande sagesse, et dans une vista économique légendaire que le monde entier nous envie, de … tout importer. C’est plus simple, plus « compétitif », plus volontariste, ça assure l’avenir. C’est quasi-visionnaire. Et en cas de crise, nos amis et voisins nous rétrocéderons tout ce qu’il nous manque par amitié et solidarité. Comme pour les masques. Bref.
Néanmoins avant de mourir de sa moche mort, la MAB avait eu le temps d’écouler de 1964 à 1982 environ 100 000 unités du MAB PA15 ‘standard’. Ce qui ne suffit pas à en faire une arme courante mais on la voit de temps à autres.
L’arme est en soi techniquement remarquable. On lui reprocha parfois son poids, ses organes de visée, la forte puissante de son ressort de culasse et une détente « militaire » (surprenant pour une arme militaire justement) mais rien de fondamental. Quand on veut tuer son chien…
Fonctionnant selon un mécanisme original à canon à déblocage rotatif (un principe qui hante l’histoire de l’armement réglementaire de poing depuis le Steyr Hahn 1911… mais c’est un autre sujet), ce pistolet « standard » fut surtout réputé pour son grand confort de prise en main, sa précision, sa robustesse et sa fiabilité.
Son magasin de 15 coups était, en plus, celui avec la plus grande capacité pour un pistolet automatique à son apparition y compris les armes militaires. Il n’a été rejoint sur cette capacité que 7 ans plus tard par le CZ75.
Preuve de ses qualités, non reconnues à domicile, il fût adopté par l’armée finlandaise (qui, comme chacun sait, sont des « manches » en matière d’armes à feu). Nombre de pays africains l’utilisent encore. Il fut réglementaire en Finlande donc mais aussi à Djibouti, au Congo, en République Centrafricaine, au Tchad, à Djibouti.
Chez nous, il a quand même servi au… SDECE et au 13° RDP de Dieuze. Il fut même un peu exporté aux USA.
Ce qu’on sait moins c’est que cet excellent pistolet fut aussi produit dans une version compétition à canon long et à culasse rallongée, dotée d’organes de visée réglables cette fois et d’une détente améliorée pour le tir sportif militaire.
Lui c’est le MAB 15 F1. Canon, glissière, poignée, hausse, guidon tout est différent du MAB 15 standard. Sauf bien sûr l’excellent principe du canon rotatif qui honore aussi le F1.
C’est cette belle arme que Maître Flingus vous présente aujourd’hui. Si elle est souvent confondue avec son papa, le MAB 15, mais lui est pourtant encore très supérieure en précision.
Mis en étude à partir de 1966, La MAB travaillait sur un pistolet de tir de compétition « gros calibre » à l’instar de ce que faisait SIG au même moment avec ses rares P210-5.
Certes une arme en 9 para, calibre insuffisamment précis pour ce faire, ne pouvait intéresser le tir sportif civil de précision qui lui préférait le 22 LR, le 32 SW ou même le 38SP. Mais une telle arme pouvait parfaitement séduire les tireurs sportifs militaires qui, eux, se devaient d’utiliser la munition réglementaire en compétition.
Avec son canon en 150mm, comme le P210-5 d’ailleurs, sa rampe anti-reflets, sa hausse micrométrique et sa platine améliorée avec un départ allégé et une suppression de la course résiduelle de queue de détente, ce nouveau MAB de précision en 9 para ne pouvait qu’attirer l’attention des tireurs de compétitions militaires.
L’époque était encore aux Ministres s’intéressant réellement à la chose militaire pour avoir connu personnellement la dureté des temps de fer et avoir parfois entendu siffler, dans leur prime jeunesse, d’autres balles que celles de mini-Golf. En 1960 et 1973, entre Pierre Messmer, Michel Debré et Robert Galley, il faut dire qu’on avait du répondant sur la chose…
Donc, vers 1970, Le Ministère des Armées fit heureusement l’acquisition de quelques centaines de ces MAB P15-F1 de compétition (200 à 300 armes au plus – voir GA n°392 et l’excellent ouvrage de JP Bastié et D Casanova sur les Pistolets MAB), afin de voir briller les tireurs militaires français participant aux compétitions internationales type OTAN avec une arme de haute précision de fabrication 100% nationale. Saine préoccupation.
Elle n’a été utilisée sérieusement que par les équipes militaires françaises de tir sportif sous la désignation de PAP Mle F1 (pour « Pistolet Automatique de Précision modèle F1 »).
Certes on en a bien distribué un paquet des 2 ou 300 dans les unités mais c’était surtout pour obéir au règlement des « compét » de tir type Otan ou J.O militaires qui prévoyait que les armes utilisées en concours devait être réglementaires, c’est à dire utilisées, dans leurs armées respectives.
Le MAB 15 F1 est donc en réalité une arme de tir de compétition, spécialement créée pour équiper l’armée française en concours et pas une arme de dotation réglementaire dans les corps de troupe. C’est le seul exemple que je connais d’une arme militaire française de poing n’ayant eu que ce seul but. Un vrai collector !
Nos équipes ont assez rapidement raflé nombre de titres avec elle. Elle fut donc interdite de compétition.
Les responsables des compétitions de l’Otan (souvent des types à chewing-gum strictement monolingues) jugèrent que son canon rotatif n’était pas réellement « standard » dans l’armement de poing et que l’arme était distribuée avec trop de parcimonie aux Corps pour être véritablement considérée comme réglementaire…
Fallait surtout bien que les autres qui n’étaient pas sortis du Commandement Intégré et utilisant les armes fournies par Oncle Sam gagnent de temps à autres ! Bref, une excellente arme.
Notre exemplaire est en bon état global (alors que son canon et sa mécaniques sont juste parfaits). Point final. Pas très bon. Juste bon.
Pourquoi ce jugement sévère de Maître Flingus là où d’autre sur d’autres sites écriraient « Très bon »?
Juste à cause d’une esthétique imparfaite.
Parce que le bronzage est sensiblement éclairci par-ci par là surtout en arrêtes et qu’un malotru a laissé s’y former un poil de peau d’orange sous le marquage de modèle coté droit. Or, je HAIS la peau d’orange sur une arme d’une haine tenace. Le moindre demi centimètre carré d’agrume empêche pour moi tout emploi de l’adverbe « très » (devant « bon »).
Aucune autre peau d’orange ailleurs. Le bronzage d’origine est présent à 70% je dirais.
Bref pour moi elle est en état esthétique très présentable. Mais rien de plus. Mais le dernier que j’avais eu cela date d’au moins 5 ans. Comme j’adore cette arme j’ai craqué. Oui. Tout comme vous Maître Flingus craque… J’adore ce pistolet !
La plupart de ses petits défauts de surface s’atténueront d’ailleurs fort heureusement avec un poil de paille 0000 et de WD 40 et pas mal d’huile de coude.
Car elle est surtout fort sale. Sale d’années de stockage confinant à l’oubli. Je n’ai strictement pas le temps de la démonter intégralement pour lui faire une trempette d’une semaine dans un liquide idoine mais elle le mérite vraiment et l’effort sera indubitablement récompensé.
Ce bronzage est d’ailleurs un « noir de guerre » magnifique typique MAB qui rend hommage à une construction 100% acier. Une arme de compétition certes mais de compétition virile.
Tout le reste est juste top.
Sa mécanique d’abord est impeccable. Les ressorts sont d’une fermeté qui remonte au printemps de sa vie. Et pourtant on sent que la culasse pèse son poids.
Sa percussion est d’une netteté cristalline pour cause d’excellents ressorts également.
Le poids de détente est actuellement réglé autour autour du kilo deux (j’ai mesuré) ce qui me semble parfait pour cette arme de compétition militaire. Elle est vraiment extrêmement souple et très agréable au tir.
D’ailleurs la sécurité de chargeur a été démontée (elle est complète dans un tube dans la boite et en parfait état) afin de la rendre encore plus souple. On peut aussi encore alléger le poids de détente (qui est autre chose que sa souplesse) en jouant sur la vis idoine.
Course de détente ultra courte avec un point dur très net et un départ enthousiasmant pour de longues heures de belle précision au stand avec une vraie arme d’homme.
Car ce n’est pas un de ces trucs modernes plein de plastique. Elle durera de longues années. Elle fait honneur aux construction de la regrettée MAB. Entièrement usinée dans la masse. C’est une bête d’acier comme on en fait plus.
Le canon est un 6 pouces /150mm peu courant sur une arme militaire. Il est absolument miroir, juste superbe. Neuf en fait. Ce canon durera lui aussi fort longtemps.
L’état nickel du canon lié à l’état des ressorts et à l’absence d’usure me fait penser qu’elle a en fait peu servie. De même les vis sont en TBE. Je l’ai prise aussi pour ça au delà de sa grande rareté intrinsèque qui s’accroit au rythme des destructions. 2 à 300 exemplaires il y a 55 ans où plus. Combien aujourd’hui ?
Les plaquettes sont celle d’origine avec juste un tout petit pet à peine visible en haut à gauche très accentué comme tous les petits défauts par mes gigantesques gros plans.
Regardez juste les photos de l’arme dans son ensemble pour vous en convaincre de sont état global (et et elles sont déjà prises de fort près).
Le système de canon à verrouillage rotatif sans mouvements parasites de cette belle arquebuse permet une remise en ligne immédiate. Avec une alimentation sans faille et un recul des plus maitrisés, ce sont les gros avantages de la chose. L’arme est réputée pour son extrême précision.
Les ajustages sont parfaits de partout. Hommage encore au travail de la MAB.
Le MAB 15 F1 est également réputé pour sa robustesse et sa fiabilité à toute épreuve. Une top arme de compet’ en soi dans un calibre facile à trouver, le 9 para.
Le MAB15 F1 est une arme désormais rare qui rappelle les talents exceptionnels de l’arquebuserie française de cette époque en matière d’armement individuel et plus particulièrement d’arme de poing.
Que nous n’ayons pas aujourd’hui au moins un CZ ou Glock national touche vraiment à l’absurde quand on réalise que nous avons produit des armes d’une telle qualité autrefois.
Ce très beau pistolet nous est en plus venu dans sa boite d’origine. C’est celle en bois à deux compartiments. Si un crochet d’attache est à revoir, c’est la boite militaire d’origine de l’arme. Les quelques très rares exemplaires civils qui ont été vendus étaient dans une boite en faux velours rouge (jamais vu).
L’arme est vendue avec sa chargette et surtout son deuxième chargeur d’origine. Seul manque le manuel d’origine mais je puis le fournir en copie si vous voulez.
Bref un très bel ensemble pour un rare collector. Une pièce de collection française d’exception au delà d’une superbe arme de tir. Le prix tient largement de ses petits défauts esthétiques compte tenu de la présence de sa boite et du second chargeur et de la chargette.
Pièce très rare, à collectionner dans une série de PA français du XXième siècle. Cette arme est en plus, à mon sens, d’une esthétique rare. Une élégance française. Un « must have » pour un collectionneur-tireur.
ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIE DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ EN COURS DE VALIDITÉ ET DE LA LICENCE OBLIGATOIRE – COMPTE SIA OUVERT BIEN ÉVIDEMENT – Expédition contre signature en deux colis séparés d’au moins 48 heures obligatoire.
*********************************************************************************************************************
Répétons le ! L’armurerie Flingus Maximus à Paris et partout en France est là aussi pour le rachat de collections d’armes et d’autre militaria, vos estimations d’armes, vos questions relatives à la règlementation des armes, les successions et héritage. Contactez votre armurier préféré via notre formulaire de contact ou au courriel contact@delerea.com



















