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Très beau revolver genre Smith&Wesson Top Break – Belle imitation par un bon fabricant belge du Smith & Wesson .38 Double Action 2° ou 3° Modèle – Cinq coups – Cal. 380 Poudre Noire – Arme distribuée au catalogue de Manufrance de 1890 – Oxydations de surfaces sur de belles gravures – Belles plaquettes et belle présentation – Excellent mécanisme simple et double action – Très bonne mécanique – Canon très bon – BE+/TBE

La brocante de catégorie D

Très beau revolver genre Smith&Wesson Top Break – Belle imitation par un bon fabricant belge du Smith & Wesson .38 Double Action 2° ou 3° Modèle – Cinq coups – Cal. 380 Poudre Noire – Arme distribuée au catalogue de Manufrance de 1890 – Oxydations de surfaces sur de belles gravures – Belles plaquettes et belle présentation – Excellent mécanisme simple et double action – Très bonne mécanique – Canon très bon – BE+/TBE

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SKU: 1293-26
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Description

“Modèle américain”…

C’est ainsi que ce beau revolver top break figurait au catalogue de la Manuf vers 1890.  Je l’ai retrouvé. Grâce à la BNF (vue Gallica f212 / 212) – Vers la page 240.

Maître Flingus aime fouiller les vieux grimoires pour retrouver la moindre de ses armes chéries…

Le bébé était vendu en calibre 8mm ou 320, en calibre 9 mm ou .380 et même en 12mm soit du 450. En 450, on était dans l’artillerie de poche ! Et tout ça en poudre noire.

Si je le trouve au catalogue de 1890 rien ne nous dit qu’il ne soit pas même un peu antérieur. Un noble vieillard. Un beau vieillard.

Il y est décrit exactement comme : “Modèle américain — canon basculant et extracteur automatique — cinq coups — double mouvement — chien rebondissant — canon rayé” .

Le tarif catalogue fait sourire : Vers 1890, selon calibre et finition, on était autour de 30 à 44 francs ; la version 9 mm/.380 finement gravée était affichée autour des 40 francs. Ce n’est pas anodin.

Retenez qu’un revolver entre 30 et 40 francs représentait environ un demi mois de salaire d’un ouvrier modeste en province,
ou environ 8 à 10 jours de salaire d’un ouvrier parisien… Inaccessible pour beaucoup, cette arme de poche moderne. 

Comme quoi, même à la Belle Époque, il fallait déjà expliquer à Madame, comme je l’ai parfois fait moi-même, que “non, ce n’était pas une dépense de loisir, mais bien un excellent investissement patrimonial… ».

Il s’agit bien d’une fabrication liégeoise, distribuée par Saint-Étienne. Difficile déjà à l’époque d’être compétitif face à l’armurerie liégeoise et ses bataillons de sous-traitant miséreux qui produisaient une qualité tout à fait acceptable pour des tarifs défiants toute concurrence européenne. Des chinois de l’époque. Mais des chinois belges.

L’arme porte en effet de typiques poinçons belges « R » couronné et « C étoilé », visibles en canon et en carcasse. Le R couronné correspond aux poinçons belges liés au canon rayé ce qui est le cas de notre arme. Le « C étoilé » est une contremarque de contrôleur du banc d’épreuve de Liège.

On note également, sur la face arrière du barillet, le poinçon de la Manufacture Française d’Armes de Saint-Étienne, élément intéressant qui rattache l’arme à sa diffusion française de qualité.

Le distributeur ne distribuait pas tout et n’importe quoi sans contrôle et tenait à sa réputation de qualité…

Techniquement, on est dans la grande famille des imitations européennes du Smith & Wesson .38 Double Action « Top-Break ». Plus précisément dans l’esprit des 2e ou 3e modèles à chien externe: canon basculant vers l’avant avec la partie supérieure de la carcasse, extraction automatique collective, cinq coups, platine double action, chien apparent.

Ce n’est pas une copie américaine stricte. C’est plutôt une interprétation belge assez typique du commerce civil de la fin du XIXe siècle. Il en existe aussi pas mal de copies espagnoles, anglaises, et même allemandes de ces Smith.

Tous ces enfants illégitimes « S&W » Top-Break se définissent justement par ce système d’ouverture en carcasse ouverte avec basculement de l’ensemble canon-barillet et extraction « automatique » des étuis.

Ici le calibre est du 9 mm ou .380 revolver poudre noire. La mesure des chambres ne laisse pas trop de doute.

Il ne faut évidemment pas confondre ce vieux .380 revolver à poudre noire avec notre moderne .380 ACP. Et c’est strictement de la poudre noire. Toute tentative de faire autre chose avec ce revolver sera immédiatement et impitoyablement punie par destruction irrémédiable de cette belle arme et probable blessures à la clé.

Donc interdit de jouer SVP. A bon entendeur ou lecteur, Salut et Fraternité…

Esthétiquement, ce revolver a vraiment de la gueule pour une copie. La carcasse est joliment décorée de gravures externes à rinceaux.

Le barillet est lui aussi orné. La bande supérieure du canon porte également son petit décor géométrique.

L’ensemble présente cette allure “revolver de tiroir de notaire ».  Mais de notaire qui avait du goût.

Les plaquettes en gutta-percha sont noire d’un coté et brune de l’autre ! Décoloration parfaitement uniforme d’une d’entre elles mais sans la moindre trace de manipulation ou de produit chimique ? Remplacement malheureux ? Je n’y crois guère.

Les plaquettes sont très rarement parfaitement interchangeables sur ces armes où tout était manuellement ajusté à une époque d’heure de travail peu chère. Et là elles sont mieux que parfaitement ajustées…

Je pense qu’il a toujours été comme ça et cela lui donne d’ailleurs un très beau style !

Car ces plaquettes sont 100% d’origine. Elles sont d’ailleurs très belles, fines, intactes, bien quadrillées, avec un motif floral central qui colle parfaitement à l’esprit de l’époque.

L’état général est bon, très présentable, avec une légère oxydation de surface et des traces d’âge normales, qui ne le discréditent pas.

Au contraire, cela lui donne une patine honnête, sans l’aspect trop poli ou trop “refait hier après-midi au papier de verre” que l’on voit hélas sur nombre d’armes de cette époque ayant survécu au temps qui passe. Les gravures restent lisibles, les volumes sont francs, et l’arme conserve une vraie identité d’époque non retouchée.

Mécaniquement, c’est plus que très satisfaisant : ouverture impeccable, verrouillage propre, extracteur fonctionnel et même dynamique, détente très agréable en simple comme en double action.

Le fonctionnement est net et bien vivant, sans cette sensation triste des vieilles mécaniques fatiguées. Là, ça fonctionne, et ça fonctionne bien.

Les chambres sont belles. Le canon est même une très bonne surprise : très beau, quasi miroir avec de *belles rayures bien nettes.

Pour les armes de ce type, qui ont souvent connu les fonds de tiroirs ou de puits, les caves d’occupation, les cartouches PN anciennes sans nettoyage après tir, les « restaurations » pluri-décennales à la meuleuse, c’est un vrai point fort.

Par abnégation professionnelle, signalons tout de même que la vis arrière du pontet n’est pas d’origine. Ça ne se voit pas fatalement sur les photos pour un regard non initié. La même légèrement raccourcie fera merveille. Voilà, c’est dit.

Ça ne change rien au charme de l’arme. Elle est assez peu courante surtout dans cet état. Son prix d’origine l’explique. Elle est belle, très saine, cohérente, mais pas non plus “sortie de vitrine en 1890 avec facture pliée dans la poche du gilet”.

In fine un très intéressant revolver belge type Smith & Wesson Top-Break, vendu par la Manufacture Française d’Armes de Saint-Étienne, en calibre 9 mm / .380 poudre noire, bien attesté au catalogue Manufrance de 1890, joliment gravé, plus que très présentable, mécaniquement excellent, avec de belles plaquettes en gutta-percha, de bonnes chambres et un très bon canon.

 

Arme de catégorie D e) au CSI : CNI ou passeport en cours de validité obligatoire.

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