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Très beau Revolver Sturm Ruger Security-Six — Cal .357 Magnum — Finition inox moins courante en six pouces — Arme de fin 1981 / début 1982 — Encore la meilleure époque de Bill Ruger — Très très belle condition physique de l’athlète esthétique et mécanique ! — Plaquettes Pachmayr — Canon miroir — Un classique devenu rare en inox et en six pouces — TBE+ / TBE++
Très beau Revolver Sturm Ruger Security-Six — Cal .357 Magnum — Finition inox moins courante en six pouces — Arme de fin 1981/début 1982 — Encore la meilleure époque de Bill Ruger — 100% acier — Très peu de marques de manipulation — Excellente mécanique très souple — Très bonne détente – Aucun entrefer d’usage excessif— Canon miroir — Belles chambres dans un barillet très bien ajusté — Belles Plaquettes Pachmayr bien adaptées au calibre — Arme avec encire un très grand potentiel — Un classique devenu rare en inox et en six pouces — TBE+/TBE++
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Description
Deux hommes, un pistolet dans un garage et un aigle qui devient noir…. Ça pourrait assez bien résumer l’histoire de Ruger.
Pour ce révolver, tout commence paradoxalement par un pistolet Nambu japonais. Une variante que j’aimerai bien « serrer » d’ailleurs.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, jeune ingénieur autodidacte, William Batterman Ruger récupère un exemplaire du pistolet « baby Nambu » rapporté par un Marine de ses périples dans le Pacifique.
Dans son garage, il démonte la bête, l’étudie, et parvient à en dupliquer seul le mécanisme de A à Z. Un petit exploit artisanal qui va décider de sa carrière dans les armes courtes.
Ruger n’est toutefois pas tout à fait un débutant en matière d’armes. Il les aime.
Et nous, on aime ceux qui les aiment.
Sa passion pour les armes se manifeste très tôt en fait.
A 21 ans (il est de 1916), étudiant à l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill, Ruger transforme une salle abandonnée du campus en atelier personnel… C’est là, en complet autodidacte et sans lien avec ses études, qu’il conçoit sa toute première arme : une mitrailleuse légère qui sera remarquée par l’Army Ordnance américaine en 1938.
Son prototype, la T10/T23E1, est testé mais ne passe pas le cap de l’épreuve des 10.000 coups sans un seul incident. C’est la Browning M1919 dans sa version A6 qui sera retenue.
Il n’en reste pas moins que sa carrière armurière est déjà décidée dans sa tête. Il quitte l’université sans y décrocher de diplôme pour suivre sa passion.
Il travaille d’abord comme concepteur à la Springfield Armory, puis passé la guerre, chez Auto-Ordnance — le fabricant du légendaire Thompson. Il y perfectionnera des armes automatiques. Mais ses tentatives pour monter sa propre affaire échouent l’une après l’autre.
En 1948, à 32 ans, il doit fermer boutique une deuxième fois.
C’est là qu’intervient Alexander McCormick Sturm.
Fils de bonne famille, diplômé de la Yale School of Art, écrivain, peintre, féru d’héraldique — et surtout collectionneur d’armes passionné. Les deux hommes se rencontrent en 1948, sympathisent et s’associent l’année suivante.
Sturm apporte 50 000 dollars de fonds familiaux ; Ruger apporte son savoir mécanique et armurier. Sturm Ruger & Co. naît en 1949 dans un petit atelier loué à Southport, Connecticut. L’aventure Ruger commence.
C’est Sturm lui-même qui dessine l’aigle rouge de la marque, en s’inspirant de l’héraldique allemande et japonaise.
Leur premier produit, le pistolet Ruger Standard .22, est un succès immédiat et porte la jeune entreprise vers l’avenir.
Le destin va néanmoins rattraper cette belle histoire. En novembre 1951, Alexander Sturm meurt brutalement d’une hépatite virale, à seulement 28 ans.
En hommage à son ami et associé, Ruger fait alors passer le fond de l’aigle du rouge au noir sur toute la production suivante — un deuil gravé à jamais dans l’acier de chaque arme Ruger. Il poursuivra seul l’aventure.
Pendant vingt ans, Ruger construit sa réputation sur le monocoup et le simple action — le Standard, le Single-Six, le Blackhawk. Le juteux marché du révolver double action pour la police et l’armée appartient encore à Smith & Wesson et à Colt.
En 1968, une équipe d’ingénieurs Ruger dirigée par Harry Sefried se lance dans la conception d’un révolver capable de rivaliser avec ces deux géants, tout en restant nettement moins cher à produire.
L’objectif est clair dès le départ : une arme robuste et facile à assembler, construite en moulage de précision plutôt qu’en forgeage coûteux — là où Smith & Wesson et Colt s’accrochent à leurs méthodes traditionnelles.
Avant sa sortie commerciale, le Security-Six passe trois années entières de tests… Car on connait bien les qualités de la concurrence Smith et Colt chez nos amis de Ruger. Il faut s’y préparer.
Un seul exemplaire encaisse pas moins de 100 000 cartouches consécutives de .357 Magnum pour valider sa durabilité. Le chiffre donne quand même le vertige quand on sait le niveau de pression que génère cette munition.
Le révolver Security-Six sort enfin en 1972, produit à l’usine Ruger de Southport, Connecticut.
L’accueil est immédiat et triomphal : les polices de New York et de Los Angeles l’adoptent, aux côtés de la Border Patrol, de l’ancien Immigration and Naturalization Service et de la police postale américaine.
L’armée américaine elle-même en achète de petites quantités pour ses unités de sécurité. Dans les années 1980, on le retrouvera jusque dans certaines prisons comme arme de garde.
La raison de ce succès tient à ses qualités qui sont grandes mais surtout à son prix.
Les armes des autres sont encore du domaine de l’industrie mécanique de petites séries avec des usinages complexes. Ruger aura le génie d’une production plus simple des pièces principales sans toutefois négliger les finitions mécaniques finales. Et sans refuser l’innovation. Bien au contraire.
À sa sortie en 1972, le Security-Six coûte environ 100 dollars — soit 16% de moins qu’un Smith & Wesson Model 19, et 25% de moins qu’un Colt Trooper — avec une robustesse néanmoins sans faille. Entretenu correctement, il est réputé capable d’encaisser jusqu’à 80.000 cartouches de .357 Magnum sur toute sa vie — une longévité/prix qui a fait sa légende auprès des tireurs sportifs comme des chasseurs.
Sur le plan mécanique, le Security-Six innove en plus.
Son groupe de détente modulaire est assemblé séparément puis inséré dans le cadre — une conception nouvelle qui simplifie considérablement l’entretien et la réparation, bien avant que cette approche ne devienne courante.
La sécurité, elle, intègre une barre de transfert qui interdit tout départ du coup en cas de chute avec le chien armé — une avancée majeure pour l’époque. Elle a été développée par Ruger en réponse aux critiques adressées à ses anciens révolvers simple action hérités du Colt Peacemaker. De là, le mot « Security » dans la dénomination du modèle.
Le grand écran s’emparera aussi du Security-Six.
Il apparaît dans plusieurs films et séries des années 1970-1980 dans le sillage de l’ère Dirty Harry. Sans atteindre le statut de Star absolue du Colt Python de Charles Bronson ou du Smith 29 en 8 pouces 3/8 de l’inspecteur Callahan, il gagnera une très solide place de second rôle.
On le verra notamment dans la « Loi de Murphy », dans « Terminator » en six pouces inox comme le notre dans les mains de l’inflexible Sarah Connor ou bien même dans « Licence to Kill » en duel contre un célèbre 007.
Le Security-Six a été proposé en trois longueurs de canon — 2¾, 4 et 6 pouces.
Le 6 pouces, celui de cet exemplaire, est le format le moins répandu des trois. C’est aussi celui que recherchent en priorité les tireurs de précision et les amateurs de vieux wheelguns : ligne de mire plus longue, vitesse initiale supérieure, recul mieux maîtrisé.
Sur le marché français actuel, ce canon long est devenu assez rare — les 4 pouces circulent bien davantage. Et en finition inox, il est sexy en plus.
Produit de 1972 à 1988, le Security-Six s’écoulera à plus d’1,5 million d’exemplaires, toutes variantes confondues (Security-Six à hausse réglable, Service-Six économique à hausse fixe, Speed-Six compact à crosse ronde). Un vrai succès. Mérité sur un marché américain difficile. Ce qui en dit long sur ses qualités intrinsèques.
La finition inox — la notre — n’apparaît qu’à partir de 1975, quelques années après le lancement en acier bronzé. Elle reste aussi nettement moins fréquente sur le marché français que le bleui.
Le modèle ne sera remplacé au catalogue Ruger qu’en 1988. Et par un autre seigneur: le GP100. C’est sans doute la meilleure preuve que le Security Six avait rempli sa mission jusqu’au bout, ouvrant la voie à un autre succès de la marque.
Un mot aussi sur le sujet de la qualité Ruger, sujet qui revient souvent chez les connaisseurs.
Il est aujourd’hui largement admis, y compris chez les passionnés les plus fidèles de la marque aux USA, que le niveau de finition Ruger s’est progressivement tassé à partir des années 1990-2000. La faute à la montée en cadence de production, à la généralisation du criminel polymère sur certaines pièces, et à une régularité d’usinage moins constante qu’à l’époque de Bill Ruger.
Le numéro de série de cet exemplaire — Bloc 158 — permet justement de le dater avec précision. Il se situe à la toute charnière entre fin 1981 et tout début 1982, et dans même dans les tout premiers exemplaires du bloc 158.
C’est donc une pièce qui appartient pleinement à l’âge d’or de la marque, bien avant le tournant industriel que les collectionneurs situent une bonne dizaine d’années plus tard. Un beau Ruger de la bonne époque donc.
Voici donc un splendide un Security-Six en finition inox et canon 6 pouces.
Il est cra-cra de partout mais en très très bel état esthétique et en parfait état mécanique. Il en fait assez peu servi dans ses 45 ans de service. Il faudra lui faire une séance cosmétique complète. C’est tout. Rien d’autre.
Le barillet est irréprochable avec de très belles chambres et un glissement Ruger typique. J’ai fait le test du quart de poignet sur cette arme. Le résultat m’a rappelé les meilleurs Smith & Wesson d’avant 1982 — c’est dire le niveau de finition et de précision d’usinage de ce Security-Six de cette époque même pour des armes non forgées. Ça tombe bien puisque l’arme elle-même date très exactement de cette période charnière où Smith a baissé les bras.
Comme quoi aussi la concurrence, cela a du bon et ça oblige à faire des efforts. Ruger les faisait.
Aucun jeu à l’abattu. Aucun entrefer d’usage excessif. Arme vraiment en excellent état.
Les ressorts sont excellents. La détente est excellente également, très nette au départ. Très agréable.
Le canon est miroir, avec de superbes rayures. Il a conservé tout son potentiel d’utilisation et de précision.
La percussion est très nette.
Organes de visée 100% acier – Modèle à hausse réglable.
L’arme est très souple à l’utilisation, y compris en double action. Et c’est vraiment agréable en main.
L’acier est de grande qualité sur toute l’arme. C’est une arme très solide et d’ailleurs fort peu rayée. Très très peu de traces de manipulation. Très bel état esthétique vraiment.
Comme toujours, tous les défauts que vous pourriez apercevoir sur les photos sont surtout l’effet de mes MACRO PLANS qui exagèrent considérablement le moindre défaut. L’arme est vraiment très belle et les plans généraux rendent bien mieux son état global excellent. Mais comme ça vous voyez tout.
Les plaquettes sont des Pachmayr, en très bel état aussi. Et parfaites en utilisation dans ce calibre.
Bref un grand classique du révolver américain, dans une finition inox particulièrement séduisante et un canon 6 pouces bien moins courant que le 4 pouces standard sur le marché de l’occasion. Exemplaire daté d’une des meilleures périodes de fabrication de la marque.
Cette arme a encore tout son potentiel devant elle. En l’acquérant, un heureux tireur se donnera de longues années de petits bonheurs du stand avec un revolver de grande qualité à un rapport qualité prix qu’on ne trouve plus.
ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIE DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ EN COURS DE VALIDITÉ ET DE LA LICENCE OBLIGATOIRE – COMPTE SIA OUVERT BIEN ÉVIDEMENT – Expédition contre signature en deux colis séparés d’au moins 48 heures obligatoire.
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