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Très belle Carabine de chasse BSA modèle CF2 — Cal. 300 Win Mag — Magasin 3 coups +1 — Bois de haute qualité en grade V — Lunette Schmidt & Bender 1.5-6x — Excellente mécanique — Canon miroir — Une des toutes meilleures carabines de chasse sorties des ateliers de la « Grande Époque » britannique — TBE/TBE+
Ce produit est réservé, il est donc indisponible à l’achat.
Très belle Carabine de chasse BSA modèle CF2 — Puissant calibre 300 Winchester Magnum — Magasin en 3 coups +1 — Bois de haute qualité en grade V joliment verni avec très peu de trace de manipulation — Bronzage à 99% en état quasi neuf — Excellente mécanique et détente réglable très nette et souple — Culasse hyper costaude et bien fluide —Beau canon miroir avec de très belles rayures — Lunette Schmidt & Bender 1.5-6x bien claire sur montage 100% acier — Bonne bretelle – Une des toutes meilleures carabines de chasse sorties des ateliers de la « Grande Époque » britannique — TBE/TBE+
Description
En juin 1861, quatorze maîtres armuriers du « Gun Quarter » de Birmingham s’associent pour fonder la Birmingham Small Arms Company ou BSA, un nom qui dit quand même chose à beaucoup partout dans le monde.
Les fumées et les désordres de la Guerre de Crimée viennent à peine de s’achever. L’objectif est simple : produire des armes à la machine, là où l’artisanat traditionnel des artisans de Birmingham montre ses limites face aux commandes militaires massives.
L’usine de Small Heath, achevée en 1863, décroche tvite un premier contrat. Elle fournit 20 000 fusils Patern 1853de son cru pour l’armée turque. La suite est faite de guerres.
BSA reconvertit 100 000 fusils Enfield à percussion en systèmes Snider plus modernes, fabrique des Lee-Enfield par millions durant la Grande Guerre — plus de 1,6 million d’exemplaires — et livre encore plus de 145 000 mitrailleuses Lewis.
Le sigle aux trois fusils croisés et à la « balle ailée » devient, avec London Small Arms, Enfield ou Webley & Scott, l’une des signatures les plus reconnaissables de l’industrie britannique de l’armement léger. BSA, contrairement à des maisons plus « luxe » comme Purdey ou Holland&Holland, autres standards de l’arme légère britannique, visera toujours plus une production de série plutôt que des pièces d’exception.
Longtemps cantonnée aux marchés militaires, BSA ne travaille quasiment que pour le gouvernement britannique. Vers 1905, la firme s’ouvre enfin à la chasse civile. Elle sort, dès 1909, d’excellents carabines dérivées du système militaire Martini-Henry. Cette « esprit » militaire, notamment dans la recherche de l’extrême robustesse, deviendra un trait distinctif et une des « marques de fabrique » de BSA avec l’excellente précision toujours culturelle en Grande-Bretagne.
C’est en 1972, qu’apparaît notre CF2 de ce jour.
Cette arme est conçue comme une carabine de chasse moderne à verrou. Elle repose donc logiquement sur une action longue d’un type « Mauserien » mais sans être vraiment une action Mauser.
Certes, elle en garde l’architecture générale à savoir un verrou rotatif à deux ergots, un magasin à trappe basculante, des cartouches empilées en quinconce. Mais BSA a coupé le lien le plus intime avec le système allemand. Fini le « controlled-round feed » du Mauser 98, cette prise en main de la cartouche par basculement dès sa sortie du magasin.
La CF2 est une « push-feed ». La munition est simplement poussée en chambre. L’extraction se fait par un large extracteur en fer à cheval, logé dans la tête de culasse. L’éjection, elle, passe par un piston à ressort. La longue lame fixe d’extraction /éjection façon Mauser disparait. Il est vrai d’ailleurs que c’est une des petites faiblesses du Mauser, car peu épaisse, cette lame est fondamentalement plus fragile que le reste surtout si elle est corrodée.
Choix technique malin, le dessus de la boîte de culasse de la BSA CF2 reprend exactement le profil et les cotes du Remington 700. Cela permet de monter sans adaptation tous les embases et colliers standards du marché compatible avec la très rependue 700. Un choix, d’un pragmatisme 100% british, pensé pour l’export vers le marché anglo-saxon des années 1970.
Le résultat est une action maison, massive, fabriquée intégralement par BSA, dans une philosophie plus proche des Sako de l’époque que d’une Mauser commerciale de chez Heym ou Krico. Un « Mauserisme » de façade, en somme — l’esprit du système allemand, digéré et simplifié, pour la production de série et la fiabilité maximale.
BSA proposera la CF2 dans une dizaine de calibres, du .222 Remington jusqu’au 7mm Remington Magnum et au .300 Winchester Magnum, avec trois profils de crosse — américaine à busc Monte-Carlo, européenne à crosse droite, et Stutzen à fût complet.
Pour info, « CF » signifie juste Centre Fire (percussion centrale). Tout simplement. Pour comparaison sa variante mono-coup de tir sportif, dérivée du même système, s’appelait la CFT, où le « T » veut dire Target — donc CF2 = « Centre Fire, 2e génération », CFT = « Centre Fire Target ». BSA identifiait ses actions à percussions centrale successives ainsi depuis l’après-guerre.
Les canons BSA de cette époque ont une réputation de précision plus que très solidement établie chez les tireurs anglo-saxons. Beaucoup les considèrent, encore aujourd’hui, parmi les meilleurs jamais sortis d’une manufacture britannique. L’arme bénéficie d’une réputation de fiabilité et de solidité non usurpée.
La production s’arrêtera en 1986, année de la liquidation de la branche armes de la société. BSA ne survivra, depuis, que dans les carabines à air comprimé, sous licence Gamo…
Les fabricants britanniques d’armes légères, dont la réputation avait gagné l’ensemble du monde connu via l’Empire n’ont donc pas connu une fin moins ignominieuse que leur confrères français de Manufrance, de la MAS ou du Pays Basque. L’époque, chez les « rosbeefs » comme chez nous était au renoncement. Nous n’en sommes d’ailleurs pas sorti. Ni eux ni nous. Sic transit Gloria mundi…
Il nous reste néanmoins quelques uns de leur produits en état excellent pour se rendre compte de ce que nous avons perdu depuis le tout plastique fabriqué je sais pas trop où et toujours pour « un pognon de dingue »…
Notre arme de ce jour est un bel exemple de cette période d’excellente qualité désormais largement révolue pour le grand public.
Voici donc un très bel exemplaire de cette excellente carabine anglaise.
Notre BSA CF2 est en calibre .300 Winchester Magnum. C’est le grand classique des magnums modernes, né chez Winchester, en 1963, par raccourcissement d’une douille de .375 H&H et resserrée au .308 en collet.
Ce calibre a supplanté depuis longtemps le 7×64 ou le .30-06 dans l’esprit des chasseurs de relativement « grand gibier » et qui veulent une trajectoire tendue et une réserve d’énergie confortable au-delà de 200 mètres — cerf, sanglier costaud, et grand gibier africain de plaine, tout y passe.
Le montage bois est de toute beauté. C’est le modèle à crosse à l’américaine avec poignée pistolet, busc Monte Carlo pour l’épaulé et joue à l’allemande. C’est tout confort et souhaitable dans ce calibre.
Bois de noyer de grade élevé — au minimum un grade V — avec un veinage dense et contrasté qui ne laisse aucun doute sur la sélection d’origine.
Il est bien mis en valeur par un beau vernis tampon superbe, brillant, profond, et appliqué avec soin. Un très bel insert de bois exotique orne l’avant du fût et le sommet de poignée — détail que l’on ne voit souvent que sur des fabrications haut de gamme de cette époque.BSA n’en dotait pas ses carabines d’entrée de gamme. Très peu de traces de manipulation. Bois en TBE, tirant vers le TBE+. Il est clair qu’elle a peu servie.
Le bronzage est à l’avenant — 99% sans oxydation, sans peau d’orange, un brunissage encore dense et régulier malgré les décennies. Elle porte en boitier la fière mention « Made in England » (et pas UK!). Si l’arme est sale et doit être nettoyée ses fers sont en TBE+
Précision utile — tous les petits défauts que vous pourrez voir sur les photos sont surtout l’effet de mes TROP GROS gros plans, qui exagèrent considérablement le moindre petit défaut. Regardez les photos d’ensemble pour vous en convaincre. En vrai, cette carabine est superbe.
Le canon est miroir, avec des rayures magnifiquement nettes.C’est un superbe barreau qui respire une solidité d’un autre temps.
Les organes de visée en acier sont eux aussi en TBE — une hausse à feuillets rabattables et un très beau guidon acier à grain d’orge laiton, dans la tradition britannique.
Côté mécanique — le levier d’armement et la culasse demandent un nettoyage après de longues années de stockage, c’est normal et sans gravité sur une arme qui n’est pas sortie récemment. La mécanique est déjà parfaite comme cela parfaite, avec de très bons ressorts encore bien fermes.
Le magasin interne à trappe rabattable est parfaitement fonctionnel – Capacité 3 plus 1 dans ce très respectable calibre.
Les vis aussi sont en en TBE.
Bonne bretelle bien large nécessaire sur cette arme.
La détente réglable est extrêmement nette, sans point mou ni à-coup — un vrai plaisir au déclenchement.
L’arme est dotée d’un montage 100% acier (pas une chinoiserie alu) et c’est beaucoup mieux dans ce calibre très pêchu.
Ce montage supporte une belle Lunette Schmidt & Bender 1.5-6x 42 à réticule genre FD7 en croix.
On ne présente plus Schmidt & Bender. En fait si… La maison allemande, fondée en 1957 par Helmut Schmidt et Wilhelm Bender, s’est bâti depuis les années 1980 une réputation d’excellence optique rivalisant et souvent surpassant Zeiss ou Swarovski. Ces lunettes sont particulièrement prisée par les tireurs de grand gibier et les unités militaires d’élite pour la clarté de son image et la robustesse de ses réglages.
La lunette, ancienne, est néanmoins en excellent état avec un corps en 30mm garantissant une grande luminosité. le grossissement 1.5-6x est exactement calibré pour ce que cette carabine va faire — battue, approche courte, tir rapide sur gibier en mouvement — tout en gardant assez de grossissement pour un tir soigné à distance raisonnable.
Bref bien assortie à la CF2 dans ce calibre.
In fine une carabine de grande qualité, d’une solidité d’airain à l’état quasi neuf dans un calibre à la mode et surmontée d’une très bonne lunette sur montage acier. Le prix s’oublie, la qualité reste nous disent les tontons flingueurs. A ce prix là, il s’oubliera encore plus vite !
Arme de catégorie C: Licence de tir en cours de validité ou bien un permis de chasse avec sa validation pour l’année en cours ou l’année précédente ET CNI ou passeport en cours de validité. COMPTE SIA OBLIGATOIREMENT OUVERT !!
Rappel : avec votre licence ou permis de chasse vous pouvez détenir sans limite de nombre des armes de catégorie C.
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