Vendu !

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Très impressionnante carabine artisanale allemande custom type Remington Creedmoor Long Range / Sharps 1874 – Arme de compétition poudre noire longue distance en sur mesure – Cal .45-100 – Canon lourd type Lothar Walther de 85 cm – Système à bloc roulant acier – Bois en beau noyer et garnitures laiton – État de quasi neuf quasi absolu – Devenez le Mr Quigley l’Australien de votre stand ! – État TBE+++

Armes Longues de catégorie C

Très belle carabine artisanale allemande custom type Remington Creedmoor Long Range / Sharps 1874 – Arme de compétition poudre noire longue distance en sur mesure – Calibre .45-100 – Système à bloc roulant acier type Remington – Bois noyer et garnitures laiton – Très beau boitier jaspé italien éprouvé poudre noire en Allemagne – Canon lourd de 85 cm de long et 29mm de diamètre type Lothar Walther Match –  Éprouvé poudre noire aussi en 1998 – Arme de 130 cm au total – État de quasi neuf quasi absolu – Devenez le Mr Quigley l’Australien de votre stand ! – État TBE+++

Vendu !

SKU: 1092-25
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Description

Voilà une arme qui annonce immédiatement la couleur: massive, longue, lourde, sérieuse, et construite sans la moindre concession pour du tir de haut niveau. Une arme de style aussi. Une grande Américaine… fabriquée à l’européenne.

130 cm de bois, d’acier et de poudre noire, avec un canon qui ressemble moins à un tube qu’à une poutre d’artillerie soigneusement rayée. Et on va voir pourquoi.

Cette carabine artisanale allemande, réalisée à la demande par un armurier non identifié, mais manifestement très professionnel, est montée sur un boîtier italien éprouvé en Italie et ré-éprouvé en Allemagne. Elle appartenait d’ailleurs à un compétiteur allemand.

L’arme est dans l’esprit des grandes Remington Rolling Block Long Range / Creedmoor / Sharps 1874 de la fin du XIXe siècle. Elle reprend très clairement les lignes de la Remington No. 1 Long Range Creedmoor : boîtier compact à bloc roulant, crosse droite de tir, long et lourd canon rond, organes de visée adaptés TLD poudre noire et silhouette interminable de rifle de match américain.

Attention : ce n’est pas une Remington ancienne, ni une Pedersoli de série ordinaire type n°2 Creedmoor en 45-70 Gvt.

C’est une réalisation artisanale moderne, éprouvée en Allemagne à Munich en 1998, construite autour d’un boîtier italien jaspé, lui-même rééprouvé en Allemagne lors du montage de l’arme. Les poinçons visibles racontent bien cette histoire : base italienne, canon, assemblage et finitions  allemandes. Calibre frappé sur le canon : .45-100 !

L’ensemble évoque clairement les grandes carabines mono coup de tir longue distance à poudre noire, dans l’esprit des Sharps ou encore plus précisément des Creedmoor proposées par Remington vers 1875. Ce qu’on appelle aussi là-bas les « buffalo rifles ».

Car c’est bien avec la fin des bisons des plaines que sont nées les compétitions de TLD poudre noire à la fin du XIX° siècle aux USA. Il fallait bien tirer sur autre chose car, de bisons, il n’y en avait plus guère…

Aujourd’hui on appelle ça les épreuves BPCR (« Black Powder Cartridge Rifle »). Des épreuves qui conjuguent tradition de la poudre noire et surtout extrême rigueur. Je dirais même professionnalisme tant les épreuves sont sélectives.

Remington avec ses « long range » et Sharps avec ses 1874 faisaient alors fortune en fournissant littéralement à la terre entière leurs excellents Rolling Block mono-coup qui leur permettaient d’équiper le tir sportif naissant en pays anglo-saxons.Et pas mal d’armées aussi dans des versions plus courtes et dans tous les calibres…

Et de figurer toujours en bonnes places sur les podiums des concours au grand dam de Winchester qui ne répondra, grâce à John Browning, qu’en 1885 avec sa fameuse « modèle 1885 ».

Ce sport de tir longue distance de gros calibre à la mode, appelé « Match Shooting » à l’époque, enfant des chasses aux gros gibier, démarra avec une première compétition qui eut lieu à Creedmoor, état de New York, le 21 juin 1873.

Ces épreuves restèrent extrêmement populaire aux USA jusque 1917. Et leur statut sportif/social peut être comparé à celui du Golf aujourd’hui. Le tout devant 5.000 spectateurs.

Je vous ai fait un peu l’histoire de la naissance, encore à l’époque de la poudre noire, de l‘invention du tir longue distance ici sur base d’une carabine Sharps 1874 ou encore ici d’un bloc tombant winchester 1885 .

A titre illustratif des capacités de précision des armes de ce type, armes qui pourraient à première vue faire sourire certains amateurs de Glock composites de notre époque, je rappellerai que le record de distance en tir de combat enregistré avec un modèle Sharps 1874, similaire dans ses capacités à notre arme de ce jour, fut établi à 1538 yards!

Le tireur s’appelait Billy Dixon. C’était dans un calibre .50-90. Et la cible était un indien Comanche. Un chef.

Cela se passait à la seconde bataille de Adobe Walls en juin 1874 où Dixon, à la tête de 18 hommes et d’une femme, résista à un millier d’indiens. 

Ce fameux tir de Billy Dixon reste encore à ce jour le plus vieux record de TLD militaire de l’Histoire. Il figure encore dans la liste des 22 plus fabuleux tirs de snipers de l’histoire en 17° position avec ses 1406 mètres exactement (!). Son record est ici

Interrogé par des journalistes, Dixon qualifiera lui-même ce tir de « chanceux « . Mais quand même. L’indien, lui, avait eu moins de chance…

Nous en déduirons que les américains savent donc parfois être modestes.

Ce type, Dixon, est vraiment l’archétype du héros modeste car il est aussi, et quand même, l’un des 8 seuls civils de l’histoire américaine à avoir reçu la Médaille d’Honneur du Congrès, plus haute décoration militaire US pour faits d’armes. En l’occurrence pour ses exploits au combat lors des guerres indiennes.

C’est bien dans le cadre de cette filiation que s’inscrit cette splendide arme artisanale. Ces armes sont redoutables de précision. Un summum de poudre noire pour une spécialité très exigeante.

Amateur de tir longue distance, le Général Custer lui-même possédait une carabine de ce type. Notez bien qu’il ne l’avait pas avec lui à Little Big Horn. Et cela ne lui a pas porté chance non plus…

Notre arme de ce jour est similaire en conception, en ligne et en mécanique à la fameuse carabine Remington Creedmoor Long Range n°1 des premiers concours Creedmoor.

La première chose qui frappe en l’examinant, c’est bien évidemment son gigantesque canon dans toutes les dimensions. Encore plus imposant qu’à l’époque, il mesure environ 85 cm de long et se présente comme un véritable barreau d’acier de 29 mm de diamètre.

À ce niveau, on n’est plus dans du simple canon lourd. C’est une pièce de canonnerie impressionnante, pensée pour la stabilité, la régularité et le tir posé à longue distance. Un canon presque au sens strict de l’artillerie.

Inutile aussi de vous préciser que l’arme ainsi coiffée est lourde. Très lourde. 6,7 kg. Une arme d’homme. L’épreuve Creedmoor comprenait trois positions : bras franc (!) – allongé – et couché en épaulé et genou. Je vous ai mis une gravure pour vous montrer.

Les rayures de ce canon sont magnifiques, nettes et profondes. Neuves en fait. Pièce parfaite éprouvée PN en 1998. Je ne doute pas trop qu’il se soit tiré haut la main de l’épreuve… Quasiment pas de rayures externes. Canon en TBE++

Ce canon, vu sa qualité, la finition de son bronzage et le dessin de ses rayures est très probablement un Lothar Walther, ou à tout le moins un canon match de très grande qualité. L’attribution à Lothar reste à confirmer en l’absence de marquage formellement lisible mais il ne devait pas être donné…

Son calibre .45-100 finit de placer cette arme dans une catégorie tout à fait à part.

La plupart des armes de compétition « standard » US de la fin du XIX° était dans le déjà redoutable .45-70 gvt. Comme nombre d’ armes de chasse et de guerre d’ailleurs.

Dans les concours de l’équipe américaine de TLD contre leurs farouches opposants irlandais de 1873 et surtout 1874, on commença à recourir à d’autres calibres, plus puissantset plus précis. Pour autant que les aciers tiennent…

Les irlandais utilisaient des carabines Rigby à chargement par la bouche, rayées bien sûr, et chambrées pour de puissantes cartouches à poudre noire de calibre .44 avec très fortes doses de poudre et de lourdes balles à calepin papier.

Les carabines Sharps et Remington, utilisées par les américains pour in fine battre les irlandais, étaient à chargement par la culasse. Elles utilisaient des cartouches de tir à longue distance en .44-90 Sharps et .44-90 Remington. La cartouche .44-90 Remington était dotée d’une balle de 550 grains (!), qui atteignait une vitesse initiale de 380 mètres par seconde. La cartouche .44-90 Sharps était souvent montée avec une balle de 520 grains, capable d’atteindre 390 mètres par seconde.

L’énergie à la bouche de ces deux cartouches était d’environ 2400 joules (en poudre noire!), contre un peu moins de 2000 joules pour la cartouche réglementaire standard .45-70 Government.

Aucune de ces deux cartouches n’atteignait toutefois le niveau de puissance des cartouches .44-100 Remington ou .45-100 Sharps, qui suivirent et délivraient plus de 2 200 ft-lbs d’énergie à la bouche. Soit 3.000 joules en sortie de bouche avec une poudre explosive… Il fallait que cela tienne et que l’épaule du tireur supporta l’explosion.

Notre arme est bel et bien dans ce calibre. 45-100. Elle pourrait tout à fait retourner dans le temps et gagner le concours de Creedmoor à la loyale ! Une expérience de tir en soi. Rendez vous donc à 1000 ou 1200 mètres pour le résultat !

Grosse douille, balle lourde, charge sérieuse, le 45.100 est un calibre de grande carabine poudre noire hors norme. Ce n’est pas une munition de confort et encore moins de promenade. C’est un calibre d’amateur averti, fait pour le tir lent, très méthodique, précis, avec une vraie présence au départ du coup. Un calibre de compétition.

La mécanique est du type bloc tombant dans l’esprit Sharps/Remington, très similaire au Remington en fait, avec chien extérieur et construction acier très robuste. La vue de culasse montre une chambre massive, des portées sérieuses et une architecture clairement dimensionnée pour encaisser un calibre énergique comme le .45-100. Le coulissement des aciers entre eux est parfait.

Tout respire la solidité : simple, pas de fantaisie inutile, mais de l’acier, du verrouillage franc, et une mécanique faite pour travailler proprement.

Ressorts bien fermes et percussion et détente bien nette également. Mécanique TBE++

Esthétiquement, l’arme a une vraie présence. Le boîtier jaspé offre de belles nuances bleutées, grises et paille, avec un rendu très vivant. Les garnitures en laiton et la plaque de couche laiton, bien solide et bien épais, apportent une touche classique et élégante, sans excès.

Boitier éprouvé en Italie et ré-éprouvé poudre noire en Allemagne après montage du canon – Quasiment pas de rayures et aucune oxydation en boitier – L’arme est juste TRÈS SALE de graisse notamment. Esthétique TBE+

Toutes vis en TBE++ aussi.

Les bois, un beau noyer, sont sobres, bien proportionnés, avec une belle teinte chaude en finition huilée. La longuesse est massive, la crosse droite est bien dessinée et adaptée à son usage. Peu de marques de manipulation éventuellement TRÈS exagérées par mes TROP GROS PLANS qui accentuent le moindre défaut. TBE.

L’ensemble donne une impression d’arme à la fois utilitaire, puissante et noble. Notre homme a décidé de lui donner un style plus Western / chasse au bison en y faisant incruster un médaillon argenté à l’imitation de la pièce de 1 dollars début de XX° siècle représentant un Comanche.

L’équipement de visée est lui aussi très sérieux : dioptre long range à Vernier, réglable finement, et guidon avec dioptre sous tunnel en acier. Là encore, rien ne fait décoratif. C’est du matériel destiné au tir précis, au réglage patient, à la contre-visée propre et aux longues distances. 

En résumé, une superbe et très impressionnante carabine artisanale allemande en .45-100, montée sur boîtier italien éprouvé en Allemagne, avec mécanique à bloc tombant type Remington/Sharps, canon match monumental probablement Lothar Walther, détente de compétition, dioptre « long range » à Vernier, guidon tunnel acier, garnitures laiton et très beau boîtier jaspé.

Une arme puissante, rare dans l’esprit et sur le marché, sérieuse dans sa construction, et destinée à un amateur éclairés qui saura la faire chanter longue distance. Une arme de plaisir mais presque de professionnel à la fois.

Arme de 1998, la refaire à l’identique vous coûterait un « pognon de dingue » pour paraphraser un certain jeune homme au langage fleuri du 8° arrondissement…

Et puis, surtout (si vous avez vu cet excellent film vous aurez la référence), vous deviendrez vite le Mr Quigley l’Australien de votre stand ! 

Arme de catégorie C au CSI : Licence de tir en cours de validité avec QR code bien lisible ou bien un permis de chasse AVEC sa validation pour l’année en cours ou l’année précédente –  CNI ou passeport en cours de validité. Et compte SIA OBLIGATOIREMENT OUVERT !!

Rappel avec votre licence ou permis de chasse vous pouvez détenir sans limite de nombre des armes de catégorie C.

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