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Beau et rare Pistolet PA 35A – Cal. 7,65 Long – Arme historique du plus haut intérêt – Père du SIG 210 – Construction SCAM durant l’occupation – Fonctionnement parfait – 2 chargeurs – État superbe

Revolvers et pistolets de catégorie B

Très beau beau et rare Pistolet Automatique PA 35 A – Calibre d’origine 7,65 Long – Arme historique du plus haut intérêt – Père du SIG 210 – Fabrication SACM durant l’occupation – Waffen Amt “251” bien net – 99,5 % de sa peinture d’origine – Belles plaquettes – Très peu de traces de manipulation –  Canon miroir comme neuf !  – Fonctionnement parfait – 2 chargeurs -Munitions d’époques disponibles –  État superbe – Pièce réglementaire de grand choix pour un collectionneur tireur exigeant.

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SKU: 979-24
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Description

Il ne vous rappelle rien ?  Un peu quand même. Et pourtant, quelle histoire… Ou plutôt quelles histoires. Car il y a beaucoup à dire sur notre Pistolet PA 35A de la SACM

Je vous ai raconté ici l’histoire terrible du programme d’armement 1921, décidé dès 1919, et qui s’est trainé pour la partie arme de poing (comme pour le reste) jusqu’au milieu des années 30, éliminant, sans prendre aucune décision, des armes de valeur qui auraient pu montrer la voie dès les années 20 comme avec le LE Français type Armée, une arme remarquable encore novatrice aujourd’hui.

Aucune décision entre 1921 et 1934. Une non-performance d’ampleur mondiale dans un monde en guerre partout. La France militaire en décadence en vingt années, après l’épreuve surhumaine de 1914 1918 et l’armée absolument magnifique, ultra moderne et même visionnaire, qui était sortie totalement rénovée du conflit en 1918. Un drame français. Qui nous ressemble. 

Notre PA 35 “A” de ce jour, c’est justement la toute dernière arme testée lors de ce fameux programme à rallonges. Sélectionnée en 1934, et adoptée officiellement à la fumée des cierges en toute hâte au début de 1935, parce que on ne plus décemment faire semblant de croire la guerre évitable. C’est la première chose à savoir.

On est tellement à la rue et dans l’urgence que l’on sélectionne tout aussi officiellement … le perdant du concours ! Le PA 35 “S” – surréaliste – mais vrai.

Lui c’est le prototype présenté par la Manufacture d’État de Saint-Étienne (d’où le ” S “). L’arme est radicalement différente de notre PA35 A. Ce 35 S est essentiellement choisi à raison de la capacité de production de Saint-Étienne, ressentie comme plus solide que celle du constructeur du P35A, la SACM (Société Alsacienne de Constructions Mécaniques).

Les faits montreront le contraire.

Car, si l’on se hâte de choisir, quitte à choisir n’importe quoi, on ne se précipite toujours pas pour produire. On ne commence la production des deux armes, P35A et P35S, qu’en 19…37 !! Comme pour l’ excellent Mas 36 d’ailleurs.

Juste catastrophique. Honteux.

Résultat ? Au 22 juin 1940, jour de l’armistice, seulement 1.404 exemplaires du P35 S avaient été livrés à l’Armée par la Manufacture d’armes de Saint-Étienne ! En 1940, pour une arme adoptée en 1935 et mise en production en 1937. Vous avez bien lu.

9.288 autres armes seront encore produites à la Libération pour aller se perdre dans les rizières d’Indochine.

La seule descendance directe du PA 35 S sera le fameux Mac 50, un P 35 S un peu modifié pour avaler du 9 para, et dont la réputation est “variable” dans la troupe. Le MAC50 ne suscitera aucun enthousiasme dans nos armées jusqu’à son remplacement par un ersatz de Beretta 92 en… 2000. Cinquante ans cette fois ! Rien de neuf sous le soleil de France. Requiem pour le 35S ! Et vous allez vite comprendre pourquoi on est pas reparti de l’excellent P35A à la Libération.

Pour le 35 A, le notre, en matière de production ce n’est guère mieux. Mais la SCAM fait tout de même un tout petit peu mieux que Saint-Étienne. La fabrication commence en théorie en octobre 1937 aussi mais les livraisons, elles,démarrent en 1939. La SCAM parvient à livrer 10.700 armes avant l’Armistice. C’est très peu de toutes façons.

Sauf que l’occupant a remarqué la qualité du pistolet PA 35 A.

Outre les pièces saisies sur nos militaires, il exige la reprise de la production du PA35 A (et pas du P35 S !) sous la dénomination  “Pistole 625 (f)”. Environ 23,850 PA 35 A seront donc livrés aux forces de l’Axe entre 40 et 44. L’Allemagne en rétrocèdera d’ailleurs à la Police et à la Milice.

Après la guerre, la SACM continuera la production  production du 1935A pour notre armée bientôt réengagée en Indochine à hauteur de 50,400 armes.

Au total c’est donc environ  84,950 exemplaires du Pistolet 1935A qui auront été produits à Cholet (siège de la SCAM) entre octobre 1937 et février 1950. C’est toujours assez peu comparé à nombre de ses contemporains.

Beaucoup ont été perdus durant la Guerre, en Indochine, en Algérie et dans les holocaustes d’armes des 40 dernières années. Après de telles aventures, il ressort que le PA 35 A est assez rare et plus recherché que le 35S.

Cette histoire de la production et de l’engagement du Pistolet P35 A est la seconde chose importante à mon sens à dire sur le sujet.

Mais surtout, troisième et dernière chose importante à savoir sur notre pistolet PA 35A de ce jour, c’est que lui, à la différence du PA 35 S avec le MAC50, a eu une descendance des plus glorieuses.

Car les allemands ne vont pas être les seuls à remarquer ses grandes qualités. Des suisses aussi vont les voir.

Et le descendant direct du PA 35A français, n’est nul autre que l’iconique et majestueux pistolet P49 / P210 suisse de chez SIG.

En effet, le P35 A est une arme réellement moderne, extrêmement novatrice, conceptuellement meilleure même que le très excellent GP35 belge de Herstal, de Mr Browning lui-même, déjà amélioration de son propre 1911, et néanmoins non sélectionné lui aussi au désastreux concours de l’Armée française.

Mais les français ne sont pas pour tout dans la conception de leur P35A. Loin de là. L’affaire était même déjà un peu suisse dès le début

Notre pistolet PA 35 A doit en effet beaucoup à l’équipe dirigée par Charles Gabriel Petter, né Carl Gabriel Petter (1880-1953), suisse bernois devenu français par le sang versé. Un de ces suisses qui ont rejoint la Légion Étrangère dès 1914 pour se battre pour la France qu’ils admiraient. Petter fut naturalisé français en juin 1916 après qu’il soit devenu capitaine de Légion et cité deux fois à l’ordre de l’Armée.

Il développera, avec ses collègues de l’usine SACM de Cholet, la mécanique de l’excellent PA35 qui ne souffrait que d’une munition baroque plus que réellement mauvaise (la 7,65 long) et qui n’était pas du choix de Petter d’ailleurs. Ce choix de nos militaires imposaient que la cartouche du futur pistolet 35A soient la même que celle des PM MAS-38, encore une bonne arme sélectionnée à la fumée des cierges par nos badernes.

Devant les atermoiements du dit état-major français des années 35-39 en matière de production de l’arme, la SCAM ne trouva rien de mieux à faire que de vendre ses brevets du PA 35 A à la SIG suisse ! Charles Petter, suisse d’origine, a peut-être aidé les suisses à prendre conscience de tout l’intérêt de son PA 35 A

Mais n’ayant pas conservé ces brevets pour développer une arme nouvelle, c’est aussi ce qui vous explique que, dans l’après guerre, les français soient repartis du nettement moins remarquables P35 S pour produire in fine le très moyen MAC50… Les brevets du PA 35 A n’étaient plus à eux. Échec ultime.

De notre excellent PA 35 A, l’ultime P210 reprendra deux éléments essentiels : sa glissière usinée en un seul bloc et qui coulisse à l’intérieur de la carcasse et non à l’extérieur comme sur la plupart des PA. C’est plus difficile à usiner mais c’est beaucoup mieux en rigidité et en jeu. Et aussi son le bloc-platine qui est amovible en entier (façon Tokarev TT33 – mais je doute que Petter ait eu en 1933-34 quand il développait sa propre arme, un TT33 sous la main pour s’en inspirer). Cela permet un nettoyage facile et entretien mécanique simplifié. C’est plus solide aux chocs et on y voit de suite ce qui peut clocher en cas de problème. Un rêve de mécanicien automobile des années 70.

En lui choisissant un calibre 9 para plus adapté à sa configuration et en soignant au-delà de tout raisonnable sa qualité de fabrication, les suisses ont en fait la Patek Philippe du PA militaire, le SIG 210 qui en a rajouté à leur gloire armurière.

Voilà la triste et néanmoins glorieuse histoire de notre PA 35 A de ce jour.

 

 

Notre arme est un splendide spécimen de pistolet PA 35 de la période de la seconde guerre mondiale.

Il a conservé 99,5 % de sa peinture cuite façons MAS36 en vogue dans nos arsenaux avant 1940.  Il est magnifique. Quasiment sans trace de manipulation en dépit du rendu moins glorieux qu’un bronzage de cette finition industrielle que les suisses n’ont pas voulu copier. J’en vois rarement dans cet état. Splendide vraiment.

Tous les marquages sont bien lisibles et nets. Les plaquettes sont en parfait état.

S’il a été démonté, les vis sont toujours très belles. Sa mécanique est parfaite. Tous les ressorts sont fermes – sa percussion est excellente avec une très bonne détente pour une arme militaire. Une arme au top !

Son canon est juste miroir – neuf – avec de très belles rayures. Un rêve. Une pièce de collection exceptionnelle !

Calibre d’origine en 7,65 long. DEUX chargeurs 8 coups (c’est la fête quand on connait le prix d’un chargeur de 35 A seul!).

La cartouche sortait du tube à 345 m/S. Plus que la 9 para. Parler de munitions anémique dans ce contexte pour une arme de combat destiné à éliminer un adversaire à 10 mètres au plus relève quasiment de la mauvaise foi. Arme très précise en plus.

Les ogives de 7,65 en 93 grains de chez Partisan fonctionnent pour cette arme. Les outils se trouvent parfois sur “natura machin” ou peuvent être commandés chez CH4D. Pour les étuis, j’ai un lot de cartouches neuves d’origine des années 50 en berdan et que je réserve bien entendu en priorité à l’acquéreur s’il le souhaite.

Cette arme est une arme produite à Cholet sous occupation allemande. Vous avez affaire à un très beau “Pistole 625(f) “! – Plaisanterie mise à part, le PA 35A est sans doute une des plus rares armes de récupération par la Wehrmacht.

En témoigne le beau Waffen Amt à l’aigle “251” qui est très nettement estampé à coté de la mention de modèle avant le joli numéro de série en lettres déliées à la française.

Ce waffen Amt est bien celui de la SCAM sous l’occupation.

A noter qu’il présente une curieuse particularité. C’est le seul à ma connaissance qui soit commun à plusieurs centres de production aussi éloignés à savoir: la SCAM de Cholet, la Manufacture d’Armes des Pyrénées Française à Hendaye, la Manufacture d’Armes de Bayonne(MAB), la SAC de Chatellerault, la Star de Echeverria S.A. à Eibar en Espagne et Unceta y Compania S.A. à Guernica, toujours en Espagne.

In fine donc une arme du plus haut intérêt historique et technique, très belle et dans un état de conservation exceptionnel et livrée avec deux chargeurs , Une arme réglementaire rare dans une collection et à la descendance prestigieuse. Un chainon manquant.

Au fait “A “,  c’est pour Alsace.

 

ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : ARME SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIES DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ EN COURS DE VALIDITÉ ET DE LA LICENCE OBLIGATOIRES – COMPTE SIA OBLIGATOIREMENT OUVERT. Expédition contre signature en deux colis séparés d’au moins 48 heures obligatoire.

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