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Beau petit pistolet allemand « Beholla » – Cal 7.65 Browning – Fabrication Becker & Holländer pour l’armée allemande entre 1915 et 1918 – 45.000 exemplaires seulement – Arme 100% mono-matricule – Bonne mécanique et excellent canon – Bel état extérieur – Pièce peu courante de la 1ière Guerre mondiale – TBE/TBE+
Revolvers et pistolets de catégorie BBeau petit pistolet allemand « Beholla » – Cal 7.65 Browning – Fabrication Becker & Holländer pour l’armée allemande entre 1915 et 1918 – Arme peu courante dans les pistolets de poche réglementaires de la primevère guerre mondiale – 45.000 exemplaires fabriqués seulement – Bonne mécanique et excellent canon – Bel état extérieur avec 95% ou plus de son bronzage d’origine – Belles plaquettes d’origine avec une vis à changer pour une tête ronde et plus de conformité – Pièce peu courante de la 1ière Guerre mondiale dans un état rare – TBE/TBE+
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Description
Un Ruby allemand…
C’est un peu comme cela que l’on pourrait définir ce peu courant pistolet militaire allemand Beholla.
Vers 1915, tout le monde fait feu de tous bois si je puis m’exprimer ainsi. Car il y a vraiment le feu.
Le conflit s’éternise et, surtout, devient gigantesque par son échelle. La Guerre industrielle moderne est née en 14-18.
Et ce « tout le monde » en guerre est désormais plus occupé à produire canons, obus, mitrailleuses et déjà avions que des pistolets de combat de défense individuelle…
La plupart des arsenaux d’État un peu partout ralentissent sérieusement voire cesse leur production de pistolets et revolvers réglementaires au profit de matériels plus lourds et plus importants sur le champs de bataille. Les anglais vont donc commander des Smith et des Colt, en Amérique (surtout); les français des Rubis, des Cordero et des Star en Espagne (surtout).
Et les allemands cherchent des armes de poing ….en Allemagne !
Les Luger sont chers et nécessitent beaucoup de pièces et de main d’œuvre. Seul l’arsenal d’Erfurt continuera à en produire (un peu). L’essentiel sera produit par le « privé » avec la fameuse DWM berlinoise pourtant déjà très occupée à sortir des mitrailleuse et des mortiers à la pelle…
Il faut équiper une armée passée en quelques mois de 1 million d’hommes à 8 millions. Cela n’y suffira jamais.
Alors on rafle les stocks partout: les C96 et les Mauser 1910 civils chez Momo et dans toutes les armureries de l’Empire qui en ont encore en stock. On ramène tous les Bergmann-Bayard M1910 de Belgique et on prend tous ceux qui sont encore en Allemagne. On ressort même les stocks oubliés de Reich Revolver 1879 à poudre noire et les antiques Mauser Zig-Zag 1878 encore disponibles…
Ça ne suffit toujours pas. Alors on met la Belgique occupée au boulot. La FN Herstal est « out » et ses locaux sont transformés en Hôpital de Campagne et en atelier de réparation du parc automobile de la Heer. Les privés belges que l’on peut trouver à Liège ou ailleurs ont moins de chance comme Bayard avec ses 1908 ou Pieper. Ils produiront pour la Heer.
En Allemagne, l’industrie privée a donc déjà largement répondu à l’appel.
Mais un dernier industriel répondra aussi présent. Ce sera Becker & Holländer, de sa marque « Beholla », de Suhl en Thuringe, grand centre de production d’armes blanches et à feu depuis toujours – Un Liège ou Saint-Etienne allemand si l’on veut.
Le banc d’épreuve est à Zella-Mehlis, Patrie de Walther. Une région où naitront Zwilling, Sauer, Kreighoff, Haenel, Merkel, et bien d’autres. Du beau linge.
Becker & Holländer produira un des meilleurs « petits pistolets » semi-automatique de défense individuelle du conflit, notre Pistolet Beholla de ce jour.
C’est une arme de petite taille façon Ruby. C’est un pistolet en simple action, à culasse non calée et à percuteur lancé. Les organes de visée sont simplissimes avec un cran de mire en V et un guidon fraisé dans la glissière. D’ailleurs pas mal en prise de visée.
Ce pistolet a néanmoins une parenté claire : il s’inspire directement du Little Tom de Alois Tomiška (« Little Tom » étant juste la traduction anglaise du patronyme tchèque de Alois !), un armurier tchèque de l’Empire Autrichien qui avait une entreprise à Vienne avant la Grande Guerre. Son arme, excellente, est elle en double action et en calibre 6.35 et 7.65. Ce Little Tom est clairement l’ancêtre directe de notre Beholla qui en est une simplification et une construction de fer destinée à la guerre.
Ces pistolets Beholla de défense se révèleront robustes, fiables, et fort bien conçus. L’arme, avec ses faux airs de Dreyse 1907, est d’ailleurs dotée d’une sécurité de chargeur. Elle est très résistante à la saleté ce qui ne contribuera pas peu à sa bonne réputation dans les tranchées.
L’arme était vendue 41 mark à la Heer ce qui est plutôt cher.
Elle poursuivra une étonnante carrière après guerre alors même que l’entreprise Becker & Holländer fermera du fait de l’Armistice, avec une production sous licence par August Menz à Suhl avec le modèle « Menta » qui n’est rien d’autre qu’une copie à 100% de notre Beholla. Cette production durera jusque 1927.
De 1921 à 1932, Franz Stock Maschinenbau fabriquera une version améliorée du Beholla qui sera utilisée pendant les années 30 par les polices allemandes et autrichiennes. Dans les années 20 une copie du Beholla sera vendue par HM Gering sous le nom Leonhardt. C’est dire s’il eu bien du succès notre Beholla…
Entre 1915 et 1918, Beholla produira 45.000 de ces pistolets pour l’Armée allemande ce qui en fait, somme toute, une arme assez peu courante aujourd’hui et souvent « boulfée de rouille » quand on la trouve…
Durant la 1ière Guerre Mondiale, l’arme sera aussi livrée en soutien à la Turquie à raison de 1.000 exemplaires qui serviront dans l’armée turque jusque dans les années 1970.
Plus étonnant encore, les armes récupérées sur l’Armée allemande se retrouveront en Lituanie dans les années 20 pour 1.353 exemplaires. Quelques centaines d’exemplaires iront aussi réglementairement rejoindre la Finlande. L’arme sera utilisée encore jusqu’en … Mongolie et au Brésil.
Une carrière quand même donc ce Beholla, certes méconnu, mais que l’on trouve parfois chez nous compte tenu de la proximité du champs de bataille.
Bref, une petite arme, typique des besoins d’urgence de la première guerre mondiale et qui, très bien finie et très bien conçue, a finalement beaucoup voyagé !
Ici un très bel exemplaire de Beholla de la première guerre mondiale qui a eu l’honneur du service dans l’armée allemande entre 1915 et 1918.
Comment le sait-on ?
Et bien, outre son poinçon d’épreuve civil, un N couronné pour l’épreuve des armes à poudre vive en carcasse, culasse et canon , l’arme porte aussi en coté gauche un poinçon germanique typique de réception dans l’armée impériale allemande, un « C » gothique. Ce pistolet a bien été en service dans la Heer après contrôle.
Compte tenu de son n° de série 23.xxx sensiblement plus élevé que la plupart des exemplaires du commerce que j’ai pu rencontrer je parie pour une arme tardive vers 1917-1918.
L’arme elle-même est en très bon état avec toutes ses pièces d’origine sauf la vis de plaquette coté gauche qui mériterait n’importe quelle remplaçante à tête ronde.
Les plaquettes elles-mêmes sont les bonnes d’origine en noyer avec des losanges (il en existe aussi à rayures longitudinales, et enfin en caoutchouc durci quadrillé qui elles ont souvent beaucoup souffert). Elles sont en TBE ni fendue ni cassées et sans manque. Même les interieurs de plaquettes sont poinçonnées !
Le bronzage d’origine de l’arme est présent à 95% avec juste quelques éclaircissements en arrêtes TRÈS EXAGÉRÉS PAR MES TROP GROS PLANS comme d’habitude. Les fers sont même en excellent état pour ce modèle souvent corrodés sur les exemplaires que j’ai pu voir. Celui-là ne l’est pas du tout. Pas de peu d’orange non plus en interne – TBE+.
Tous les marquages et poinçons sont TOUS bien nets et bien lisibles ce qui témoigne encore une fois du très bon état esthétique de l’arme.
Mécaniquement l’arme est impeccable avec des ressorts bien fermes, voire très costauds. L’arrêtoir de culasse est bien fonctionnel et la percussion est nette et franche. Sécurité bien fonctionnelle. La construction est 100% acier.
Le canon est en TBE+, miroir avec de belle rayures….110 ans ou presque après sa naissance, c’est une performance sur ce genre d’armes.
Arme 100% monomatricule jusqu’aux plaquettes incluses ! On ne rigolait pas dans la Heer.
L’arme est en classique calibre 7.65 Browning, un calibre facile à trouver et peu cher – Conçue pour le combat rapproché, sa taille et son calibre en font ce pour quoi elle a été conçue: une arme de port léger de défense immédiate.
Je suis convaincu que ces Ruby, Dreyse 1907, Browning 1910 ou ce Beholla, qui ont participé à tant de coups de mains et de nettoyages de tranchées ont bien plus de sang sur la crosse que bien des Luger ou 1892…
Amusement garanti au stand, au jugé, sur des ballons!
Arme à nettoyer mais dans un état rare. L’arme est plus compacte qu’un Ruby.
In fine une arme réglementaire rare de l’armée allemande de la 1ière guerre mondiale, sans doute la plus rare de ses armes de poches, un pistolet solide et bien conçu qui est aussi un collector qui raconte l’Histoire, la Grande. Quitte à avoir une petite arme de poche dans ses quinze autorisations, autant que ce ne soit pas le Ruby de Mr Tout-Le-Monde!
ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : ARME SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIES DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ EN COURS DE VALIDITÉ ET DE LA LICENCE OBLIGATOIRES – COMPTE SIA OBLIGATOIREMENT OUVERT. Expédition contre signature en deux colis séparés d’au moins 48 heures obligatoire.
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