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Casque modèle Adrian 1915 – Infanterie coloniale en 1915-1918 – Complet coiffe du 1er type et jugulaire – TBE +

Militaria / miscellaneous military stuff

Très beau casque Adrian modèle 1915 pour les troupes de l’Infanterie Coloniale – Coiffe du 1er Type – Peinture du second type (plus bleu nuit) –  coiffe et jugulaires complètes et en TBE –  pièce devenue rare – État de conservation exceptionnel – Très beau spécimen.

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Description

Le casque Adrian a immortalisé définitivement la silhouette du soldat français durant la première guerre mondiale autant que la couleur bleu horizon de son uniforme. Il est partout notre Adrian: sur nos monuments aux morts, sur de nombreuses médailles commémoratives, dans des logos associatifs…

Les français sont partis en août 14 avec de très jolis képi noirs et rouges n’offrant strictement aucune protection contre rien et à peine de la pluie. Sauf les troupes à cheval de cavalerie lourde qui, Dragons, Cuirassiers et Gendarmes à Cheval, portaient une belle bombe métallique bien brillante mais protectrice. Du coté des allemands, on a pas fait mieux car, contrairement à l’image que le commun des mortel a des casques à pointe, ceux-ci sont en cuir bouilli et compressé et pas du tout en métal. La protection contre des éclats d’obus ou des balles est donc aussi nulle. J’en ai même eu un une fois fendu en deux par un coup de sabre… Chez eux aussi seule la cavalerie lourde, Dragon Cuirassiers et, exceptionnellement, les chasseurs à cheval (cavalerie légère) portaient une coiffe métallique.

Dès 1914, l’épouvantable proportion de tués et blessés à la tête frappa les tous les esprits dans tous les camps. L’étude du professeur Schwerd qui a présidé à l’adoption du fameux casque allemand “stahlhelm 1916” montrait que 80% des blessures à la tête étaient le fait d’éclats d’obus et seulement à 20% du fait de balles. Et, bien souvent, l’effet d’éclats absolument minuscules de moins de deux millimètres. En dépit du retrait par électro-aimant de ces éclats minuscules, la plupart des blessés de tous les camps en mourraient. Il fallait bien trouver une solution.

Les premiers à réagir furent, comme souvent, les français. Et deux fois. Ils adoptèrent d’abord et très vite (dès fin 1914) une “cervelière”, sorte de calotte métallique – façon kippa – à jugulaire à fixer directement sur le crâne et sous le képi – mais elle était peu pratique, ne protégeait que le sommet du crâne  et s’avérait extrêmement froide sur le crâne dès que la température baissait…. Elle fut abandonnée en février 1915 quand l’intendant Adrian, polytechnicien et intendant général de son état, fit adopter notre fameux casque Adrian. Je reviendrai une autre fois sur la carrière de Louis Adrian.

Ce casque est directement inspiré de la Bourguignotte du 16° siècle, protection réputée et imitée, auquel on avait déjà songé avant guerre de 14 lors d’essais pour renoncer ensuite pour inutilité du casque dans l’Infanterie…. 

Elle se caractérise par son enveloppement des tempes et par une crête de sommet destinée à protéger le crane de coups venus du dessus. On a beaucoup glosé et moqué Adrian chez les collectionneurs pour cette crête-accessoire si caractéristique et semblant inutile en plein XXième siècle. On verra qu’il n’en est rien.

L’insigne sur le devant changeait en fonction du corps d’appartenance de l’homme (infanterie, artillerie, Infanterie coloniale, Génie, Zouave, personnel médical , intendance… et bien sûr quelques étoiles pour les généraux). Signe de la mort “définitive” de la cavalerie classique avec la boue des tranchées, celle-ci ne reçu jamais d’insigne Adrian spécifique. propre. Elle n’allait renaitre qu’avec le char d’assaut.

On était dans un esprit d’offensive et Adrian avait voulu que sa protection ne nuisent pas à la mobilité ou ne devienne pas insupportable de port durant de longues heures à cause de son poids. Il tailla donc son casque dans 0,7 mm d’acier là où les casques allemands et anglais (venus plus tard en 1916 seulement) font 1mm.

On a souvent dit qu’il offrait une protection moindre de ce fait. C’est partiellement vrai. Mais si les blessures à la tête représentaient 77% des blessures graves avant son adoption, ce chiffre tomba à 22% en 1916.  Notre casque Adrian y était bien pour quelque chose. De plus aucun des casques de cette période ne pouvait réellement protéger d’un éclat d’obus un peu significatif ou d’un coup direct par balle.

Adrian avait, in fine, fait un compromis tout à fait acceptable.

Reste à juger de la crête sommitale de la “Bourguignotte” Adrian qui fait encore l’objet de commentaires oiseux de la part de quelques collectionneurs.

En 2020, des ingénieurs américains ont mené des tests pour comparer les mérites respectifs des casques allemand (Stahlhelm), britannique (Brodie) et français (Adrian) en termes de résistance face au souffle d’une explosion. Les résultats des tests sont les suivants : « La pression exercée au-dessus du casque était similaire à celle reconnue pour provoquer des hémorragies cérébrales. Les tests ont montré que le risque d’hémorragie était de 50 % sans casque, de moins de 10 % avec les casques allemands et britanniques, de 5 % avec le casque moderne américain et de 1 % seulement avec le casque français Adrian ». L’étude précise que les trois casques de 14-18 ont été fabriqués avec les mêmes matériaux avec une coque certes plus fine pour le casque Adrian mais ce qui fait la différence est « cette crête au sommet du casque. Même si elle avait été conçue pour protéger des éclats de métal, cette caractéristique pourrait bien aussi protéger des ondes de choc » selon un des auteurs de l’étude. Notons que le casque actuel de l’armée américaine est moins efficace contre les effets de souffle (mais bien plus en revanche contre les coups directs) que l’Adrian de 1915 !

Reste enfin le jugement de l’Histoire ; 3 125 000 casques sont remis à l’armée française sept mois après la décision de l’état-major. Plus de vingt millions de casques Adrian modèle 1915 ont été produits et ont équipé les soldats italiens, belges, roumains, serbes, russes, grecs, bolchéviques, yougoslaves,thaïlandais, japonais…Et le casque Adrian a encore servi les pompiers et les policiers sous des formes proches jusque dans les années 70.

Conclusion? L’intendant Adrian a bien mérité de la Patrie.

Notre casque est un excellent exemplaire dans un remarquable état de conservation et attribué à un corps valeureux, celui-de l’infanterie coloniale.

Bombe: aucune bosse ni coup – peinture bleu horizon du deuxième type présente à 95% – très peu de rayures ou marques de manipulations – très bel insigne (authentique! Attention aux refrappes !) des troupes coloniales qui se distinguèrent en 14-18 en étant de tous les coups durs et par un esprit de corps la poussant aux plus farouches résistances comme dans les Vosges en 1915 et à Verdun en 1916. Ce sont aussi eux qui ont repris le fort de Douaumont. Un soldat a gravé son nom ou ses initiales sur la nuquière comme souvent.  On mélange pas ses poux… Top État

Les Adrian les plus communs sont évidemment ceux de l’infanterie, de l’artillerie et du génie. Les Adrian de l’infanterie coloniale sont assez rares – Peut être un sur 40 ou 50 casques retrouvés – et encore bien plus dans cet état très beau d’authenticité et de conservation.

Coiffe du 1er type (c’est un des premiers produits) à sept dents de loups en TBE. Bien solide et bien fixée – attaches en TBE – Les gaufrettes d’aluminium d’origine sont bien présentes autour de la coiffe s’appuyant sur une belle toile de tissu d’uniforme bleu horizon encore présente et pas “bouffée au mites”.

Jugulaire d’origine un peu “sèche” mais  bien présente aussi et bien saine – Jugulaire et coiffe mériteraient juste un petit coup de crème incolore de bonne qualité pour les assouplir un peu. Sinon pièce quasi parfaite.

In fine un très bel exemplaire du mythique Adrian pour une unité prestigieuse et dans un excellent état – ils deviennent très rares dans cette configuration et surtout cet état assez exceptionnel. Un top collector pour un amateurs de 1914-1918 ou pour un collectionneur exigeant de coiffures réglementaires françaises.

Pièce non classée au CSI : vente libre

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