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1.700,00€
Iconique pistolet double Derringer Remington M95 – Cal. 41RF – Finition nickelée – Excellent état mécanique – Canons splendides – Éjection parfaite – Plaquettes ébonite en très bon état – 14000 exemplaires – Étui de ceinture ! – Un « joker » dans la manche d’un As en excellent état – TBE++
Revolvers et pistolets de catégorie DTrès beau pistolet Remington M95 Double Derringer – Modèle dit « over-under » – Calibre 41 à percussion annulaire – Brevet Elliot – Exemplaire de la troisième variante du type III – Seulement 14.000 exemplaires produits au milieu des années 1890 – Finition nickelée d’origine à 75% – Plaquettes en ébonite quadrillées TBE+ – Mécanique irréprochable – Très beaux canons – Système d’éjection sans jeu – Magnifiques marquages – Fourni avec un étui en cuir sur mesure et un coffret ancien – Compagnon de saloon indispensable pour votre Peacemaker ! – TBE ++
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Description
On avait pourtant bien prévenu Wild Bill Hickock.
Quand on joue au poker, et qu’on a beaucoup d’amis en ville, il faut toujours être placé dos au mur. Autrement, on risque de ne pas finir la partie, même une paire d’as et de huit en main…
Autrement plus utile que les encombrants Colt de cavalerie et autres Walker que vous trainez tous les jours sur vos montures pour aller vous en jeter un au Blue Bell Girls, votre armurier préféré vous propose pour vos parties de poker endiablées du samedi soir, l’outil indispensable pour toujours être gagnant: Le Double Derringer Remington.
Si Henry Deringer avec un seul « R » s’était déjà fait un nom en tant qu’inventeur et fabricant de l’ultime allié du chercheur d’or et de l’assassin de Président des USA (Lincoln), les années 1860 allaient révolutionner le concept de ces premiers « concealable », petites armes de poche de bout touchant ou portant.
Avec la cartouche métallique et la profusion de nouvelles techniques de fusion du métal, chaque fabricant allait désormais sortir son pistolet de poche. Ces indispensables protecteurs de vertus féminines et de règlement de comptes résolurent sans doute bien plus de conflits que le 1873 SAA « faiseur de paix » .
Bien plus commode en ville, dans la manche, le gilet ou la jarretière, ils constituaient un argument bien plus percutant que leur petite taille ne le laissait entendre.
Ces pistolets avaient pour eux leur fiabilité exemplaire, leur puissance de discussion et une taille que jamais les revolvers ne purent atteindre.
Il n’était pas rare que les policiers US des années 1970 dissimulent encore leurs descendants modernes, fabriqués eux par High Standard, dans leurs paquets de Marlboro 100’s…
Aujourd’hui on porterait un Glock 26 ou un Sig P365. C’est pas mal. Mais cela reste quand même beaucoup moins classe.
Le modèle le plus iconique, au point d’avoir un peu occulté tous les autres, est sans conteste, le modèle 95 de chez Remington. Avec presque 150.000 exemplaires en 70 ans de production sans discontinuer de 1866 à 1935.
L’histoire de la Compagnie Remington remonte aux premières années du XIXième siècle.
Eliphalet deuxième du nom réalisa son premier fusil complet en 1816 à 23 ans. Las de la vie de fermier et de la modeste cabane en bois de son père, il travailla par la suite avec un armurier à Mohawk River Valley dans le Connecticut.
Le succès grandissant de sa petite forge fit qu’en 1828 quand il s’installa à Illion où il produisait désormais 8.000 canons par ans. Pas mal pour un modeste fils de fermier…
Dans les décennies qui suivirent, le champs de compétence de l’entreprise désormais familiale s’élargit encore, touchant désormais la fabrication des machines outils, second secteur le plus rentable après celui du chemin de fer.
Produisant pour le gouvernement ainsi que pour la marine, à l’aube des années 1850, Remington s’était hissée parmi les plus grosses compagnies des États-Unis talonnant désormais Colt.
Il lui fallait désormais sauter à pieds joins dans l’avenir avec des revolvers, parmi les meilleurs jamais réalisés, au point d’être encore très appréciés au XXIeme siècle. La guerre de Sécession survint alors comme une bonne fée pour placer définitivement Remington en orbite.
Après les profits extraordinaires de la guerre civile, dont seuls les marchands de canons furent les réels grands gagnants, la Remington & Sons Company dut se réorienter vers les armes civiles en parallèle à la production pour les armées étrangères.
C’est ainsi que l’inventeur maison Williams, H. Elliot déposa, le 12 décembre 1865, le brevet numéro 51 440 pour une petit pistolet de poche à canon double superposés, notre Derringer de ce jour.
Notre Elliot, autrefois dentiste, avait suivi la même voie que ce bon docteur Gatling et sa mitrailleuse, réussissant matériellement et socialement bien plus que s’il était resté un simple praticien.
Ce Derringer n’est après tout que l’un des 130 brevets qu’il déposa au cours sa vie. Mais celui-là lui assura une notoriété certaine à travers les siècles… Sic transit gloria mundi!
En dehors de l’esthétique, son arme était pratique tant sur le plan de la conception que de l’usage. Seulement 26 pièces pour l’une des toutes premières armes à chargement par cartouches métalliques, c’est pas mal du tout. Que ce soit avec le canon du haut ou celui du bas, la manipulation est la même pour l’utilisateur.
Son système consiste en une roue dentée située légèrement devant le chien. Lorsque le percuteur oscillant frappe l’amorce, il est une fois sur deux relevé par la forme bien particulière des dents de la roue. C’est, d’une certaine façon, le même principe que celui du rochet de révolver mais mis à l’envers…
La manipulation est rapide et instinctive. C’est d’ailleurs tout ce que l’on demande pour une arme de défense efficace.
Et puis, si l’on n’a pas le temps de le recharger, le pistolet à l’envers fait un très bon coup de poing ! Disposition assez commune et très prisée parmi les armes du temps.
On résume le Derringer de Remington ? Élégant, simple, robuste, efficace et peu coûteux.
Vendue 8$, l’arme était livrable en de nombreuses finitions et avec nombre d’accessoires notamment… un étui à pipe spécial pour dissimuler l’arme.
Les tout premiers exemplaires n’ont pas encore l’extracteur manuel sur le flanc gauche de l’arme. Il fallait donc sortir les étuis vides à la baguette.
Les collectionneurs distinguent quatre variantes de marquages pour notre petit Derringer : le type I de 1865-1866 avec marquage « Eliott’s Patent 12.12.1865 » entre les deux canons coté gauche, le type II fabriqué entre 1866 et 1888 avec marquage « Remington Son’s » et date de brevet en deux lignes en dessus de canon, un type III avec marquage en une ligne en dessus de canon « Remington Arms Co. Ilion. N.Y » lorsque Remington appartenait au trust Winchester entre 1888 et 1911 et le 4° et dernier type, fabriqué jusqu’à 1935, quand Remington était la propriété de la Union Metallic Cartridge Company avec marquage « Remington Arms UMC Co. Ilion. N.Y ».
Les puristes dénombreront au moins six sous-variantes du deuxième modèle en fonction de la police d’écriture et la longueur de la ligne…
L’exemplaire présenté ici correspond à la variante « REMINGTON ARMS CO. ILION, NY ». Il s’agit de la 3° variante du type III, produite à seulement 14 000 exemplaires au milieu des années 1890.
Il est devenu « Modele 95 » par affectation d’un numéro en 1921 quand Remington décida de modifier son catalogue. Rien à voir avec l’année 1895.
Il est surprenant de voir que les plus hauts chiffres de vente de cette arme furent atteint entre 1905 et 1910 alors que les pistolets automatiques commençaient à bien se diffuser. Le prix du Derringer M95 avait alors augmenté à 9$25. Soit à peine 2$ moins cher qu’un Colt Pocket 1903 !
Mais c’est comme ça. « The customer is always right » dit-on là-bas.
Au tournant des années 1910, Remington décida de réduire de six centièmes de pouces l’âme de ses canons, passant à un calibre .40 stricte et non plus .405. Ce changement fut également adopté sur les ogives des cartouches à poudre vive qui furent également réduites.
Ainsi, les armes « contemporaines » chargées avec des munitions adaptées se comportaient de façon « normale » tandis que, lorsque ces cartouches étaient tirées dans les anciennes fabrication en acier doux (grey steel), la pression montait plus faiblement que si les projectiles avaient été au bon diamètre.
Il en résulta une « opinion générale temporaire » ou, autrement dit, une légende urbaine, qui perdura longtemps qui voulait que les Double Derringer étaient des armes peu puissantes et peu précises…
Pas étonnant avec des munitions inadaptées !
Pour l’anecdote, c’est pour une raison similaire que l’on a longtemps affirmé que les Smith N°2 dits Old Army en 32 long annulaire étaient totalement anémiques.
Tests effectués dans du gel balistique, le 41 RF, tiré depuis un Derringer, pouvait en fait remplir le standard des 10 pouces de pénétration requis par le FBI !
Côté puissance, le 41 Rimfire (annulaire) propulsait en effet une ogive de 130gr (soit l’équivalent d’une 9 para) à la vitesse de 190 mètres par seconde avec une puissance de 150 joules, ce qui est, à titre de comparaison, largement supérieur avec tout ce qui pouvait se faire en Europe à la même époque, dans le genre 6 Velodog ou .320 et excepté le .450 bulldog.
En somme, le Derringer et sa relativement une petite cartouche, sont loin d’être ridicules en particulier lorsque votre cible vient de se resservir discrètement un As de pique juste au bout de l’autre côté de la table ou bien lorsque vous vous retrouvez, justement outragée, nez à nez avec votre époux en position « confort » dans le lit conjugal avec sa gourgandine !
Cette puissance, largement suffisante à satisfaire un besoin immédiat de justice immanente, alliée aux qualités esthétiques, de simplicité et de robustesse soulignées plus haut, suffirent donc à assurer durablement à l’arme de Elliot un digne succès tant commercial que réputationnel à travers les décennies.
Les brevets étant tombés dans le domaine public depuis fort longtemps, on ne compte plus les clones et copies tant l’arme est iconique et répond toujours à sa vocation de nos jours.
On en trouve des « modernes » du 45 ACP au 22 LR. Que de magnifiques Double Remington bleutés à crosse nacrée avec rose romantique dessinée sur galuchat en crosse dans le sac de nombreuses américaines encore aujourd’hui. Souvent en 38SP. Cadeau du lover ! L’amour, toujours !
L’arme en est évidemment devenu également, dans ses versions originales comme la notre, un collector réputé et recherché.
Mais, comme pour les répliques de la guerre de Sécession, si on apprécie la qualité des reproductions, les originaux conservent une aura et une finition inégalées.
En les contemplant, souvent si mignons dans leur petite boite, on ne peut que s’interroger sur leur passé mouvementé et les aventures qu’ils ont pu vivre…
John Wayne lui-même en fera usage cinématographique à plusieurs reprises notamment dans Les Comanches de 1961 et Big Jake de 1971 en secours de son SAA 1873.
Lee Van Cleef (qui, ici, n’est pas une brute mais un ancien colonel Confédéré) en fera encore usage dans Pour quelques dollars de plus, prenant au dépourvu le personnage incarné par Klaus Kinsky (un coriace!). Plutôt que d’utiliser son long Buntline Special, il préféra sortir inopinément un Derringer de sa manche pour régler la question…
Il a même tourné dans un épisode des Simpsons notre Derringer !
Allez! Une petite photo du « Duke » Wayne, Derringer à la main pour se faire plaisir. Après tout, Maître Flingus a le droit lui aussi d’avoir son coté midinette…
L’exemplaire que Maître Flingus a le plaisir de vous présenter nous vient dans un charmant petit coffret ancien dissimulant parfaitement l’arme.
Afin de pouvoir accompagner au stand votre six coups Western préféré, notre Derringer est accompagné en plus d’un petit holster en cuir fauve réalisé sur mesure de très belle qualité.
Tenant dans la paume de la main, le pistolet est réalisé en finition nickelé absolument d’origine qu’il conserve sur plus de 75% de sa surface. Il ne l’a essentiellement perdu qu’en haut de crosse coté droit. Une très légère trace d’étui est à constater près de la bouche des canons. Effet du port en holster oblige. Mais le reste du nickelage est très beau et l’arme est très attractive.
Cette arme n’a jamais été repolie et nous parvient dans un état de détail excellent.
Deux fines plaquettes d’ébonite apportent du contraste à l’ensemble. Comportant une grande partie de leur quadrillage, elles ne présentent aucune fissure ni jeu, s’encastrant parfaitement dans la carcasse de l’arme. Toutes les vis ont des têtes superbes et sont bronzées à l’instar de toutes les parties mobiles de l’arme.
La mécanique tourne comme un coucou suisse, très agréable à l’oreille, rappelant d’une certaine manière le cliquetis caractéristique des Colt Single Action. Le percuteur est en très bon état, l’arme a peu tiré « à sec ».
La détente est à éperon aussi dite mexicaine. Au repos, elle rentre entièrement dans son logement mettant l’arme dans l’impossibilité d’avoir une décharge accidentelle.
L’ouverture du bloc canon se fait au moyen d’un levier sur le côté droit de la carcasse. L’ensemble n’a absolument aucun jeu. Le support de charnière fait office d’une hausse sommaire et répond à un petit guidon en demi-lune.
Entre les deux, le fameux marquage : »REMINGTON ARMS CO. ILION, NY » – arme du milieu des années 1890 par variante. Excellente pièce.
L’intérieur des canons est en très bon état, sans piqûres avec des rayures encore bien nettes sur toutes leur longueur. Sur leur partie inférieure des canons, on retrouve le nombre 52 que nous n’avons pas pu identifier pour le moment.
Les marquages sont très nets et bien lisibles ce qui est assez rare sur ces armes.Tous les défauts de cette arme de 130 ans ou plus sont très lourdement accentués par mes éternels très gros plans. Elle est très belle en main. Il suffit de regarder les photos d’ensemble. pour s’en convaincre.
Bref à nettoyer (avec prudence) comme toujours avec moi et surtout un très bel exemplaire de cette arme devenues un standard.
Arme aussi sympathique qu’iconique, parmi les plus plaisantes tant à l’œil qu’à manipuler, le Double Derringer est un indispensable de toute collection Western.
Si Hollywood donne la part belle aux revolvers Colt, il n’oublie pas non plus l’arme qui fut celle de tous les jours, qu’on soit tricheur professionnel, travailleuse de la nuit ou simplement à la recherche de discrétion vis à vis du Sheriff…
Excellente pièce, iconique, « text book » et en TBE +
Arme de catégorie D e) au CSI : CNI ou passeport en cours de validité obligatoire.
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