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Pistolet de demi Arçon – Fabrication révolutionnaire Clemanson (Paris?) – Vers 1792-1799 – rare homogénéité – Bon état

Revolvers et pistolets de catégorie D

Pistolet à silex de demi Arçon – Fabrication révolutionnaire Vers 1792-1799 –  fabrication attribuée à l’atelier de Paris -platine signée Clémenson – beaux poinçons avec une rare homogénéité – Bon état – bonne pièce militaire de l’Histoire de France

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Description

Bon pistolet de demi-arçon – Production révolutionnaire d’urgence – vers 1792/1799 – très homogène.

Fabrication d’urgence sous la Première République à garnitures fer comme 90% des pièces révolutionnaires

Ce modèle est une fabrication souvent attribuée aux ateliers de Paris – arsenaux temporaires d’urgences de la capitale et disparus avec les victoires de la Révolution qui ont éloigné le danger du territoire national.

Ces fabrications d’urgence sous menace d’invasion généralisée par les coalisés sont plus “bruts” (garnitures fer et bois) que celles de l’Ancien régime et des années victorieuses de l’Empire (on retrouvera néanmoins à nouveau des productions d’urgence, et pour les mêmes raisons, vers 1813-1814). Mais ils ont toujours été pour moi représentatifs d’un des exploits militaires les plus extraordinaire de l’histoire de France quand le Comité de Salut Public a du armer en quelques mois, sous menace directe d’invasion et avec un tiers des départements en révolte, plus de deux millions d’hommes et les mener à la victoire contre toute l’Europe coalisée. Un effort militaire colossal qui n’avait jamais été fait depuis l’antiquité et qui ne s’est revu qu’au XXième siècle. Ils ont créé, au feu, une armée très professionnelle, dont l’organisation (Brigade, divisions, corps d’armées homogènes et complets agissants indépendamment ou conjointement, …) fut copiée par le monde entier dans les deux siècles suivant et dont héritera L’Empereur Napoléon.  Empereur qui tentera d’ailleurs vainement plusieurs fois de ramener à son service le principal créateur de cet instrument militaire remarquable (Carnot), dont il connaissait l’immense valeur. Ces armes révolutionnaires racontent une période bien plus troublée et terrible que les fabrications très bien finies de la fin de l’ancien régime. Le début d’une lutte à mort entre la France et le reste de l’Europe.

L’arme a été nettoyée mais ses poinçons de maîtrise/ réception demeurent tous bien visibles – bois en très bon état sans manque ni enture – On distingue encore un marquage “RF” dans le bois suivi d’un autre nom que je n’ai pas réussi à identifier – c’est clairement une fabrication de 1792-1799 plutôt précoce je pense, peut-être 1792/95, époque des ateliers “à courte durée”. Les choses étaient déjà en voie stabilisation (au plan production seulement!) après Thermidor an II (1794).

L’intérieur de la platine est bien marqué “Clémanson” – probablement l’artisan de l’atelier qui l’a contrôlée ou produite. Seule La vis de maintien du chien a été changée – Le reste est homogène  – Le canon est rond et à pans au tonnerre –  il est encore bien épais – La baguette est du modèle et sans marquage. L’arme est dans un bon état mécanique et tient bien ses deux crans. Les ressorts sont encore très puissants pour une arme de près de 250 ans. Ce modèle est inspiré du 1763/66 mais presque annonciateur de l’an IX

A noter que c’est bien une bonne “vraie” fabrication révolutionnaire bien homogène. L’arme porte partout (canon, platine, contre platine, et sur toutes les garnitures) le même poinçon de contrôle ou de maitrise, un curieux ” J “avec une barre transversale, comme seule marque de fabrication. Et ce point est essentiel pour moi. Pourquoi ?

Car ce n’est pas une de ces “drouilles ” reconstituée à partir d’éléments disparates venus de trois ou quatre armes différentes et vendues , depuis des années hélas,  par des marchands  (que je préfère ne pas qualifier) comme ‘révolutionnaires” avec une explication toute faite qui voudrait que “Vous savez, sous la révolution ont a fait des armes avec des morceaux de tout et n’importe quoi”. Ce qui conduit à juste titre à une dépréciation des armes “révolutionnaires” sur le marché puisque ce sont en fait des remontages, bien tardifs dans 90% des cas, et qui n’ont pas grand chose de “révolutionnaire”. Certes, il est bien sûr arrivé que des productions révolutionnaires soient faites avec des armes modifiées et reconstituées. Mais jamais on aurait produit assez d’armes à partir d’autres armes de seconde zone dans les conditions de l’époque et pour équiper une armée qui a rapidement franchit le cap du million en effectif…

La plupart des VRAIES fabrications “révolutionnaires” ont été en réalité faites à 100% et à partir de zéro, par des arsenaux, même temporaires, ou par des fabricants privés, constitués d’ouvriers et d’artisans d’Ancien Régime, habitués à produire un travail très propre et très réglementé par leurs corporations, et après de longues années d’apprentissage avant d’accéder à la maîtrise. Leurs habitudes et mœurs de travail étaient tout sauf celles d’un soit-disant “n’importe quoi”…

C’était une culture de travail exigeante qui n’a pas disparue des têtes en trois ans de Révolution et sous le seul effet de l’urgence. Au contraire, les vraies pièces révolutionnaire se caractérisent – comme les autres -par une totale homogénéité (comme la notre) de production et par une fabrication sérieuse qui n’a cédé que sur la nature et la qualité des matériaux (fer à la place du laiton, simplification des pièces et de leur dessin pour en simplifier la production, qualité du fer, etc….) mais pas sur celle de la construction et de la qualité mécanique. C’est d’ailleurs exactement ce qui explique l’abandon sous la Révolution du modèle 1777 dit “à coffre” voir ici , dernier et pistolet le plus moderne de l’ancien régime, car trop complexe à fabriquer, dans sa construction et ses matériaux, au profit de modèles révolutionnaires plus simples, plutôt  inspiré de l’antique 1763/66, qui fait un véritable come-back sous la Révolution, comme celui présenté ici et qui sont parfois parfois presque annonciateurs de l’An IX.

En réalité, on trouve bien moins de bonnes fabrications révolutionnaires homogènes d’époque que de pièces Empire car elles ont eu bien plus de chances de disparaitre. Entre les deux il y a juste eu  23 ans de guerres quasi-continues entre 1792 et 1815 et ces productions révolutionnaires ont été utilisées, jusqu’à la corde, même après la révolution. Mais celle-ci en est une, aussi modeste soit elle par sa matériaux et ses marquages. Maître Flingus a bien plus de mal à trouver ces bonnes productions révolutionnaires que des pièces Empire. Mais c’est même devenu un jeu pour lui que de les trouver même si leur valeur marchande est moindre. Maître Flingus a ses marottes…

Au final une très bonne addition pour un collectionneur d’armes réglementaires françaises ou de pistolets qui racontent la grande Histoire de France.

 

Arme de catégorie De) au CSI : CNI ou passeport en cours de validité obligatoire.

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