Vendu !

Vendu !

RARE pistolet SIG P210-4 – Version germanique du mythe suisse du 9 para – Arme SIG P210 fabriquée en Suisse pour les Gardes Frontières allemands – 5.500 armes seulement en 1951 – Rare version du SIG P210 avec indicateur de chargement et sans anneau de dragonne – Variante de la seconde livraison de 1951- Bon Bronzage – Fonctionnement et canon de rêve – 2° chargeur fourni en sus – Rare version en TBE

Revolvers et pistolets de catégorie B

Rare pistolet SIG P210-4 – Arme réglementaire mythique dans une version plus que pas courante – Calibre 9 para – 7 coups plus 1 – Carcasse acier haute qualité – 6.500 armes seulement dont 5.500 réservées au Gardes Frontières allemands – Arme de 1951 – Rare variante du P210 avec indicateur de chargement et sans anneau de dragonne (le seul SIG dans ce cas) – Très bel état esthétique un peu éclairci/griffé par port en étui et sans aucune oxydation – État mécanique impeccable avec des ressorts comme neufs –  Excellente détente très nette – Canon somptueux – Plaquettes d’origine parfaites – Arme livrée avec un second chargeur militaire – Arme de haute qualité, dans une variante très rare, en TBE – Un collector pour un passionné exigeant!

Vendu !

SKU: 1241-26
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Description

Le SIG P-210 est une arme née pour relever les défis.

Rendez vous compte. Elle a du d’abord succéder à un mythe. Et, ensuite, il lui fallu se débarrasser d’adversaires redoutables. 

D’abord, donc, le P-210 du prendre la suite du mythique pistolet Luger adopté par l’armée suisse dès 1900. C’était même avant que l’Allemagne ne le fasse en 1904, puis 1908, et dans l’excellent calibre en 7,65 parabellum.

Ce lulu suisse de 1900 en 7,65, les helvètes l’ont tellement aimé qu’ils l’ont produit jusque 1947! Ce sont d’ailleurs les derniers Luger réglementaires produits au monde.

Au tir, « le Suisse » est mon petit préféré parmi tous les Luger, avec son cousin l’artilleur 14 pour des raisons assez différentes d’ailleurs. Le meilleur reste néanmoins le très rare P04 avec une prise de visée qui n’a rien à voir avec celle de ses cousins d’infanterie ou « d’artillerie ». 

Ensuite, on a essayé de lui substituer une arme déjà existante.

Miracle. Ni l’excellent (nonobstant sa munition) PA 35 A français, ni le redoutable GP35 belge n’ont trouvé grâce aux yeux de la Commission de Sélection de l’Armée Suisse. Si la commission de sélection avait vu les choses différemment, on aurait peut-être pas de P210 aujourd’hui. Un sacré coup de pot pour nos amis tireurs depuis maintenant… 79 ans.

Pour la petite histoire, le P35 A et le GP35 furent jugés trop imprécis et pas assez fiables. Quand on connait les deux armes ça fait sourire mais rien n’est assez fiable et ni surtout assez précis au pays de Guillaume Tell.

Et puis les suisses avaient déjà utilisé les brevets du PA35 A pour améliorer le modèle. Dès lors, pourquoi revenir en arrière?

Peut-être aussi voulait-on, surtout et avant tout, produire du Made in Suitzerland ? Préoccupation d’ailleurs légitime dont nous eussions mieux fait de nous inspirer.

Néanmoins le pari de faire mieux que ces deux là était osé. Il fut néanmoins tenu au delà des espérances. 

Quelle autre arme d’après 1945 a pu être appelée la « Rolls des pistolets militaires » ? ou le « Fleuron de SIG »?

Et pourtant les français ne sont pas complètement étrangers à cette affaire strictement suisse. Loin de là.

En 1937, la SIG avait en effet racheté le brevet du PA 35A français, un excellent pistolet semi auto inventé par un certain Charles Gabriel Petter.

Né Carl Gabriel Petter (1880-1953), Petter est un suisse bernois devenu français par le sang versé. Un de ces suisses qui ont rejoint la Légion Étrangère dès août 1914 pour se battre pour la France à l’image de Blaise Cendrars (Pour Cendrars, je ne saurai d’ailleurs assez vous recommander son « La main coupée », ses souvenirs de 14-18, sans doute son meilleur opus avec « L’or »).

Petter fut naturalisé français pour sa bravoure dès juin 1916 (pas post guerre) après qu’il soit devenu capitaine de Légion et cité deux fois à l’ordre de l’Armée. Le personnage est intéressant et Maître Flingus qui, comme vous, aime les figures ayant eu une existence mouvementée dans leur siècle vous invite à lire sa biographie ici.

Il développera, avec ses collègues de l’usine SACM de Cholet, la mécanique de l’excellent PA35 qui ne souffrait que d’une munition baroque plus que réellement mauvaise (la 7,65 long) et qui n’était pas du choix de Petter d’ailleurs.

Car c’est bien de cette arme française que repartiront les suisses pour concevoir leur P-210.

Les suisses de SIG eurent en effet le « nez creux » en achetant le brevet français de la SACM (Société Alsacienne de Construction Mécanique).

La SACM n’avait pas conservé ses droits face aux atermoiements de l’état-major français d’avant 1940 en matière de choix de pistolet automatique (à peine 10.000 exemplaires fabriqués en juin 1940 à l’armistice pour une arme sélectionnée en concours dès 1935 et dont le début de production datait de…1937!).

Une honte…

C’est aussi ce qui fait que, ayant perdu les brevets, les français devront repartir du moins bon PA 35S (le projet de Saint-Etienne, vaincu lors du concours français de 1935, où s’affrontait P35 A de Petter contre PA 35 S de la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne) pour développer leur MAC 50.

La loi de la tartine beurrée pour nous.

En lui choisissant un calibre 9 para plus adapté à sa configuration et en soignant au-delà de tout raisonnable sa qualité de fabrication, les suisses ont en fait la Patek Philippe du pistolet semi-automatique militaire.

Entre 1942 et 1944, SIG ne teste pas moins de 11 prototypes.

En 1944, deux de ceux-là sont présentés au concours de sélection de l’Armée Suisse – le premier est le SP44/16, une sorte de P210 à plus grosse poignée car on y loge un chargeur 16 coups double-colonne. Le second est une arme en 8 coups présentée sous la dénomination SP44/8.

On est en Suisse, et on prend son temps pour les essais en campagne. D’autant que la seconde guerre mondiale se termine ce qui rend les choses moins sensibles. Le 44/16 est recalé sur ces entrefaites et nous voilà donc déjà en 1947.

De façon surprenante, le 8 coups est d’abord lancé sur le marché civil sous la dénomination SP47/8 toujours en 1947. Il ne devient réglementaire dans l’Armée Suisse que seulement en octobre 1948 sous la désignation P49.

En 1949 toujours, il devient également règlementaire, 1er succès export quasi immédiat, au Danemark sous la mention « Pistol M/1949″.

Mais toujours pas d’arme dénommée « P210 » à l’horizon donc.

Pourquoi ?

Allez, on se fait un petit tunnel sur les dénominations et les N° de série des SIG.

En fait, ce n’est qu’en 1957 que la désignation civile SP47/8 est changée pour celle de « P210 ». Elle apparait ainsi pour la première fois au milieu des autres désignations de ce même pistolet dans la nomenclature de SIG.

Rétrospectivement, la dénomination « Modèle P210-1 » recouvrira toutes les armes produites jusque 1965. La dénomination  « P210-2 » recouvrira tous les modèles standards, militaires ou pas, produits à partir de 1966 (ça commence avec le numéro de série P 59071). Toujours au catalogue.

La mention « P210-3 » sera attribuée à une fabrication pour la police de 3 cantons suisses dont Lausanne. Ils seront produits entre 1951 et 1964 (N° de série P 6791 à P 6840 et P 8001 à P 8893).

La mention « P210-4 » s’applique aux fameux et rares 5.500 pistolets à indicateur de chargement produits pour les gardes-frontières allemands (N° de série en D de D 1 à D 5500).

A partir de la dénomination « P-210-5 » (une espèce rare avec un canon de 150mm à guidon démontable et y compris le déjà peu courant P210-6  et le très rare « P210-7 » en 22lr), on est dans des productions SIG suisse de tir sportif des années 1965 et plus. La qualité est exceptionnelle et les organes de visées sont ici réglables pour la compétition. Des bijoux à la qualité intraitable.

A savoir:

  • toutes les armes militaires suisses, elles, sont en numéros de série en A sur la carcasse de A 100001 à A 213110 (avec ou sans un « P » sur le pontet selon qu’ils aient été ou non conservées par leur titulaire revenu à la vie civile)
  • Les armes en P sur la carcasse devant le n° de série ont été produites pour la Police si elles sont avec les numéros déjà indiqués ci-dessus en 1951 et 1964 et, pour assez peu, des productions faites pour le marché civil prises au milieu des armes militaires en série A avec des numéros entre P 5004 (1949) à P 79150 (1975). Car RIEN d’autre que cette lettre ne distingue un civil d’un militaire. Ce sont les mêmes avec un P en plus pour les civils. C’est tout.
  • Les très rares P210-5, en version Heavy Frame ou pas, sont aussi dans ce « paquet » en lettre P.

Les numéros P 79600 à P 97950 sont tous des modèles privés commerciaux fabriqués en Suisse par SIG Sauer Switzerland entre 1976–1984, ce qui ne retire rien à leur qualité d’ailleurs.

Le saut de série dans les n° 300 000 indique lui des productions Swiss Arms /SIG Sauer et le passage de carcasses forgées traditionnelles à une production par laser et commandes numériques. On est ici ailleurs en termes de qualité et durabilité. Tout se termine un jour…

Désormais vous savez tout.

Alors hop ! Tous à vos flingues ! Vérifiez moi vite fait tous vos numéros de série et essayez de situer votre arme dans tout ça.

Ps: les éventuels et heureux titulaires des numéros de série suivants doivent d’urgence rejoindre l’Église la plus proche pour y déposer un cierge et appeler Maître Flingus pour une auscultation approfondie : 6001 à 6028 et 6033 à 6406, P 76521 à P76620 et P 79101 à P79150.

Fin du tunnel sur les dénominations et les numéros de série.

 

Le succès du 210 sera mondial et il restera en service armé en Suisse jusque…1975 avant son remplacement par le P220. Qui n’a d’autre intérêt fondamental par rapport à son papa 210 que d’être aussi double action et surtout, surtout, d’être bien moins cher à produire.

Fondamentalement, le P210 est pistolet simple action avec une architecture générale proche du Colt 1911 mais remodelée dans un sens de simplification (exercice toujours difficile) par les français de la SACM.

Ce qui rend le SIG P210 suisse exceptionnel, c’est sa qualité de fabrication.

D’abord, le contrôle qualité de SIG fut sans doute le plus sévère du monde notamment pour des armes civiles (les armes militaires sont par définition très contrôlées). En outre, la qualité de l’acier des canons est sans doute dans ce qui s’est fait de mieux.

Quelques exemplaires répertoriés ont 200.000 coups et sont sont toujours aussi précis. C’est exceptionnel pour un pistolet.

Ensuite, le P210 a été dessiné dès l’origine pour la précision. Les suisses ont compris que la régularité était la source ultime de la précision tant pour ce quelle apporte après réglages « définitifs » des organes de visée que pour ce qu’elle apporte à l’entrainement. Si les résultats varient, c’est vous. Pas l’arme.

Or, au-delà du tireur, la régularité vient autant de la mécanique que des finitions (et des munitions aussi au passage). Et un tour de passe-passe technique les y a bien aidé.

Dans la plupart des PA, la glissière coulisse à l’extérieur de la carcasse. Sur le P210 c’est le contraire, la glissière coulisse à l’intérieur du rail de la carcasse. Le jeu latéral entre les parties fixes et mobiles est ainsi supprimé. Le jeu longitudinal est sensiblement amoindri aussi. Cette construction associée un assemblage très serré mais très finement ajusté pour rester fluide quand même apporte au P210 une grande rigidité qui explique sa régularité du tir. Mais c’est beaucoup plus cher à usiner et à ajuster.

Autre point fort: son entretien. Le SIG P210 est toujours impeccable de partout. Obsession suisse de la propreté !

Son démontage et remontage en se fait en quelques vingt secondes et le bloc-platine est amovible en entier (façon Tokarev ou Garand) pour un nettoyage facile et rapide des parties intimes du pétard… Entre parenthèses, c’était aussi un des traits du P35 A tricolore. C’est bien une invention de la SACM et de Petter car je doute qu’ils aient eu un TT 33 soviétique à disposition avant 1935 pour s’en inspirer.

Bref une rolls militaire notre 210 !  Ou comment une Rolls est devenue mythe.

 

Notre exemplaire est un rare modèle P 210-4, 100% réglementaire à canon de 120 mm.

Le 120mm, c’est le canon de principe de tous les SIG P210 (seul le P210-5 est différent sur ce point). En dépit de sa hausse fixe, mais sur queue-d’aronde, cette arme a la réputation d’être l’arme réglementaire la plus précise au monde.

Pourquoi rare ?

D’abord parce que le P210-4 n’aurait jamais du exister.

Il date de 1950 avec une première livraison le 15 juin 1951. En 1950, l’Allemagne se relève à peine de la seconde guerre mondiale. La nouvelle République Fédérale d’Allemagne n’existe que depuis le 8 mai 1949. Son réarmement est encore problématique en 1950 quand on songe à la chose en Allemagne. La France notamment s’y oppose. La Bundeswehr ne sera d’ailleurs créée qu’en 1955.

En dehors de ces circonstances dues à l’époque, il est probable que les Gardes Frontières allemands n’auraient pas songé à acheter ses armes ailleurs qu’en Allemagne.

C’est donc en Suisse que les nouvelles forces de surveillances des frontières allemandes iront donc chercher leurs armes individuelles à défaut de pouvoir déjà compter sur une production nationale nouvelle d’armes de combat.

Ailleurs, la police en Allemagne utilise encore ses Walther PP ou PPK et les rares commandes nouvelles se feront en France (des Mab) ou en Espagne avec des Astra ou des Star. Elle n’appréciera jamais les revolvers US en 38 Sp que l’Oncle Sam s’efforce de lui faire adopter. On a pas inventé le P08, le P38 ou le HSC pour se retrouver avec des « rouleaux » Made in USA… 

Et dans l’espoir d’une renaissance d’une fabrication nationale que l’on espère prochaine, la commande externe sera limitée. Et elle prendra place chez des cousins très proches culturellement des autres « allemands des montagnes » comme je les appelle familièrement (Suisses allemands, bavarois, tyroliens autrichiens et italiens) avec lesquels les barrières de langues, voire de dialectes, sont faibles.

Dans cet espoir toujours, la commande sera limitée en attendant du Made in Germany.

5.500 armes seulement écrit-on partout. Je suis presque d’accord. A 1500 armes près quand même… On va y revenir.

Ces armes livrées à l’Allemagne sont toutes en lettre « D » pour Deutschland avant de n° de série. C’est un des points qui permet de les reconnaitre immédiatement. 

Les livraisons auront lieu en plusieurs lots.

Les premières 500 armes sont livrées à partir du 15 juin 1951. Elles ont pour particularité d’être équipés de poignées en bois à rainures transversales. Les N° de série vont de D 1 à D 500.

Les 3.710 armes suivantes sont livrées courant 1951 avec des N° de série allant de à partir D 501 à D 4210. Celles-là sont équipées des classiques poignées en bakélite noire que l’on trouve sur les armes militaires suisses. La notre en fait partie.

A partir de décembre 1951, et jusqu’en 1952, 790 armes de complément arrivent en Allemagne avec des N° de Série allant de D 4211 à D 5000. 

On peut peut-être y ajouter, selon « comment on compte », trois prototypes numérotés  P 50758, P 50759, P 50897.

Il faut noter aussi que Gardes Frontières allemands commandèrent aussi 443 conversions en 22LR (dite Klein Kaliber ou KK – petit calibre ») pour l’entrainement. Elles sont numérotées aussi en « D » de D1 à D443.

On trouve parfois sur le net l’indication d’une production de 6.500 armes et non 5.500. C’est vrai et faux et l’histoire est entourée d’une petite légende bien dans le style germanique. Et elle est relative à Cuba…

Effectivement, le modèle P210-4 a bien été developpé (on va y revenir) pour les Gardes Frontières allemands.

Mais au delà des 5.500 vendus aux allemands, SIG en a fabriqué 1500 de plus dans l’espoir d’une commande qui ne s’est jamais réalisée.

De mauvaises langues (mais peut-être pas si mal informées) affirment que cette commande devait partir vers Cuba, en pleine insurrection révolutionnaire entre 1953 et 1959, date de prise du pouvoir par un certain Fidel Castro…

On ne prête qu’aux riches.

Quand on connait les traditions suisses « d’interprétations » du principe de neutralité dès que les affaires sont concernées, il est fort possible que ce fut le cas.

Mais, comme in fine, aucune arme ne fut livrée à La Havane, on continuera donc à parler de « mauvaises langues »…

Ces 1500 armes (c’est vraiment rien), numérotées aussi en D jusque 6.500 furent dispersées entre le Danemark et les USA. Un petit lot a même fini chez divers marchands suisses dont Gustav Bürgin (Bâle) et Hoffmann & Reinhart (Zurich). Ça sent quand même la dispersion d’une commande restée sur les bras…

In fine une toute petite production, ce P210-4. Déjà rare dans l’absolu, il l’est encore plus sous nos climats. 

Le P201-4 présente également deux caractéristiques techniques fort peu courantes sur les P 210 en général et qui le font rechercher dans le monde des collectionneurs.

D’abord, l’arme n’a pas d’anneau de dragonne alors que les armes civiles en P de la police ou des armes civiles des citoyens ordinaires en ont. Même le P210-6 de tir sportif, le P210-7 en 22LR et le très rare P210-5 de tir de compétition en ont un…Car tous ont été repris de carcasse à destination initiale militaire dans la production.

C’est une caractéristique quasi unique et plutôt surprenante pour une arme de service destinés à des personnels qui pouvaient se voir contraints à un tir de combat. Surtout que la Guerre Froide et les incidents de frontières existaient réellement à cette époque entre RDA et RFA.

Pourquoi cette demande bizarre des Gardes Frontières allemands ? Mystère. Mais c’est comme cela.

Ensuite, la carcasse de ces P-210 là, et ils sont également les seuls dans ce cas, est fraisée en sommet de glissière pour y adjoindre un indicateur de chargement. Cette pièce se relève légèrement, ou pas, en affleurement de glissière, pour indiquer au tireur si une cartouche est chambrée ou non dans l’arme.

C’est un dispositif classique sur des armes de police comme le Walther PP ou PPK mais le fait est que tous les autres P 210 y compris les militaires ou ceux de Police n’en ont pas.

SIG n’a d’ailleurs jamais proposé d’autres modèles à indicateur de chargement. P210-4 only.

Pas de croix suisse en sommet de carcasse évidement.

Les autres caractéristiques de l’arme sont conformes aux autres P210. Et ils sont, comme ces derniers, d’une redoutable précision, d’une grande solidité (c’est du plein acier) et d’une fiabilité proverbiale.

De part son histoire et ses caractéristiques techniques, le P210-4 est une arme rare et très recherchée qui a depuis longtemps disparue dans les meilleures collections allemandes, suisses et américaines compte tenu du faible nombre d’exemplaires produits.

En salle des ventes dans ces pays, ils font toujours des « pognons de dingue » comme dirait un grand leader européen à lunettes bleues très classes.

Le notre est en N°17XX. C’est donc une arme de la seconde livraison pour les Gardes Frontières allemands et bien une arme des BGS (Bundesgrenzschutz) livrée en 1951. Et pour 75 ans dont pas mal de service, elle est plutôt bien conservée.

Si le port en étui l’a un peu éclaircie, ou lui a donné une jolie patine selon les goûts, il est en très bel état et porte peu de marques de manipulations.

Celles-ci sont très exagérées par mes gros plans mais l’arme est bien belle en main. Les photos d’ensemble devraient vous en convaincre. L’arme est sale aussi avec des traces de mes gros doigts gras…

Quelques traces en axe de démontage, tout aussi exagérées par mes TROP gros plans, mais c’est normal. L’arme n’a pas souffert de mauvais traitement. Aucune oxydation.

Arme de Garde Frontière, ce 210-4 a peu servi. Il est donc dans un état mécanique vraiment excellent.

Il a peu tiré et son canon est un rêve. Les rayures sont comme neuves extrêmement « coupantes ».  Et d’un « miroir » à s’en bruler la rétine. Les fabrications SIG de ces années-là sont intraitables. Très belle pièce donc avec encore tout son potentiel de tir.

J’invite vivement son acquéreur à bien observer ces rayures et à les comparer à celles d’autres armes anciennes à l’état de neuf aussi (des Luger ou P38 allemands neufs par exemple – ça existe. Chez Maître Flingus par exemple!). Il comprendra alors immédiatement ce que veut dire qualité suisse en matière de canon. Cette observation attentive sera pour lui une véritable leçon de choses et d’arquebuserie.

L’arme ne porte aucun poinçon parasite et a bien été ré-éprouvée d’époque en Allemagne.

Rigidité, fonctionnement de culasse et du chargeur justes parfaits – Ajustement au top. Le fraisage d’indicateur de chargement est chirurgical.

Ressorts plus que très francs et très fermes. Et le tout reste néanmoins d’une souplesse confondante.

Superbe fabrication SIG comme on fabriquait encore les armes un peu partout à cette époque. Maître Flingus confesse un amour pour le vrai acier.

Sa détente est excellente. Sans être réglable comme sur les modèles 6, détentes produites par Hämmerli, elle n’a rien de militaire.

Très nette après une course modérée, bossette ferme mais »facile à attraper » et départ net. Équivalente ou supérieure à celle de beaucoup d’armes de tir et inatteignable sur une autre arme militaire.

La qualité de l’acier est parfaite. Vis en TBE. Toutes les armes de poing devraient être construites comme ça. 

Les plaquettes justement sont d’origine et en très très bel état. Neuves en fait.

Très bon état esthétique et mécanique global pour une arme de 75 balais qui vous promet de longues heures de tir très précis car elle a tout son potentiel. Du Maître Flingus pur sucre pour une version fort rare du mythique 210.

L’arme est en plus livrée avec un second chargeur ! Une splendide arme de collectionneur doublée d’une superbe arme de tir. 

Pour information ces chargeurs militaires d’origine, d’une solidité d’airain et d’un fonctionnement proverbialement fiable sont assez difficile à trouver, même en Suisse, où ils sont vendus couramment 130 francs suisses et plus (et souvent 150/180 euros ici).

Les qualités de négociations de Maître Flingus vous permettent ici de disposer d’un second chargeur avec l’arme sans vous prendre la tête pour le même prix.

 

Le P210 est une icône qui a succédé à un mythe. Offrez vous une arme d’exception, dans une des plus rares versions de la bête. Un collector rare.

Le P210 est une arme qui ne décote jamais. Une des rares dans ce cas. Quand vous l’aurez en main, vous comprendrez vite pourquoi.

Pour info, l’armée danoise qui l’avait sélectionné la toute première, et avant les suisses eux-mêmes, en 1949, les a gardé jusque… 2019. Juste 70 ans! Pour les remplacer d’ailleurs par un autre SIG (le 320). 

Comme disait mon arrière grand-mère, « Les SIG, c’est pas de l’amour, c’est de la rage! ».

 

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