Vendu !

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Rare riot-gun Greener – cal. 16/65 PSF – en configuration “militaire” avec tenon de baïonnette – canon miroir 60cm – must have de l’armement britannique – facile utiliser et à faire revivre – TBE

Armes Longues de catégorie C

Génial fusil Greener – Police Gun – Calibre 16/65 – en catégorie C – action identique au légendaire fusil Martini-Henry – canon miroir et garde-main complet – tenon de baïonnette de SMLE – extrêmement agréable à utiliser – Pièce peu courante !

Vendu !

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Description

Ahhh, les Indes… Toutes la nostalgie de l’Empire.

Mais face à un tigre ou une panthère noire, il vous faut une arme indestructible, fiable et rapide à recharger. Sinon, c’est lui qui va se régaler ce soir…

C’est toute la raison d’être d’origine de ce système Martini appliqué au calibre 12. Certainement un des mécanismes les plus satisfaisants, les plus robustes et les plus agréables à manier qu’il soit.

Que ce soit dans le romantisme de Kipling ou la mise en scène de Spielberg, leur présence est magnétique. A elle seule, leur silhouette incarne l’aventure et un danger plus grand que vous.

Dans le film l’Homme qui voulut être roi de John Huston, Sean Connery accompagné de Michael Caine, déclare qu’avec dix de ces fusils, ils arriveraient à se construire un royaume…et ils l’ont fait (même s’ils ne l’ont pas gardé longtemps)!

Quand on pense levier de sous-garde, c’est immédiatement l’image d’une carabine Winchester qui vient à l’esprit. Or, cette famille, si prolifique en ce XIXème siècle finissant, comptait en son sein quelques uns des meilleurs fusils militaires. Leur popularité arrivait même à faire passer les armes à verrou comme dépassées et de peu d’avenir.

Certes ils n’avaient qu’un seul coup, mais ils permettaient l’usage des cartouches les plus puissantes du temps. La clef de leur fiabilité résidait dans leur simplicité, étant dépourvue de coûteux et délicat de mécanisme à répétition.

La meilleure action à levier de sous garde est sans conteste celle développée par Friedrich von Martini (1833-1897) à partir du fusil d’Henry Oliver Peabody (1826-1903), pensé au départ comme une conversion à cartouche métallique des vieux Springfield 1863 de la guerre de Sécession.

Reposant sur le même principe, mais en hammerless et en optimisant son verrouillage, de part des angles mieux choisis. Réglementaire dans une demie douzaine de pays et présent sur tous les continents en raison de leurs colonies, le système Martini ne tarde pas à faire ses adeptes dans les milieux civils et para-militaires.

Du fusil de chasse à celui de compétition, voir à ceux pour les gardes nationales, on en fabriquera dans tous les calibres, même en 7,5 suisse !!!

 

Le fabricant de Birmingham William Greener (1834-1921) a de son côté réussi se tailler de très belles lettres de noblesse parmi les grands noms de l’armurerie britannique, taquinant Boss et autres Purdey. Il faudra attendre le milieu des années 1890 pour que vienne à sortir une adaptation du système Martini aux calibres de chasse proposant toute une gamme bon marché, ainsi que d’autres réalisations “take down” à la manière des Winchester 1897.  Ils étaient réputés comme ayant parmi les plus beaux bois jamais montés sur des armes de chasse.

Il ne fallut qu’un pas pour que ces armes dérivées de leurs cousines militaires réintègrent les casernes et les commissariats. Leur maniement était familier de tous et la troupe avait une grande confiance en elles malgré leur tendance à botter les épaules des conscrits fraîchement enrôlés.

Leur but étant d’employer ces fusils en cas d’émeutes tournant au vinaigre ou pour disperser des manifestants. La chevrotine étant alors considérée comme sub-létale (!) à une époque où lorsque la troupe usait tout simplement des fusils de guerre ! On était loin des LBD ! Que l’on pense par exemple à la fusillade de Fourmies (département du Nord, 59), les chroniqueurs s’étonnaient de constater que, dans une foule, la balle M des fusils Lebel, pouvaient sans problème traverser 4 à 5 individus avant de perdre leur efficacité… En Grande-Bretagne c’était pareil. Le Greener pourrait donc presque passer pour une gentillesse.

 

L’emploi de chevrotines et de mitraille en contre manifestation/insurection trouve ses origines au XIX° dans la répression des émeutes royalistes du 13 vendémiaire an IV à Paris où le jeune général Bonaparte ordonne de faire feu aux canons chargés de boites à mitraille sur les insurgés.

Des centaines de balles de mousquet de 17,5mm de diamètre, tirés dans une foule compacte : résultats garantis ! Toute l’Europe s’en inspira.

Nos voisins anglo-saxon ont souvent pour habitude agaçante d’être bien plus pragmatiques et économes que nous, modestes continentaux. Les fusils de chasse et leurs cartouches de chevrotine, ont, dès le milieu du XIXième siècle, été intégrés aux ustensiles du maintien de l’ordre. Face aux révoltes ouvrières et à la montée de « l’épidémie de socialisme» comme on disait à l’époque, on y voyait plutôt des gestes barrière. Et si la France est réputée douce depuis la Chanson de Roland, la tendresse n’est pas trop dans la génétique politique des anglo-saxons.

Avant, les râteliers des gardiens de prison de l’East End ou ceux des Marshalls de l’Ouest sauvage comprenaient souvent plusieurs fusils à double canons, recoupés à des longueurs diverses. Ces armes, bien qu’intéressantes, ne pouvaient de par leur nature d’armes se rechargeant en se « brisant » avoir la même solidité que celles d’une troupe. De plus, il était impossible de leur monter une baïonnette de façon rationnelle pour dissuader des agités.

Les fusils de Mr.Greener tombèrent donc à point nommé…

Notre superbe exemplaire loge provisoirement entre un Long Lee Metford MkI et un Carcano 1891.

Il se distingue des classiques riot-gun Greener « EG, MkIII » à fût long, employés longtemps par la police égyptienne par exemple, par le fait d’en posséder un avec garde-main et tenon de baïonnette intégré. Ce n’est donc pas un MKIII égyptien.

Sa bonne grosse plaque de couche est en acier, dans le plus pur style réglementaire, sans piqûres ou traces d’oxydation profondes. Elle est marquée d’un numéro de râtelier « KM41 »  et possède la même petite trappe que votre Short Magazine Lee Enfield préféré afin d’y ranger huilier et cordelette de nettoyage. Fonction d’ouverture de porte et de cranes récalcitrants intégrée.

Une toute petite fissure stabilisée est à observer en surface du busc qui pourrait d’ailleurs attester de cet emploi passé. Aucune conséquence, aucune, pour l’usage de ce fusil et sa préservation. Il est plus que très solide. 100% garanti !

La crosse en beau noyer, au fil serré et sans nœud, ne présente que très peu de traces de manipulation ou d’enfoncements. Son assemblage avec le boîtier se fait au moyen d’une très grosse vis traversante en son milieu, rendant le tout particulièrement solide, voire incassable.

Il s’agit de l’un des premiers cas où cette solution technique est utilisée, nouvelle manifestation du génie pragmatique britannique.

Pas de fissure ou d’enture à signaler au niveau de son raccordement avec son boîtier. La face gauche de ce dernier est ornée du nom fabricant ainsi que du numéro de brevet, à l’instar de ses productions civiles précoces.

Les contre vis de maintien des axes du témoin d’armement et du levier de la sécurité sont en bon état. Leur démontage se fera sans sans forcer, mais néanmoins, secret de Maître Flingus au remontage il vous sera nécessaire de procéder exclusivement par le dessous de part la géométrie du boîtier. Deux petites chevilles d’environ 2cm de diamètre seront également d’un grand secours pour tout réassembler.

Le côté droit du boîtier mentionne fièrement « Greener’s Police Gun ». Inutile de traduire. Cette mention correspond à une fabrication dans le début des années 1920.

Ce témoin d’armement en forme de goutte d’eau, comme sur le modèle militaire, est complété par un massif levier de sûreté automatique, qui pour une fois, je dois bien l’admettre est aussi digne de confiance que le drapeau d’une culasse de Mauser. Avec un peu d’habitude, il vous sera instinctif de désarmer cette sécurité en cas de tirs rapides.

Le très épais bloc de culasse porte le poinçon d’épreuve de Birmingham. La détente est finement striée à l’exemple des armes de dotation. L’action est ferme, signe de son usage peu intensif mais se laisse faire très facilement une fois que l’on a le coup de main. On ne devient pas défenseur de sa majesté en un jour !

Le tonnerre porte le nom de son fabricant et les nombreux poinçons d’usage britanniques se cachent en partie sous le garde-main qui est solidement fixé. Il est possible d’y lire qu’il s’agit d’un calibre 16 lisse en chambrage 2 pouces et demi, soit 65mm. Soit nos bonnes vieilles 16/65 à bourre grasse voir à jupe que l’on trouve dans les grandes enseignes de sport ainsi que chez Vouzelaud dans une gamme spécialement étudiée pour la préservation de ces armes certes PSF mais tout de même centenaires. Ce qui est bien plus commode que de s’épuiser à recharger du .577/450 du Martini Henry d’infanterie…

Au vu des poinçons observés, ce fusil est bien sorti des ateliers de Mr.Greener avant 1930 sur un brevet des années 1880.

 

S’agissant d’une commande spéciale, cet exemplaire vu de face ressemble à un très gros SMLE 1903. En effet il est muni de la même bretelle en toile beige d’époque en très, très bel état. Ainsi que d’un fort garde-main qui courre jusqu’à la gueule béante de ce beau monstre.

De part les dimensions du canon, celui-ci pouvant chauffer relativement vite (au bout d’une trentaine de cartouches) la présence de cet accessoire est d’un luxe bienvenu, en plus de lui conférer un look terrible !

Summum du raffinement, son canon se termine par un très bel embouchoir de type 1903, réputé pour ne pas venir perturber les harmoniques lors du tir. Il est possible d’y monter selon votre humeur la très courte et élégante baïonnette pattern 1903 ou bien la longue 1907, qu’elle soit à quillon ou non.

De part la qualité de sa fabrication et de ses aciers, ce Riot Gun Greener est une des merveilles que la perfide Albion a su offrir au monde armurier.

Existant par elle même, cette arme s’inscrit dans la droite lignée des armes réglementaires britanniques de la fin du XIXème siècle, tout en étant très facilement accessible de par son calibre, ayant une noblesse que ne pourra que ne pourra espérer le plus beau de nos Gras transformés chasse…

Bref, faites comme John Wayne dans Big Jake et criez haut et fort « Give me the Greener ! »

Arme de catégorie C au CSI : Licence de tir en cours de validité avec cachet et signature d’un médecin au dos ou bien un permis de chasse avec sa validation pour l’année en cours ou l’année précédente ET CNI ou passeport en cours de validité.

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