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Rarissime carabine de cavalerie portugaise modèle 1886 – système Kropatschek – 3.000 exemplaires(!) par Steyr – 8x56mm d’origine – Superbes macarons – Arme de 1886 au monogramme du roi Louis 1er – TBE

Armes longues de Catégorie D

Aussi belle que rarissime carabine de cavalerie de l’armée coloniale portugaise modèle 1886 – en calibre d’origine 8x56R – système Kropatschek – excellente fabrication de Steyr en Autriche – beau bronzage bleu-noir d’origine – canon datant de la première année de production – crosse en très beau noyer marquée du monogramme du roi Luis 1er et de sa dernière année de règne – beau canon – magasin 5 cartouches – très bonne mécanique – 3000 exemplaires produits seulement – très peu revenus de lourds combats en Afrique – rare pièce réglementaire européennes – TBE

 

Modelo 1886 carabina de cavalaria exército da África

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Description

La famille des fusils Kropatschek est l’une des plus prolifiques de la fin du XIXème siècle.

La quasi totalité des pays les ont testé et beaucoup l’ont adopté dans des quantités variables, en particulier pour leurs troupes coloniales. Y compris la France, son premier client dès 1878 pour son infanterie de Marine.

Parti  d’une obscure carabine de gendarmerie autrichienne, le système Kropatschek s’est imposée partout, des côtes escarpées de l’atlantique (Portugal avec les armes du systèmes 1886)  jusqu’à la mer du Japon (fusil 1889 Meiji 22 Murata) et même en passant par l’Allemagne (Mauser 71/84). Le Kropatschek avec son magasin-tube et son auget très fiable, a conquis le monde et a ancré pour toujours le concept de répétition dans les armes à feu réglementaires.

Mais revenons à notre carabine portugaise modèle 1886.

Le Portugal, en ce dernier quart de siècle, s’éloignait chaque année un peu plus de son siècle d’or.

Sa réputation sur la scène diplomatique restait fort prestigieuse du fait son empire colonial resté, jusque dans les années 1860, le plus important de toute l’Afrique. Pour défendre ses belles possessions contre les appétits de ses nouveaux voisins et assurer la supériorité de ses troupes, réduites mais fort entraînées, il lui fallait une arme nouvelle et moderne.

Ses régiments de Caçadores ( comprendre “Chasseurs”) faisaient sa fierté et il était impératif de leur confier un fusil à la hauteur de leur tache bien que celui-ci dut être plus court que le standard de l’infanterie.

Ce fut chose faite avec l’adoption de la rare carabine modèle 1886 à magasin Kropatschek en 8x56R qui rendait instantanément obsolète le très ingénieux fusil mono-coup à levier de sous garde inventé par le Capitaine Luis Guedes Dias (1854-1926).

Ces belles carabines de chasseurs furent commandées et fabriquées chez Steyr en Autriche.

Alors que plus de la moitié de l’Europe n’était pas encore dotée de fusils à répétition et encore moins de petit calibre, le Portugal se hissait ainsi parmi les puissances les plus modernes de son temps.

Pour ce qui est de sa cartouche, elle connut un parcours assez similaire à celle de notre cher Lebel. Elle aussi est dérivée du même étui de fusil Gras mais avec des bords plus droits. Elle restera d’ailleurs à poudre noire jusqu’en 1896 car son gros volume ainsi que sa meilleure résistance aux climats tropicaux la rendait indispensable. Il faut rappeler que les poudres de l’époque étaient de maniement délicat en zone tropicale car elles adoraient faire exploser les canons en raison de surpressions causées par les granulés de poudre s’agglutinant sous l’effet conjoint de la chaleur et de l’humidité.

Dotée de tout le confort moderne (interrupteur de magasin bien visible pour le contrôle de l’officier, tenon déporté pour sable baïonnette, hausse à échelle télescopique, bouchon de magasin facilement démontable une fois la baguette retirée), cette carabine, était pensée comme un fusil court, 25 ans avant que le concept ne fusse inventé. Elle offre la version la plus aboutie d’un système né en 1870.

D’une rationalité supérieure au modèle 1878 de la Marine française, elle est aussi bien plus simple que le mauser 71/84, qui, en essayant de contourner les brevets autrichiens de l’OEWG (Österreichische Waffenfabriksgesellschaft, nom commercial de la Manufacture autrichienne de Steyr), s’est un peu compliqué la vie…

Cette carabine de Chasseur, produite à 9.000 unités seulement, on ne la voit pas tous les jours. C’est le moins que l’on puisse dire.

Mais Maître Flingus a réussit à vous dénicher l’encore plus rare carabine de cavalerie produite à seulement 3.000 exemplaires seulement ! Content Maître Flingus ! Ayant servie aussi en Afrique, d’où très peu sont revenues, elle est vraiment très très rare. Un des plus rares modèles réglementaires européens.

Cette ravissante petite carabine, est une sorte de Lebel R35 avant l’heure.

D’une maniabilité redoutable, à cheval comme en milieu dense, elle est de gabarit comparable à un mousqueton Gras, mais en multipliant par 5 sa puissance de feu. Nos cavaliers gaulois durent attendre 1890 pour bénéficier d’un tel soin, et encore, leurs carabines Berthier n’avaient des magasins que de 3 coups ! 

De très élégantes proportions, cet exemplaire du tout début de production possède une crosse dans un très beau noyer aux reflets blonds et au fil particulièrement serré. Car on savait prendre le soin de choisir les meilleurs bois pour les productions pour l’export chez Steyr. Il en relevait du prestige de la manufacture de Styrie autant que de justifier les marges confortables que ses agents négociaient… A cette époque où les massifs forestiers européens n’avaient pas encore été ravagés par les deux guerres, ce n’était d’ailleurs point ressenti comme un luxe.

La plaque de couche qui l’habille présente quelques traces d’une ancienne oxydation légère et stabilisée et elle est très belle. Ses poinçons de contrôle restent tous bien visibles partout y compris sur les bois. Une fine fente à la poignée coté gauche est bien le seul défaut de ces bois qui restent biens sains et bien solides.Elle en met aucunement la solidité de l’arme en cause.

La  crosse exhibe fièrement sur chacune de ses faces deux macarons plus beaux l’un que l’autre. Tels découpés au laser, le bois n’a pas bougé d’un poil. On peut y lire très distinctement l’année du modèle, sa provenance et sa date de fabrication sur sa face droite. Tout est de 1886, la première année de production ! C’est du très beau travail.

Sur son côté gauche, l’autre macaron est contre le corps du soldat afin de lui apporter la victoire. C’est celui de son souverain, le roi Luis 1er (1838-1889).

Signe du soin porté à cette arme, le pontet est doté d’une sous-garde complexe, éloignant quelque peu les doigts de la main forte de la crosse afin d’améliorer le plaquage de la crosse contre son épaule. Ce petit ”plus” s’inscrit dans la plus pure tradition des carabines de chasseurs partout corps d’élite.

La culasse, d’un numéro différent, dans le plus pur style des mausers 1871, est celle adaptée à répétition par Steyr pour ses modèles 74, 78 et 84. Elle a bien son drapeau de sécurité parfaitement fonctionnel et se démonte sans difficulté via une solide vis. Son verrouillage s’effectue par appui du levier de culasse sur le boîtier qui est particulièrement épais et massif. L’accès à la fonction de répétition est à la fois visuel et tactile au moyen de la rotation d’une commande externe.

Bien pensé, ce système est bien plus commode que celui du fusil de Marine de dix ans son aîné qui ne pouvait être actionné que culasse ouverte et qui était plus sensible aux éléments extérieurs y compris en zone tropicale.

Le boîtier et le canon sont revêtus d’un beau bronzage aux reflets bleus d’origine présent à 95% ou plus. Idem il est orné du sigle royal ainsi que du millésime du modèle et de sa fabrication qui est bien aussi de la première année d’adoption du modèle.

La hausse, graduée de 400 à 1500m est en parfait état. Son curseur est correctement serré. Détail ”amusant”, le cran de visée est légèrement excentré vers la gauche.

Cette disposition avait pour but de corriger l’effet de Coriolis qui, sur ces grandes distances, fait dévier les projectiles vers la gauche dans l’hémisphère Nord, en forçant le tir vers la droite. Cette préoccupation, digne des plus grands tireurs de TLD d’aujourd’hui, était typique d’une époque où la précision individuelle à très longue portée était érigée en mythe fondateur des armées modernes.

Le fut est à l’image de la crosse: TBE avec des traces de manipulations mais insuffisantes pour gâcher l’excellente présentation d’ensemble. 

Le ressort de tube magasin en laiton est bien ferme et fait parfaitement son travail.

Le canon de l’arme est en très bel état avec de belles rayures en dépit de toutes petites traces d’oxydation près de la gueule. Très bon.

En cas de souci d’extraction de l’étui, une baguette couvrant toute la longueur du canon est solidement rangée le long de celui-ci. Tout avait été pensé !

Mécaniquement l’arme est impeccable.

Enfin, pour repousser vos ennemis au stand, un tenon de baïonnette latéral est intégré afin d’y monter l’impressionnant sabre yatagan modèle 1885. Preuve définitive de la modernité et de la versatilité de cette petite carabine qui devient alors en fait un mousqueton distribuable également à des troupes à pieds ou spécialisées dans le maintien de l’ordre.

 

Bref une vraiment peu commune carabine à répétition modèle 1886, dans sa version la plus compacte et la plus aboutie et dans un très bon état rare en lui-même. C’est le système Kropatschek dans son stade le plus avancé de maturité et de réflexion basé sur « l’expérience utilisateur » comme on dirait aujourd’hui chez Apple.

Mais là vous tenez en plus un véritable objet d’histoire, qui participa à de nombreux combats oubliés de la grande guerre aux tropiques, dans des conditions extrêmes, dans un isolement total, valant sur pas mal d’aspects l’horrible boue des tranchées, la malaria en plus.

Une indispensable pièce dans une collection de haut niveau d’armes à magasin tubulaire de la fin du XIXième siècle ou bien d’armes réglementaires européennes rares. Une des plus rares même !

 

Arme de catégorie D au CSI:  CNI ou passeport en cours de validité obligatoire

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Modelo 1886 carabina de cavalaria exército da África

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