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Superbe et rare carabine Winchester modèle 1866 – Une « Yellow Boy » dans une peu courante fabrication Miroku au Japon – Rare cal.38 SP/38 spécial – Boitier bronze/laiton comme les originaux – 10 coups – Mécanique et bois à l’état de neuf ou quasi neuf – Arme en fabrication moderne d’exception et pièce rare – TBE+++

Armes Longues de catégorie C

Superbe carabine Winchester modèle 1866 – la fameuse « Yellow Boy » dans une peu courante fabrication Miroku Japon – Rare calibre 38 SP/38 spécial – Boitier bronze/laiton comme les originaux – 10 coups – Bronzage magnifique à 100% – Mécanique intraitable en rigidité et souplesse –  Canon neuf avec des rayures miroir neuves – Bois en noyer de très haute qualité au grain très fin – Très peu de trace de manipulation – Arme de qualité prémium à l’état quasi neuf – Arme rare de qualité introuvable ailleurs dans une fabrication moderne d’exception – TBE+++

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Description

A l’origine, un très obscur brevet. Et assez impraticable en plus.

Mais in fine, il aboutit à une lignée mythique: les Winchester à levier sous garde. Dont le premier élément sérieux sera notre modèle 1866 de ce jour.

Car la grande histoire des Winchester commence en fait avec un brevet de 1848 déposé par un certain Walter Hunt. On va y revenir. Ça c’est pour la filiation directe.

Mais si l’on cherche à remonter ailleurs dans l’arbre généalogique des « winchester », on parvient à leur trouver des ancêtres/ cousins, un peu comme Néandertal pour nous autres Homo Sapiens. Par exemple avec les fusils Robinson qui sont considérés comme parmi les premières armes à répétition et à levier.

Mais ce sont encore de vraies arquebuses, avec des munitions encore plus anémiques et fragiles que celles des Volcanic qui prendront la suite de l’arme de Hunt à partir de 1855. Grâce, d’ailleurs, à des messieurs au grands avenir : Horace Smith et Daniel B. Wesson. On va y revenir aussi.

On pourrait même remonter au Mésozoïque (l’ère des Dinosaures) des leviers sous garde en se souvenant du fusil Fergusson modèle 1772. L’arme a fait le coup de feu durant la guerre d’Indépendance des États-Unis et elle utilise déjà un levier situé sur le dessous de l’arme pour manœuvrer une culasse. Et on parle pourtant bien d’un fusil à silex…

Mais on ne peut hélas le voir que comme un arrière grand oncle très éloigné. Même s’il aura peut-être donné aux américains le goût des armes à tir répétitif.

Alors revenons à la ligne directe. 

En 1848, Walter Hunt, dépose donc un brevet pour un étrange « Volition Repeating Rifle ». C’est un fusil à répétition qui dispose déjà d’un magasin tubulaire. Il est déjà aussi actionné par deux leviers en sous garde et par des mécanismes articulés complexes pour faire remonter la munition en culasse et la verrouiller.

Mais quelle est cette munition à une époque où toutes les armes se rechargent encore par la bouche ?

Les premières vraies cartouches métalliques pour fusil apparaitront entre 1860 et 1864 avec Henry, Spencer et la cartouche anglaise du fusil Snider toutes basées sur l’invention de la percussion annulaire du français Flobert en 1845.

Hunt, en 1847/48, doit faire sans.

Le fusil de Hunt tire donc une étrange munition. C’est une forme primitive de cartouche sans étui, dans laquelle la charge de poudre était contenue dans la base creuse de la balle. Elle fonctionnait, plus ou moins, dans un mécanisme à percussion. Hunt appelait cela la  « Rocket Ball ». Tout un programme.

Il n’existe plus qu’un seul de ces primitifs fusils « type Winchester » conçus par Hunt. Il est au Bufallo Bill Center of the West à Cody dans le Wyoming. Je n’ai pas pu avoir de photo. Alors je vous ai mis le schéma qui accompagnait le brevet.

Ce premier ancêtre direct de la Winchester est juste un cauchemar. Mais le projet attira l’attention.

En 1849, Lewis Jennings acheta les brevets de Hunt et développa un fusil plus fonctionnel, bien que toujours trop complexe.

On ne répétera jamais assez que toute l’histoire de l’armement pourrait se résumer à cette mission qui fut souvent quasi impossible en matière d’armes à feu: faire simple.

Cette version Jennings du fusil Hunt fut produite en peu d’exemplaires (2000?) et en deux versions par Robbins & Lawrence à Windsor dans le Vermont et jusque 1852.

Je vous ai mis aussi une photo de ce fusil Jennings pour que vous puissiez bien réaliser le chemin parcouru du prototype de Hunt jusqu’à notre modèle 1866, mère de toutes les leviers sous garde de Winchester jusqu’aux ultimes et perfectionnées 1894 et 1895 (Saint Browning était passé par là).

Cela vous permettra de mesurer combien notre 1866 a pu paraitre ultra moderne comparée à ses insignes ancêtres…

Ce Hunt, un mécanicien de l’État de New York, est en soi un personnage intéressant. Un inventeur compulsif assez génial, touche à tout prolifique, avec une vraie conscience et une insigne naïveté qui le rend fort sympathique.

En effet, outre son fusil à répétition précurseur de la Winchester, un aiguiseur de couteau, un vélocipède ou encore une balayeuse automatique, il est encore connu comme rien moins que l’inventeur de la machine à coude et … de l’épingle de sûreté ! Il inventa même des bottes à succion pour permettre aux artistes de cirque de grimper murs et plafonds (brevet de 1859) !

Pour situer le personnage, il faut savoir qu’il n’a pas déposé de brevet pour sa machine à coudre de peur de jeter trop de couturières à la rue sachant que cette profession était l’une des rares profession un poil mieux rémunérée que les traditionnels travaux ancillaires (bonnes, lavandières, cuisinières et assimilé) pour les femmes du petit peuple…

Ce qui lui vaudra d’ailleurs ensuite de gérer un féroce procès avec un autre personnage ayant jugé, lui, utile de déposer en son nom le brevet d’une machine parfaitement similaire.

Pas homme d’argent deux sous, notre Hunt vendra d’ailleurs le brevet de l’épingle de sûreté pour 400 dollars (environ à 15 000 $ de 2008 quand même) à la une société qui l’exploitera à grand profit pendant des années pour pouvoir rembourser un homme à qui… il en devait 15!

On le comprend, notre Walter Hunt ne devint jamais riche, dépensant constamment pour mettre au point de nouvelles idées et s’endettant même fréquemment pour cela. Mais il fut un authentique Edison avant l’heure, la discipline et le sens des affaires en moins.

L’homme est aujourd’hui dignement représenté au National Inventors Hall of Fame de Akron dans l’Ohio qui célèbre les plus fameux des inventeurs américains. Avec son « Volition Repeating Rifle », et aux cotés de Smith, Wesson, Colt, Henry ou Remington, il y est à sa juste place.

Mais l’histoire du fusil de Hunt ne s’arrête pas là.

Chez Robins and Lawrence Arms Company, qui produisait les fusils Jennings sur base du brevet Hunt, bossaient justement trois personnages appelés à jouer un grand rôle dans la naissance de notre future Winchester 1866. Il ne s’agit pas moins que de Benjamin Henry, futur inventeur du Fusil Henry, Horace Smith et Daniel B. Wesson.

Le design de Hunt restait fragile et peu fonctionnel. Mais on tenait un vrai quelque chose. Nos gaillards en étaient persuadés. Et l’histoire, même tortueuse et mouvementée allait leur donner raison.

Entre 1852 et 1854, Smith et Wesson, s’associèrent pour reprendre les brevets de la défunte Robins and Lawrence. Ils emmenèrent Henry avec eux dans l’aventure. Ils apportèrent aussi plusieurs améliorations à la conception des fusils Jennings ainsi qu’à leur munition. 

L’arme qui résulta de ces modifications était déjà produite avec un boitier en bronze/laiton brillant, appelé à l’époque « gun metal ». Cet alliage présentait assez de souplesse pour être usiné facilement. Il ne rouillait pas et était néanmoins d’une rigidité suffisante pour résister à l’explosion de la poudre noire.

Avec son levier sous garde caractéristique et son boitier rectangulaire, cette arme Hunt/Jenkins revisitée présente déjà les trait généraux externe de ce qui deviendra plus tard la première Winchester, notre 1866. Idem je vous ai mis une photo. Elle existait en calibres .41. et .51.

La munition reprenait le même dessin que celle conçue par Hunt d’une charge de poudre noire dans une ogive creuse. Mais elle était dotée cette fois d’une amorce en partie arrière.

Avec un magasin tubulaire de 10 puis 20 coups, elle offrait déjà une cadence de tir impressionnante qui lui valut rapidement le surnom puis le nom commercial de « La Volcanique ». Smith et Wesson produisirent également un pistolet « Volcanic » sur le même modèle. Lui tirait entre 8 et 10 coups selon les versions.

L’arme restait toutefois sujette à des problèmes d’alimentation, de départs multiples (!), de fiabilité de percussion et de fuite de gaz. Sa munition était parfaitement anémique, inapte pour la chasse ou à stopper sérieusement un homme. Il fallait donc faire mieux. Une pure arme de tir.

Combien de pistolets et de fusils Volcanic furent produits ? Nul ne le sait car les registres de production sont perdus.

On voit parfois, assez rarement, quelques pistolets « Volvanic » sur le marché. Ils semblent avoir été un peu plus produits. Et on ne voit quasiment jamais de carabines « Volcanic ». Même aux USA. Comptez dans les 50.000 dollars aux USA pour la carabine en bon état.

Pour faire tout cela, Smith et Wesson s’associèrent à des investisseurs pour reprendre les brevets de Hunt, Jennings et les moyens de production d’armes de Robins and Lawrence. Smith et Wesson déposèrent également les brevets de leur Volcanic en 1854.

Leur première société s’appelait la « Smith & Wesson Company ». Elle devint la « Volcanic Repeating Arms Company » en 1855 avec l’arrivée de nouveaux associés.

Hélas pour eux, un de ces nouveaux associés, le principal même, flairant une bonne affaire, était un redoutable marchand de chemises du nom de Oliver Fischer Winchester.

Il fit simple et classique : ne pas investir d’argent frais à la première difficulté, donc provoquer la faillite fin 1856, puis racheter l’outillage, les brevets et personnel à la barre du tribunal pour pas grand chose.

Et de remonter une boite à lui tout seul pour continuer l’aventure dès avril 1857, le temps de gérer tout ça…

Cette nouvelle société, reprenant tous les brevets antérieurs, sera la New Haven Arms Company. Smith et Wesson se retrouvaient donc expulsés de leur propre affaire. Ils allaient connaitre un autre destin dans le revolver.

Winchester en profita pour garder l’un des principaux actifs de la société en la personne de Benjamin Henry. Il savait parfaitement, comme associé de la Volcanic Company, que Henry bossait dur sur une version très améliorée de la Volcanic.

Celle-ci devait être alimentée par une toute nouvelle cartouche à percussion annulaire en cours de mise au point. Ce sera la mythique cartouche .44 Henry. 

En 1860, le fusil Henry sera prêt et breveté par Oliver Winchester.

L’arme est enfin fiable en alimentation. Son magasin tubulaire est modifié. Elle est puissante grâce à sa cartouche en .44 Henry et d’une capacité de 15 cartouches.

Le percuteur est bifide (en fourche) pour 2 percussions du bourrelet de la cartouche ce qui diminuaient sensiblement les risques de raté. Son boitier est toujours dans le bronze / laiton adopté par Smith et Wesson pour leur Volcanic.

Fiable, puissante et doté d’une puissance de feu inconnue jusque là, c’est une révolution. Je vous ai mis une dernière photo, celle de ce fusil Henry en haut et d’un un fusil Winchester 1866, son successeur immédiat et très proche, en dessous. 

Cette révolution à 15 cartouches très puissantes pour l’époque est vite remarquée par les militaires et civils qui tirent encore une cartouche unique dans des fusils genre Springfield 1861 à chargement par la bouche et baguette…

Les quelques sudistes qui y furent confrontés ne tardèrent pas à surnommer le fusil Henry,  « L’arme qu’on recharge le dimanche et qui tire toute la semaine ».

À l’automne 1862 la firme New Haven Arms Company avait déjà fabriqué 900 de ces nouveaux fusils. En 1864, elle en produira 290 par mois. Quand la production du fusil Henry cessera en 1866 environ 14.000 armes auront été produites. Essentiellement pour le marché civil.

Sans être un énorme succès en termes d’exemplaires vendus, le fusil Henry aura aussi eu, en un an et demi, le mérite de populariser le concept de l’arme à levier sous garde. Et surtout de faire d’Oliver Winchester la référence dans le domaine.

Car ce succès limité, en quantité, est bien plus du au coût exorbitant du Henry à l’époque qu’à un manque d’attrait du public pour les qualités de l’arme. Gourmand notre Oliver, bien appuyé sur ses chers brevets.

Pour situer les choses, un fusil à chargement par la bouche type Spingfield 1861 était facturé dans les 15/18 dollars. Une carabine Spencer, excellente arme, en 8 coups quand même, pourtant ultra moderne (j’adore aussi !), plus solide que la Henry et de 1860 aussi, se vendait entre 35 et 43 dollars. 

Un Henry lui était facturé dans les 50/55 dollars à l’armée et souvent 60/75 sur le marché civil (souvent acheté par des militaires à titre personnel voulant disposer de cette arme d’exception). Des prix très élevés.

C’est d’ailleurs ce qui explique qu’au cours de la Guerre de Sécession (1861-1865), le fusil Henry, même s’il fit très forte impression par sa puissance de feu et de destruction, ne fut jamais officiellement adopté par le gouvernement de l’Union.

On n’employa le fusil Henry que, ponctuellement, pour des soldats appelés à combattre assez isolément avec possibilité de se trouver face à des forces très supérieures en nombre et réclamant une puissance de feu compensant le maigre effectifs type éclaireurs ou commandos. 

Le gouvernement US ne commanda donc officiellement que 1.731 fusils Henry à la New Haven Arms Company durant la guerre de Sécession. Les autres furent des armes d’achat privé par des militaires sur le marché civil.

Outre de se faire avantageusement remarquer dans les rangs de l’Union dans cette terrible guerre civile, le fusil Henry eut encore l’honneur de participer à la Bataille de Little Big Horn en 1876. Mais dans le camps des peaux-rouges, cette fois.

On le vit aussi contre les Français de Napoléon III dans les mains des Troupe de Juarez durant la Guerre du Mexique. Quelques rares exemplaires firent même le coup de feu dans les rangs de l’insurrection polonaise de 1863 contre la Russie…

Une petite carrière tout de même donc pour cette arme assez peu courante.

En 1866, juste après la Guerre de Secession, Oliver Winchester se débarrassera de Henry, justement excédé de ne pas être assez rétribué pour son invention. Henry finira sa vie, simple armurier de quartier, en 1898. Faisait pas trop bon se mettre sur la route du bel Oliver.

Seul, possédant tous les brevets, un excellent produit, et ayant enfin les mains libres, Oliver va transformer la New Haven Arms Company en Winchester Repeating Arms Company cette même année 1866.

Notre Winchester 1866, année du départ de Henry, n’est en fait rien d’autre qu’une Henry à nouveau heureusement modifiée.

La Henry avait pour principal défaut l’introduction de saletés dans le tube-magasin. Le problème sera résolu par l’adoption de la portière latérale d’introduction des cartouches inventée par Nelson King, un autre employé de Winchester.

Elle sera dotée en plus, autre nouveauté, d’un fut en avant l’arme. Depuis le dessin originel de Hunt, la winchester et ses ancêtre n’en avait jamais eu. Elle est toujours en calibre ,44 Henry annulaire à l’origine.

Mais c’est bien cette portière King qui en fait la première « vraie » Winchester de l’histoire.

Vingt année en gros pour passer du dessin original de Hunt au modèle définitif de la première levier sous garde de grande diffusion. 

Notre toute nouvelle Winchester 1866 va atteindre le statut d’arme mythique durant la Conquête de l’Ouest à laquelle elle participera activement.

Entre sa diffusion assez large, y compris à l’international, et le fait qu’elle ait été souvent dans les mains des pionniers, elle va faire raisonner pour longtemps le nom de Winchester.

De nombreuses armes ont certes participé à la « Conquête de l’Ouest »  et contribué à repousser « la Frontière », ce mythe si américain. Mais pour Winchester, il est clair que ce sont bien les modèles 1866 et 1873 (la 1873 est, à l’origine, une 1866 en boitier acier plutôt que d’alliage jaune) qui ont « fait la Conquête ». 

Avec son boitier jaune, assez brillant, elle gagnera aussi son éternel surnom de « Yellow Boy ». Et elle plaira particulièrement ainsi aux amérindiens. Quel prestige pour un chef peau-rouge que cette belle arme brillante ! 

Produite à 170.000 exemplaires environ, dont, environ toujours, 100.000 pour le marché civil, c’est aujourd’hui une pièce extrêmement recherchée. Cette première Winchester de marque Winchester est restée un mythe armurier jusqu’à nos jours.

Les premières sont en numéros de série vers les 12.000 à peu près là où se sont terminés les numéros des Henry avec un léger chevauchement de numéros (les dernières Henry sont en numéros dans les 14.000).

Le succès sera plus que durable. La 1866 sera produite en 4 variantes d’amélioration et en trois modèles (Musket – ou fusil militaire – fusil et carabine).

Sa fabrication se poursuivra jusqu’en…1898 (au prix de 14,50 dollars pour le fusil 1866 et jusqu’en 1925 au prix de 17,50 dollars pour le 1873 en acier) !

C’est dire si le public s’était attaché à ces premières Winchester mythiques du temps de la Conquête. Alors même que les modèles 1876, 1886 ou 1892 et même 1894 étaient déjà disponibles sur le catalogue de notre bonne maison de New Haven. Mais rien y faisait. Le public continuait à commander des 1866.

Pourquoi cette différence de prix au bénéfice de la 1866? Parce que le laiton brillant (en fait un alliage de cuivre et d’étain) du boitier de la 1866, notre « yellow boy », coûtait moins cher en métal et en usinage que le bon acier de la 1873.

Hier comme aujourd’hui, toujours les matière premières !

Son redoutable tubulaire de 15 cartouches, unique au monde à l’époque, et sa fiabilité feront le reste de sa réputation.

La 1866 fut exportée largement en Amérique latine (Brésil, Haïti et Nicaragua – avec paiement en tonnes de café! – le Mexique aussi – dont 1.000 armes pour les révoltés de Benito Juarez encore et le Chili), dans l’Empire chinois déjà en ébullition, et même au Maroc d’avant le Protectorat.

Les marchés asiatiques, africains et sud-américains ont tout de suite été friands de ces belles carabines, en particulier dans le Rif, où elles firent passer de très mauvais après-midi à nos braves légionnaires aux blancs képis.

A l’époque, ces merveilleux engins étaient plutôt vus comme des « pistolets mitrailleurs à répétition manuelle » que comme des fusils de snipers pour cowboys hollywoodiens (même si l’arme est fort précise).

Militairement, leur volume de feu n’était possible qu’au prix de tirs de groupe d’une précision relative et avec une puissance de cartouche encore limitée par rapport à la poudre vive à venir. Mais l’effet densité de feu était réel. Et les résultats en nombre de morts sur le terrain étaient bel et bien là…

Plusieurs exemplaires seront même encore vus durant la guerre civile d’Espagne de 1936 (et je ne parle pas là des « Tigre » copies espagnoles de la 1892)!

Elle trouvera aussi son chemin jusqu’à la France, à hauteur de 6.000 exemplaires du modèle fusil, lors de la période Défense nationale de la Guerre de 1870. Elle y tuera quelques prussiens.

Elle posera encore d’importants problèmes aux Russes quand elle sera aux mains des Turcs dans le conflit russo-turque de 1877. Elle y étonnera toute l’Europe en couchant, en quelques dizaines de minutes, des milliers de russes lancés dans les assauts de la forteresse turque de Plevna.

Et les améliorations de la 1866 continuèrent (4 versions) car le concept du levier sous-garde était décidément prometteur. Même l’Armée suisse y songea lors d’essais officiels préférant finalement une solution nationale à culasse linéaire, le Vetterli Modèle 1867.

Mais, en revanche, jamais l’armée américaine ne l’adoptera. Aucune des leviers sous garde de New Haven ne le sera (sauf très anecdotiquement pour la 1894)! Le « signe indien » de Winchester si je puis dire…

Par son histoire, sa lignée de succession, son rôle dans la conquête de l’Ouest et sa notoriété internationale, la Winchester 1866 est vraiment la mère de toutes les batailles des armes à levier sous garde.

 

Notre exemplaire de ce jour de la Winchester 1866 est très peu courante. Pas aussi rare que les originaux mais presque. Et elle l’est à au moins à deux égards.

D’abord c’est une Miroku. Pas une Chiappa ou une Uberti.

Post 1964, il est clair que c’est Miroku qui a produit les plus belles armes américaines en levier sous garde (des splendides Browning 1886 aussi). Elle l’a fait à la demande de Browning sous licence Ollin (qui possède la marque Winchester) et ce depuis 1985. New Haven ne faisait plus que des commémoratives et ce jusqu’à la fermeture définitive de New Haven en 2006.

Objectivement, elles sont dans de meilleurs aciers, avec des bois très choisis, et avec des ajustements intouchables même comparés à ceux … de chez Winchester elle-même!

Ces fabrications Made in Japan sont aussi largement meilleures mécaniquement que tout ce que la firme de New Haven a produit en gros du début des années 1970 jusqu’à sa fermeture en 2006.

Tous les collectionneurs américains s’accordent à dire que, même pour les modèles historiques, les Miroku sont mieux finies que…les originaux des 66 et 73!

Ces 1866 à boitier par Miroku n’ont été produites que de 2017 à 2020. Elles sont donc en soi peu courantes même dès la production. Notre arme de ce jour, surtout dans cet état premium est d’ores et déjà un collector à soigner avec amour car il ne peut que prendre de la valeur.

Peu courante aussi, elle l’est par son calibre.

Celle-ci est en 38 special. Un calibre facile à trouver et à recharger mais qui est en catégorie B) 10°). Cela signifie que, même si l’arme est en catégorie C), il faut, pour acheter la munition, avoir déjà une autre arme en calibre 357mag / 38sp. Sinon pas de munitions. J’espère avoir été clair.

La plupart des 1866 Miroku sont en 45LC et en 44-40. Si déjà, par elles-mêmes, ces Winchester 1866 Miroku sont peu courantes, celles en 38sp, calibre économique et très précis, sont encore moins courantes. 

La possession de cette arme sera un excellent complément à votre arme de poing en 357 ou 38sp avec une arme dans une finition et une mécanique inégalée ailleurs.

Et puis c’est une 1866. L’arme de la conquête de l’ouest.

L’arme elle-même est lourde. Sensiblement plus lourde que les copies italiennes que j’ai eues dans les mains. Cela en est même surprenant à la première prise en main. Qualité des aciers oblige. C’est du solide et du sérieux. Arme très robuste. 

Miroku, en bon japonais s’est surpassé sur les détails de finitions. Cette carabine se classe dans la catégorie des très belles armes que l’on a envie immédiatement d’essayer et d’épauler.

Une sobre mais splendide plaque de couche en laiton protège sa crosse en très beau noyer au grain très serré.

Le grain des bois est fin et leur huilage (car c’est un poncé huilé et pas un vernis) est plus que très soigné. Aucune bavure, surcharge ou manque de huilage pour une parfaite homogénéité.

Les bois eux-mêmes sont en superbe état et je doute qu’elle soit allée souvent au stand ou en randonnée…

C’est un noyer de très belle qualité, pas américain car moins « rouge », un grade 4 au moins.

Quasiment aucune marque de manipulation sur les bois en dehors de quelques rares petites marques isolées qu’il faut examiner de près pour les apercevoir.

Ces rares marques sont, comme d’habitude avec moi, OUTRAGEUSEMENT EXAGÉRÉES par mes très gros plans. L’arme pourrait passer pour neuve. Et elle l’est d’ailleurs sans doute en usage.

Bronzage à 100 % – Neuf – Noir profond splendide presque miroir. D’ailleurs difficile à photographier surtout avec le laiton qui brille à coté. Mais le contraste or/noir est superbe. Aucune rayure visible à l’œil nu en bronzage, arme en main… Plus que TBE

Les ajustements bois métal sont exemplaires. Encore meilleurs que sur une Winchester prè-1964. Nos nippons se sont déchainés. Je vous invite à les observer sur les vues du dessus en fut pour mesurer que c’est encore plus mieux fait que sur n’importe quelle commémorative Winchester de New Haven…

Elle n’a sans doute tiré que ses cartouches d’épreuve. Elle a été éprouvée en Allemagne en 2017. Avec son numéro de série en 20006 suivi d’un code modèle, il est plus que probable que c’est une des toutes premières produites.

Preuve de sa non-utilisation, la portière King d’introduction des munitions ne porte aucune trace de frottement.

Son boitier laiton est en superbe état aussi.

Il est un peu sale et mérite un petit coup soigneux simplement de pierre du droguiste. Toutes les petites tâches de stockage ou de doigts disparaitront en un clin d’œil (j’ai essayé!). Aucune griffure visible à l’œil nu non plus en laiton. Ce que vous voyez sur les photos n’est que, encore une fois, l’effet de mes gigantesques gros plans.

Boitier aussi superbe que la plaque de couche. Une très belle arme à manier avec soin.  Arme parfaite esthétiquement ou quasi parfaite. Juste splendide.

Mécaniquement maintenant. C’est un rêve d’arme avec des ajustements plus que soignés entre les pièces de jeu.

A mon grand dam, je dois l’avouer, c’est mieux encore que les Marlin aux poinçons JM d’avant 2008 chère à mon cœur. Une impression de fermeté exceptionnelle dans une souplesse bluffante. Une super arme comme on n’en fait plus, ou n’en fera plus, dans ces leviers sous-garde. Juste du bonheur en manipulation. Du très haut de gamme.

Son déploiement, sa cinématique devras-je dire, est impressionnant par sa qualité et son absence de jeu. Rien n’accroche. La percussion est très nette et ultra douce.

La détente est sèche avec un point net très sensible à course ultra courte; une très légère pression et c’est parti. C’est sans aucune mesure avec les fabrications post 1964 dont la queue ballotte même en commémoratives…  Une excellente arme de tir.

C’est la version carabine de la 1866 en canon de 20 pouces juste neuf aussi. Acier premium très épais. Rayures comme neuves absolument miroir. Il n’a probablement rien tiré d’autre que ses cartouches d’essai.

La hausse est de type crocodile avec buck-horn avec une excellente prise de visée sur un guidon lame à insert laiton aussi. C’est réglable sur queue d’aronde. Et magnifique à regarder.

Les vis sont intouchées également.

Pas de sécurité manuelle en queue de boîtier comme l’étaient les originales et à la différence de certaines repros. C’est bien mieux esthétiquement aussi pour le coup. La meilleure sécurité, tout en restant près au feu, est, comme sur toutes les vraies Winchester, la position de demi armé du chien après avoir chambré une cartouche. Comme à l’époque.

Le retour en force des armes à levier de sous-garde dans l’univers de la chasse et du tir est une seconde naissance pour ces armes de légende.

Si leur histoire prestigieuse et leur dimension romantique n’est jamais loin, leurs qualités, surtout dans une telle fabrication supérieure, sont toujours d’actualité. Associant fiabilité, vitesse, sécurité et capacité, peu d’armes à verrou peuvent leur tenir tête.

Cette splendide carabine 1866 n’attend plus que vous et votre râtelier. 

In fine, un très rare remake de la peu courante 1866, le meilleur possible à trouver sur le marché et néanmoins introuvable, dans une grande marque et dans une fabrication d’exception. Un calibre redoutable aussi en précision en arme longue au stand mais facile à trouver et à recharger. Et surtout un somptueux collector digne d’une collection de qualité. Une pièce d’exception quasi introuvable en France.

 

Arme de catégorie C au CSI : Copie de la licence de tir en cours de validité ou d’un permis de chasse avec sa validation pour l’année en cours ou l’année précédente ET copie de CNI ou passeport en cours de validité aussi. Compte SIA ouvert bien évidement –

Rappel avec votre licence ou permis de chasse vous pouvez détenir sans limite de nombre des armes de catégorie C.

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