Menu
650,00€
Très beau fusil G98 – Gewehr 1898 – Arsenal Spandau en 1907 – Calibre d’origine 8x57IS – Intégralement Mono matricule sauf la baguette conforme – Bon voire très bon canon – Bretelle cuir marron d’origine – Excellente arme de collection – BE/TBE
La brocante de catégorie CLe musée de Maître Flingus, ou "c'est déjà vendu !" avec descriptions et photos !Très beau fusil G98 allemand – Gewehr 1898 adopté en avril 1898 – Arme prussienne de l’arsenal de Spandau en 1907 – Calibre d’origine 8×57 IS – Intégralement mono matricule sauf la baguette conforme – Bois en TBE+ Bon bronzage à 90% – Excellente mécanique en TBE+ – Canon terne avec de très bonnes rayures – Bretelle cuir marron d’origine – Très bel objet d’histoire et de tir – État gmobal bon à très bon – BE+/TBE
1 en stock
Description
Après l’échec cuisant du Gewehr 1888, qui visait à répondre au superbe Lebel 1886 français, échec que je vous ai raconté en détail ici, les allemands, appuyés sur les remarquables qualité de conception de Paul Mauser, envisagèrent un successeur à ce fusil un peu maudit.
D’autant plus que Mauser, ayant été éliminé bien à tord de la conception/production du 88, commençait à exporter, à des pays pas tous si amicaux de l’Allemagne que cela, ses remarquables productions des systèmes 1889, 1893, et 1895 (une version légèrement améliorée du 93 avec un tenon de culasse de plus), armes toutes bien supérieures au 1888. Il fallait réagir.
Cette fois-ci nos amis allemands mirent dix ans de travaux patients et méthodiques pour le concevoir, le tester, ré adapter sa cartouche. Le contraire très exactement de ce qu’ils avaient fait avec le 1888. Puis il l’adoptèrent en avril 1898 enfin, ce fusil en 1898, avec une carabine et de rares variantes, un fusil 1898 colonial et un rarissime fusil 1898 de cycliste.
Sa mise en service fut très lente et progressive.
L’armée allemande avait été décidément très échaudée par l’affaire du 1888. L’arme fut d’abord attribué au…. Corps Colonial à destination de la Chine,et, peu le savent, son baptême du feu eut lieu en Chine lors de la Révolte des Boxers. Mais son univers allait rapidement s’agrandir.
Pour la métropole, il fut d’abord attribué très parcimonieusement aux unités de la Garde et aux « vieux régiments » des trois premiers Corps d’Armées. Les Mauser de cette période, ayant en plus survécus aux affres des combats de 14-18, à la démilitarisation de l’Allemagne de Weimar et aux destructions réglementaires du XX° siècle sont rares.
En effet, les deux premières commandes massives d’armes datent de 1904 seulement avec 290 000 fusils commandés chez Mauser et 210.000 chez DWM. C’est surtout entre 1914 et 1918 que l’arme sera massivement produite.
De toutes ces études et tests soigneux, il résulta une arme remarquable, celle du système 98, avec sa culasse éponyme qui sera copiée par tous et partout. On la retrouve jusqu’à nos jours dans tous les calibres de chasse, de tir et de guerre en fabrications modernes. C’est dire la qualité conceptuelle de la chose.
A mon sens, on a pas fait mieux dans les armes à verrou. Sauf peut-être les français, encore une fois, avec la remarquable culasse du Mas 36, conceptuellement certes copiée sur la 98 et aussi efficace, mais bien plus simple dans son démontage et robuste dans son éjection. Maître Flingus a une affection particulière pour cette amélioration de bon sens total de la culasse de Paul Mauser initiée à Saint-Etienne. Les américains ne s’y trompent d’ailleurs pas, notre Mas 36 ayant chez eux un succès qui touchent à l’engouement.
Mais plutôt que de faire l’histoire du remarquable système 98, je préfère aujourd’hui vous parler de l’arme de ce jour.
Le Gewehr 98 fut donc adopté par décret Impérial du 5 avril 1898. Il connaitra, brillamment, tous les affres de la Guerre Mondiale, sera doté d’une foule d’accessoires et de variantes de production qui font aujourd’hui le bonheur de mes amis collectionneurs (car le G98 et les fusils Mauser en général, c’est un un vrai thème en soi!).
Notre G98 sera produit, pour cette seule version « 14-18 » à sans doute plus de 10 millions d’exemplaires.
Le seul G98 a en effet aussi été exporté au Portugal, au Chili, en Turquie, au Brésil, en Argentine, en Serbie, en Colombie, sans oublier…la Chine !
Notez que l’ensemble du système d’armes réglementaires 1898, y compris sa version K98 du III° Reich cette fois, qui n’est fondamentalement qu’un G98 à culasse coudée et raccourci en taille, entre l’Allemagne, les exportations (Chine…), les productions locales et jusqu’aux après-guerre (18/45) pour ses versions yougoslaves, sud-américaines, turques ou autres, a sans doute été produit à plus de… 80 millions d’exemplaires.
C’est dire à nouveau le succès du système 1898. Il ne sera dépassé que par une seule autre star mondiale de l’arme d’épaule: la Kalashnikov.
Notre arme est plutôt une excellente pièce et pas si courante. Car il est non seulement beau mais il est surtout « pur sucre » à plusieurs points de vue, et c’est assez rare. Je m’explique.
Notre gewehr 1989 est une arme sortie de l’Arsenal de Spandau près Berlin en 1907. C’est d’ailleurs inscrit en chambre.
C’est donc bien une arme d’avant-guerre avec une qualité de fabrication « good old time » qui baissera à partir de fin 1915.
Rappel: l’armée allemande en 1913, c’est 700.000 hommes, regroupés en 48 divisions et en 25 Corps d’Armées (dont 19 prussiens).
L’arme fut donc distribuée prudemment et au compte-goutte aux seuls trois premiers de ces 25 corps d’armées. Notre arme est bien de ce temps de production limitée et cela contribue à la rendre peu courante. 80% ou plus des exemplaires sur le marché sont post 1914.
Les G98 ne sont en principe pas bronzés en boitier, chambre culasse et pontet qui ont été laissés « blancs » et cela jusque 1918. Seul le canon, les garnitures sauf pontet et la plaque de couche étaient bronzées. Cela contribue d’ailleurs au look iconique de ces armes.
Or, entre 1918 et nos jours, de nombreux amateurs (et la Reichswehr elle-même) ont souvent jugé cela « anormal » et ces armes ont vu leurs parties blanches plus que très souvent re bronzées. Ici c’est très bien fait et on pourrait le croire d’origine. Ce bronzage est néanmoins un poil plus « effacé » que le bronzage d’origine du canon.
On peut le laisser comme ça car c’est beau et homogène. Mais si on le veut totalement « text book » et juste parfait, un poil de vinaigre blanc en culasse, pontet magasin inclus et en chambre avec une éponge et il sera plus que totalement réglementaire « 1907 » en 30 minutes…
C’est ultra simple. J’ai juste pas le temps de le faire. Ça vaut vraiment le coup sur cette arme assez rare.
Notre arme n’a subit qu’une seule modification réglementaire: celle de 1903, avec l’adoption de la balle 8×57 IS dite « S » pour Spitze. C’est la balle « pointue » définitive de l’arme qu’elle gardera sur toutes ses versions ultérieures jusque 1945 et au K98. Avant 1903, le projectile était ovoïde.
L’entrée de canon s’est donc vue garnie alors d’un « S » indiquant la légère modification de chambre réalisée en arsenal vers 1903/1904 pour chambrer la nouvelle cartouche en tout confort.
C’est une des rares armes restées en configuration d’origine complète d’avant guerre avec son disque d’unité et sa bretelle.
Les bois de l’arme sont en noyer de très bonne qualité qui n’a pas été ultra poncé comme trop souvent – les poinçons de réception et de sous traitance des bois ainsi que le numéro d’arme en dessous de crosse sont encore lisibles… C’est très rare.
Les bois sont en très bon état sauf un éclat réparé à la pâte. Ce n’est pas trop disgracieux mais cela se voit. Je cote donc les bois comme EM/BE – mais l’ensemble est réellement plutôt bon.
Pas de fraise préhension en fût qui n’apparaitra que très progressivement qu’à partir de 1916. Arme 100% avant guerre.
L’arme ne porte que peu de rouille ou peaux d’orange en fer qui sont très éparses (essentiellement en garnitures mais c’est très léger). Son bronzage de canon d’origine, noir profond, est là à 90%. Les légères tâches de surfaces s’en iront parfaitement avec un peu de paille 0000, de WD40 et d’huile de coude (faut être patient mais le résultat est toujours un bonheur). Tous ses marquages et surtout ses poinçons en fer sont parfaitement lisibles et visibles partout. Ce qui témoigner de sont bon état. Bref une bonne pièce en fer.
C’est assez rare sur ces armes aussi car l’immense majorité des G98 sont assez, voire très, oxydés du fait justement que l’arme n’était pas entièrement bronzée à l’origine donc non protégée… TBE+ donc.
Les défauts de l’arme sont lourdement accentués par mes TROP GROS PLANS comme d’habitude. Regardez les photos d’ensemble. Il est vraiment pas mal.
Pour mémoire, la durée de vie officielle réglementaire de ces armes étaient estimée à l’époque fixée à… 8 ans. Ces merveilles d’arquebuserie étaient en réalité du « consommable long » dont les surprenantes finitions de qualité s’expliquent bien plus par des considérations de prestige de l’armée et de « Présentez armes » que par la volonté de les préserver durablement pour nous collectionneurs!
Il en était comme ça dans la plupart des armées européennes. Les américains, plus pragmatiques, les fignolaient moins et ne numérotaient que quelques pièces essentielles…
A noter que l’arme est totalement mono-matricule y compris en culasse (et dans toutes ses pièces pour cette dernière) – Seule la baguette, parfaitement au modèle, est non numérotée.
Une telle homogénéité est rare et encore plus sur une arme d’avant 1904 qui a vu passer tout le siècle, les deux guerres mondiales, et a subi tous les risques de la conservation jusque 2026… Notre vénérable vieillard, de 120 ans déjà, est beau comme un jeune homme.
Mécaniquement l’arme est comme au premier jour – Magasin 5 cartouches bien fonctionnel – Culasse fluide mais ferme. Tous les ressorts sont en bon état et fonctionnels (c’est dire leur qualité d’origine). La percussion est nette et franche. La détente est à course courte (pas trop filante donc) et bien nette aussi.
Le canon est terne – légèrement oxydé à fond de rayures mais sans aucunement être dévoré de trous – Loin de là. Les rayures sont même encore bien là jusqu’à la bouche et bien visibles. S’il n’est ni neuf ni miroir (faut pas trop rêver sur une arme militaire de cet âge), ce canon est en bien meilleur état que beaucoup que j’ai vu y compris sur des armes plus jeunes…
En bref, je n’ai pas trop de doute sur ses qualités de tir surtout aux distances ordinaires des clubs – BE+/TBE
L’arme est encore doté de sa bretelle authentique d’origine en cuir marron comme elles l’étaient avant l’ordre général de 1914 imposant de noircir tous les cuirs des harnachements individuels et des armes (bretelles et étuis des armes de poing).
C’est aussi assez rare d’en trouver une encore brune comme à l’origine des armes d’avant guerre. Complément superbe en collection d’une valeur d’au moins 150 euros à elle-seule…
La baïonnette qui conviendrait le mieux à cette arme est une 1898 longue du second type – C’est le modèle d’après 1903 avec la poignée de bois en deux morceaux – Vous avez de la chance c’est la plus courante. 😉
Ça c’est pour un puriste fanatique dans mon genre qui voudrait remettre le tout comme au jour de sa distribution vers 1907 ou 1908! Mais une autre, genre 98/05 ou ersatz, n’est pas non un anachronisme. Car il est certains qu’avec la guerre et les pertes de telles lames ont aussi orné ces fusils prestigieux d’avant guerre.
L’arme a conservé le disque d’unité de crosse qui a été officiellement supprimé (et devait être retiré des armes déjà en service) vers fin 1914 de mémoire pour ne pas faciliter l’identification par l’ennemi des unités présentes en ligne coté allemand. Ils ont en fait été le plus souvent simplement retournés -Bien poinçonné d’avant guerre, cela vaudrait le coup de simplement de le retourner. Il est possible que l’unité soit encore inscrite derrière…
In fine, un très bel exemplaire du Gewehr 1898, une des armes du début de l’adoption de cette arme mythique, restée dans sa configuration d’origine de 1907, et en mieux que bon état global. On en voit quasiment plus des comme ça.
Une addition de qualité pour un collectionneur /tireur d’armes réglementaires allemandes ou européennes de la Guerre de 14-18, pour un collectionneur des armes modernes européennes.
Arme de catégorie C au CSI : Copie de la licence de tir en cours de validité ou d’un permis de chasse avec sa validation pour l’année en cours ou l’année précédente ET copie de CNI ou passeport en cours de validité aussi. Compte SIA ouvert bien évidement.
Rappel avec votre licence ou permis de chasse vous pouvez détenir sans limite de nombre des armes de catégorie C.
***********************************************************************************************************************
Répétons le ! L’armurerie Flingus Maximus à Paris et partout en France est là aussi pour le rachat de collections armes et militaria, vos estimations d’armes, vous éclairer sur la règlementation et pour vos questions armes dans les successions et héritage. Contactez votre armurier préféré via notre formulaire de contact ou à contact@delerea.com



































