430,00

Très beau Pistolet Dreyse 1907- Fabrication vers 1915 pour l’armée allemande en 1914-1918 – Cal. 7.65 Browning – 7 coups – Une des œuvres de la famille Schmeisser ! – Beaux poinçons allemands impériaux – Bonne mécanique et esthétique – Très bon canon – Arme règlementaire autrichienne et des Gardes Suisses du Pape ! – Un des plus intéressants des 7.65 browning – TBE/TBE+

Revolvers et pistolets de catégorie B

Très beau Pistolet Dreyse 1907- Fabrication de vers 1915 pour l’armée allemande en 1914-1918 – Cal. 7.65 Browning – chargeur 7 coups – Une des œuvres de la famille Schmeisser ! – Beaux poinçons allemands impériaux et de réception dans la Heer – Bonne mécanique avec des ressorts en TBE et une percussion intacte. Bel état esthétique  avec un bronzage à 85 / 90% et des marquages bien lisibles sans oxydation ou peau d’orange – Très bon canon avec de belles rayures – Arme règlementaire autrichienne, des Gardes Suisses du Pape et des Volksgrenadiere ! – Un des plus intéressants des 7.65 browning – A nettoyer et surtout graisser et TBE/TBE+

1 en stock

- +
SKU: 871-24
Tags:

Description

Une petite arme à la fois célèbre par son design mais méconnue quant à son histoire et sur laquelle il y a beaucoup à dire…

Son nom d’abord. Dreyse. Un nom qui « claque » dans l’histoire de l’armement individuel.

Rien à voir pourtant, ou presque, à part le nom, avec le fameux Johann Nicolaus von Dreyse (1787-1867), ancien élève du fameux Pauly à Paris, inventeur du très fameux fusil du même nom, le 1er fusil à chargement par la culasse à obturateur coulissant qui soit doté en plus, comme les nôtres, d’une aiguille (percuteur) au sens classique et d’un canon rayé; tout ça en même temps.

Avec ses 6 à 8 coups minutes et une portée de 1000 mètres, c’était une arme redoutable face au bon vieux fusil à percussion classique à chargement par la bouche qui équipait alors encore toutes les autres armées du monde…

Fusil ultra moderne pour l’époque, adoptée par l’armée prussienne dès 1841, il commença sa carrière en matant l’insurrection badoise de 1847, avant de participer victorieusement à la guerre prusso-danoise de 1864, puis à la guerre austro-prussienne de 1866 (il fit merveille à Podol et à Sadowa), avant de finir sa carrière face à nous en 1870/71.

Partout, le fusil Dreyse montra sa supériorité face aux armes à chargement par la bouche et ne le céda que contre notre excellent fusil Chassepot 1866. 

Notre bon Nicolas Von Dreyse, fils d’un modeste serrurier de l’évêché de Mainz, y gagna outre son « Von » par anoblissement (laissant tomber au passage le Johan de son prénom) et une gloire internationale enviable. La fortune vint en établissant la firme industrielle « Waffenfabrik von Dreyse » pour produire ses fameux fusils et quelques autres armes encore aujourd’hui fort activement recherchées.

Toutefois les affaires commencèrent à péricliter un peu à partir 1871 et l’adoption par la Prusse du tout nouveau fusil Mauser 1871… Nicolas était déjà parti vers un monde meilleur depuis 1867.

Une excellente pub donc que ce nom, célébrissime à l’époque, de « Dreyse ».

Pub que ne manqua pas d’utiliser la « Rheinische Metallwaren & Maschinenfabrik Sömmerda » quand elle racheta la « Waffenfabrik von Dreyse » en 1901. Aujourd’hui, cela s’appelle juste Rheinmetall: 28.000 salariés et 10 milliards d’euros de Chiffres d’affaires.

Dreyse ayant fabriqué, en plus de ses fusils, nombre de bons pistolets, Sömmerda ne manqua pas de commercialiser ses pistolets modernes sous le nom marketing très porteur à l’époque de « Dreyse ».

Maintenant vous savez pourquoi notre pistolet de ce jour porte ce nom prestigieux sans être aucunement l’invention ou la production de notre beau Nicolas.

Je vous ai mis une photo du beau Nicolas pour rigoler. Vous admirerez ses très belles oreilles. Un capitaine d’industrie qui se respecte doit savoir écouter.

Mais alors qui est donc l’inventeur de notre célèbre pistolet Dreyse 1907 ?

Et là, on tombe sur une autre célébrité. Familiale, la célébrité dirais-je même.

L’inventeur du Dreyse 1907 n’est autre que Louis Schmeisser (5 février 1848– 23 Mars 1917), un armurier qui avait précédemment travaillé pour Théodore Bergman, concepteur brillant d’une foule d’armes qui ont énormément apporté à l’histoire de l’armement et notamment à celle du pistolet semi-automatique entre 1893 et 1910.

Louis Schmeisser continuera à travailler avec Bergman après son passage chez Sömmerda. Il est notamment l’un des principaux concepteurs chez Bergman, à partir de 1910, de la célèbre mitrailleuse légère MG 15 allemande, une des meilleures de la première guerre mondiale.

Outre des armes de qualités, dont notre Dreyse 1907, Louis Schmeisser est aussi et surtout le concepteur de Hugo Schmeisser, son premier fils, ( Septembre 1884 –  Septembre 1953, un roi de l’automatique, inventeur notamment du MP18 et du STG 44 pour ne parler que de ses œuvres les plus emblématiques) et de Hans Schmeisser, son second fils, moins connu, plus organisateur de production qu’inventeur, mais qui joua un rôle essentiel dans la transformation de Sühl comme centre de production massif d’armement pour l’armée allemande.

Ces deux conceptions là, auxquelles participa, nous en sommes absolument sûrs, Mme Schmeisser mère, furent sans doute plus légères et plaisantes que des essais toujours incertains de PM ou PA au fond d’un atelier bruyant mais elles laissèrent indiscutablement une trace durable dans l’Histoire des armes et la mémoire des hommes.

Et le pistolet de Louis fit lui aussi une très belle carrière aussi.

 

Notre Dreyse 1907 de ce jour a été à l’origine (1906) conçu pour les forces de police. En réalité, l’arme s’imposa très vite, dès avant 1914, comme un choix fréquent parmi les officiers allemands de l’Empire qui s’équipaient à leurs frais. Le Luger n’était pas encore à la mode et les Reichrevolvers étaient désormais définitivement dépassés. 

Le Dreyse 1907 repose une platine simple action à percuteur lancé au sein d’une culasse non calée. C’est le poids de l’ensemble glissière-canon, très sensible arme en main, qui retarde l’ouverture le temps de l’éjection de l’étui. 

La culasse, plein acier de chez acier (la construction est hyper solide!), est logée dans une carcasse à parois plates, dotée d’un « pont » supportant la hausse et retenant la partie supérieure de la glissière. En tirant vers l’arrière le bloc glissière via les stries de préhension situées à l’avant de la glissière, la culasse se positionne derrière la carcasse. La bête n’a pas d’arrêtoir de culasse.

Ce pistolet présente une caractéristique intéressante pour l’époque : lorsque l’arme est prête à tirer, le percuteur dépasse à l’arrière de la culasse. Il s’agit sans doute du premier système d’indicateur précoce d’armement pour une arme de poing. C’est l’appui sur la détente qui finit l’armement du percuteur. Le percuteur, qui fait déjà saillie puisqu’une cartouche est chambrée, recule alors d’un poil de plus puis se lance vers l’avant pour percuter l’amorce. C’est très amusant en main et très fiable d’ailleurs.

La conception du Dreyse a sans doute été fortement influencée par le FN M1900 de John Browning. Toutefois, le Browning possède son ressort récupérateur au-dessus du canon, tandis que le Dreyse utilise un ressort concentrique autour du canon et son système de percussion et de sécurité est différent.

C’est un bouton à l’arrière de la culasse qui se manipule de droite vers la gauche qui permet d’ouvrir l’arme pour débuter son démontage. Quelques hurluberlus ont eut parfois, pour Dieu sais-je quelle raison, l’idée de tripoter ce bouton de démontage avec une cartouche chambrée prête au tir.. Mauvaise idée car cela peut lâcher le percuteur et faire partir le coup! Donc, comme toujours avec les armes à feu réfléchissez avant de faire un geste malheureux avec une arme chambrée.

L’arme est massive, fiable et très solide. Calibre 7.65 Browning, calibre peu onéreux et facile à trouver.

Notre arme est en excellent état. Aucune oxydation externe ou peu d’orange comme c’est le cas hélas sur la plupart des Dreyse 1907 que j’avais vus jusque là et refusés. Il faudra juste la nettoyer à fond et la graisser pour un fonctionnement d’horloge. Prévoir des munition péchues style Géco.

Le bronzage d’origine est présent à 85% /90% en dépit d’éclaircissements surtout en arrêtes et extrêmité de canon du au port en étui.

Tous les défauts sont comme d’habitude TRÈS EXAGÉRÉS  par mes gros plans. Regardez les photos d’ensemble pour vous convaincre qu’elle est plutôt en très bel état esthétique. TBE/TBE+ global.

Preuve de ce bon état esthétique, tous les marquages et poinçons sont bien lisibles notamment les marquages de fabricant. Ici c’est « Dreyse Rheinische Metalwaaren & machinen Fabrik Abt. Sömmerda » – Ce marquage  indique un premier type. Après 1915 le mot « Dreyse » disparaitra. Par son numéro de série, je situe cette arme plutôt vers 1915.

C’est aussi le sens de l’acronyme « RMF sur les plaquettes.

L’arme porte bien à gauche ses poinçons N couronnés d’épreuve d’arme civile. Sur le coté droit un poinçon militaire W couronné indique bien sa réception dans l’Armée impériale allemande qui cherchait des armes de poing partout à cette époque. 

Les plaquettes de bois noir (à cirer) sont en BE/BE+ avec quelques marques de manipulations mais ni fendues si réparées. L’anneau de dragonne a été retiré très professionnellement sans doute lors d’un passage ultérieur dans la police.

La mécanique est du même tonneau avec un ressort récupérateur très ferme, encore dans sa prime jeunesse, et une très bonne détente pour une arme militaire. Bien meilleure que sur un Ruby pour ceux qui voient.

Le canon est très beau, quasi miroir avec de très bonnes rayures – TBE+

In fine, un bel exemplaire.

La taille et la robustesse de l’arme en font un des excellents 7.65 browning de la période. Elle résista fort bien à la boue des tranchées ce qui l’a rendit populaire. Elle a été produite à environ 250.000 exemplaires jusque 1918 environ.

Elle connaitra une carrière assez exceptionnelle.

Adoptée par la Gendarmerie Royale saxonne avant guerre, elle deviendra réglementaire pour les officiers par l’Autriche-Hongrie dès août 1914. Elle poursuivra sa carrière dans l’Armée allemande comme notre exemplaire jusque 1918. Elle sera aussi livrée par l’Allemagne à la Turquie au titre de l’aide à ses alliés.

Plus drolatiquement, elle est adopté réglementairement dès 1912 à hauteur de 30 exemplaires par la Garde Suisse du Pape Pie X pour ses officiers et sous officiers. Elle y restera en service jusque…1990 et son remplacement par le Sig P225 ! Cette bénédiction papale est pour moi plutôt un indice de qualité car l’armemnt pontificale aux diverses époques a toujours été de qualité ( Fusil K31, Remington à bloc basculant, fusils SIG 550…).

Le Dreyse 1907 reprendra du service dans l’après guerre dans l’Armée Tchéco-Solvaque qui ne manquait pourtant pas de savoir-faire en matière d’arme de poing. Elle servi aussi en Finlande et en Lituanie. Le Dreyse 1907 servira aussi et surtout les polices allemandes dans les années 30 pour les Inspecteurs en civils. Autant de témoignages de ses qualités pour moi aussi.

Durant la seconde guerre mondiale, elle fera un curieux et inattendu come-back.

Signalée à pas mal exemplaires dans la Résistance norvégienne (mais d’où sortaient elles?) et dans la Wehrmacht, le Dreyse 1907 connaitra son ultime heure de gloire, si je puis dire, dans les rangs crépusculaires des Volksgrenadiere et du Volkssturm!

Les Volksgrenadiere sont des unités de fortune reconstituées à partir de soldats ramassés dans les bureaux ou les ex-blessés dans toutes unités y compris Luftwaffe et Kriegsmarine. Organisées autour de petits noyaux de vétérans aguerris, ces unités visaient à reconstituer des forces cohérentes après le désastre de l’Opération Bagration en juin- août 44 à l’Est qui avait vu disparaitre tout le Groupe d’Armées Centre – trois armées au complet – une seule à Stalingrad ! – soit environ 500.000 hommes et tout leur matériel.

Le Volkssturm est un délire de Goebbels visant à ramasser tous les hommes non déjà embrigadés entre 16 et 60 ans à partir de septembre-octobre 1944 pour l’ultime bataille en Allemagne même. Les taux de pertes y furent juste prodigieux sans aucun effet sur la suite des opérations.

Ces Dreyse 1907 là furent sortis des arsenaux et distribués pour tout ce qu’il en restait dans les rares étuis ersatz de papier compressés dits « Presstoff ». Ces étuis sont devenus fort rares aujourd’hui du fait qu’ils se conservent évidemment fort mal dans le temps.

Beaucoup de ces Dreyse 1907 ont été in fine capturés par les américain en fin de guerre qui les ont ramenés aux USA. Ceci explique que le Dreyse 1907 y soit un poil plus courant là-bas que chez nous.

L’arme a connu aussi un descendant: le Dreyse modèle 1910 en 9 para, un pistolet assez ressemblant dans ses lignes générales mais qui n’a été produit qu’à environ un millier exemplaires entre 1912 et 1915. Il est fort possible que quelques vétérans de chez nous en ait ramenés quelques uns. Si vous apercevez cette rareté, sautez dessus…

Comme vous le voyez, il en a fait du chemin notre Dreyse 1907 avec sa gueule si particulière, sa culasse de forgeron teutonique et son histoire très tourmentée dans un siècle lui-même plus que perturbé. Une vraie arme au sens noble à la fois techniquement et historiquement. 

 

In fine un très bel exemplaire de Dreyse 1907, en très bon état, ayant servi dans l’armée impériale entre 1914 et 1918 et sans doute un des plus intéressant 7.65 à collectionner et à utiliser au stand. Quitte à en avoir un dans ces 15 autos, autant en prendre un pas courant…

 

 

ARME DE CATÉGORIE B AU CSI: ARME SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIES DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ EN COURS DE VALIDITÉ ET DE LA LICENCE OBLIGATOIRES – COMPTE SIA OBLIGATOIREMENT OUVERT. Expédition contre signature en deux colis séparés d’au moins 48 heures obligatoire.

******************************************************************************************************************************

 

Répétons le ! L’armurerie Flingus Maximus à Paris et partout en France est là aussi pour vos formalités armes entre particuliers, le rachat de collections armes et militaria,  vos estimations d’armes, vos questions armes dans les successions et héritage. Contactez votre armurier préféré via notre formulaire de contact ou à contact@delerea.com

 

Ne manquez pas nos plus belles nouveautés entrées en stock récemment ! Une lettre de nouveautés par mois seulement ! Ne les ratez pas !

Nous n’envoyons aucun mail en dehors des commandes ou de vos questions ! Lisez notre politique de confidentialité