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Très beau revolver réglementaire 1892 – courant mais mythique – Apogée du revolver Made in France – calibre 8mm92 – Arme iconique de 1915 – État Sup !

Revolvers et pistolets de catégorie B

Très beau revolver réglementaire 1892 – arme mythique  et symbolique de la Grande Guerre – Apogée du revolver militaire Made in France – calibre 8mm92 – Canon et chambres miroirs – Mécanique parfaite mais à nettoyer –  Bronzage d’origine à 99, 8% – Carcasse sans aucune peau d’orange – Arme de 1915 en état de présentation et mécanique quasi parfait- Une des dernières datée en production sur le canon – État Sup !

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Description

Il en fallait un. Il y a longtemps que je voulais vous en présenter un. En parfait état.

Pas si facile – et pourtant il y en eu beaucoup – et il y en a encore beaucoup dans nombre de foyers français où des familles refusent d’oublier l’ancêtre qu’ils n’ont pas connu et qui n’est pas revenu de l’ordalie de 14-18 – et qui conservent pieusement ce souvenir venu des temps barbares et fiers.

Mais beaucoup aussi furent très mal traités – planqués durant l’occupation  – oubliés après dans de mauvais endroits – ferraillés par milliers – finalement je n’en vois pas tant que ça impeccables comme celui-là.

Alors que dire du célébrissime et iconique Révolver d’Ordonnance Modèle 1892 ?

Tuons déjà un mythe.

Le 92 ?  Une arme très belle mais bonne à rien à cause de sa cartouche ? Une cartouche anémique au point d’être réduite par certains à une simple arme de suicide pour aviateur descendu en flamme sans parachute et refusant de voir la fin ?

On a souvent entendu des trucs comme ça sur les antennes de “Radio Stand”.

Personnellement, la fréquentation, chez moi presque fantomatique de la grande guerre, m’en fait fortement douter. C’est une guerre où on se tue soit (et surtout) à des kilomètres à coups d’obus de 75 ou 210 Mörser soit à “bout portant” ou courte distance en assaut de première ligne ou pire en “nettoyage de tranchée”. En tous cas des conditions qui font que l’usage d’un révolver présente  un intérêt opérationnel réel. L’expression “nettoyage de tranchée” est en soi assez claire et la 8mm 92 y suffit largement.

Le 9 para du Luger tellement plus puissant ? Bof… Moins tendue que la 7,65 suisse. Je n’ai jamais lu le moindre récit mettant en cause directement l’anémie de la cartouche 1892 à la distance stand de 25 mètres (parce que, déjà, il faut être un tireur excellent pour abattre un homme mobile, lui peut être armé d’un fusil, et qui vous voit, au revolver et à 25 mètres. Et même déjà à 15 !). Quant à une quelconque “anémie” en “nettoyage” de tranchée à un ou trois mètres maximum ou à bout touchant, on rêve. Le 8mm92, c’est pas du plomb-diabolo! A contrario, je n’ai jamais lu non plus de récits d’un manieur de Luger qui descend l’un après l’autre à 25 mètres des français déchainés et mouvants se dirigeant vers lui Berthier armés et baïonnette au canon grâce à son super 9 parabellum…

Le 92 “anémique” ? C’est bon pour le stand à 25 mètre après une série au Desert Eagle ou au Smith 29. Pas mal de Landsers qui suppliaient qu’on les épargne et sans doute aussi quelques fuyards terrorisés repris en main par un sous-off qui ne veut pas que la panique gagne ses hommes, ne l’ont sans doute pas trouvé si anémique que cela, la 92. La guerre est dure.

La cartouche n’est sûrement pas et de très loin la plus puissante mais elle a fait le job. Avec ses 7,8 g poussés par 0,3 à de poudre Tbis pour la cartouche réglementaire sa puissance est proche de la 7,65 qui a fait le même job aussi dans nombreux pistolets semi-auto de cette période. Toujours sans complainte des utilisateurs. Sinon il y a fort à parier que les gars se seraient juste débarrassé d’une arme qui ne leur servait à rien et on en trouverait trace dans les innombrables souvenirs écrits et familiaux de la période.

Et je m’en voudrai, pour clouer définitivement au pilori cette légende de stand, de rappeler l’effrayant bilan d’un attentat récent. Hélas, ce fait divers est conceptuellement bien plus proche des conditions opérationnelles pratiques d’usage du 8mm92 en 1914-1918 que de l’actuel percement de papier en haute précision à 25 mètres. Alors exit la 8mm92 “anémique”. Dire simplement qu’on aurait aimé une cartouche plus “péchue”. Ce qui est d’ailleurs possible en rechargeant soi-même. Et l’arme est alors redoutablement précise en plus.

Et l’arme elle-même alors, que vaut-elle ?

35 francs…

Non je plaisante.

C’est le prix, non négligeable, auquel elle était vendue aux officiers. Mais pas si cher pour un chef d’œuvre d’arquebuserie.

D’où vient-il?

En 1885, l’armée décide de rechercher le successeur à son excellent Revolver 1873. Elle est en vérité un peu contrainte de le faire par les évènements car, en 1884, une nouvelle poudre, la poudre sans fumée est apparue, trois fois plus puissante que l’antique poudre noire. Il faut bien s’adapter.

En 1885 /90 on est en pleine période de perfectionnement tout azimut des revolvers et les pistolets semi automatiques sont encore dans les limbes de l’histoire armurière sous forme de prototypes mamouthesques inutilisables militairement. En 1878, Abadie invente la portière de chargement latérale avec débrayement du chien qui porte son nom. Un an avant, Warnant, un belge avait inventé le chien rebondissant (qui apportait une sécurité de plus lors du transport – surtout à cheval – et limitait les risques enclouages d’amorce assez fréquents sur beaucoup de modèles de ces années). En 1882, les suisses avaient adopté pour la première fois un petit calibre en arme de poing là, où depuis 50 ans, on ne voyait que des calibre 11 ou 12mm. Ce choix s’avèrera particulièrement adapté à la nouvelle poudre vive. Enfin depuis 1869 (invention Smith&Wesson) et jusque 1876 (le brevet du barillet basculant à droite, avec éjecteur en étoile est déposé par Stephen S. Wood en août 1876), l’extracteur collectif de cartouches avaient fait suffisamment de progrès pour être considéré comme acquis.

Notre 1892 va naitre de cette profusion d’inventions et de changement de doctrine. Et il va en tirer la quintessence.

On opte d’abord pour un calibre 8mm pour avoir les même bancs de rayures des canons que ceux qui conviennent au fusil Lebel 8mm 1886 à PSF que l’on vient d’adopter. Pas d’autres raisons.

Un prototype est présenté par le Service Technique de l’Artillerie (STA) le 1er décembre 1886 et les essais commencent en février 1887. Les services vétérinaires de l’armée ont été conviés pour fournir les chevaux de réforme nécessaires aux tests. Et oui. Autres temps, autres mœurs.

Les chevaux s’effondrent en masse et notre futur 1892, qui n’est encore qu’un 1887, est comparé au 1882 Suisse récemment adopté, avec un petit calibre aussi, par les helvètes. Il sort grand vainqueur de la comparaison. Le Ministère de La Guerre commande 1.000 exemplaires de cette arme qui est commercialisée aussi par la Manufacture d’Armes et de Cycles de Saint-Étienne à partir de 1891 pour un prix de 65 francs. C’est cher. Cette arme est aujourd’hui très rare et un objet de collection très désirable. Et coûte un peu plus que 65 euros.

Mais le STA veut encore améliorer son prototype. On améliore le mécanisme interne et le chien est désormais munis d’un percuteur pivotant réduisant à zéro le risque d’enclouage. Mais surtout, sous l’influence du Colt 1890, on adopte un nouvel extracteur collectif en étoile associé à un barillet basculant. Mais celui du 92 est différent de celui du Colt et pour tout dire plus robuste et plus léger.

Cinquante exemplaires de présérie sont à nouveau soumis à essais et, après d’ultimes améliorations de détail du contrôleur Richard, l’un des grands concepteurs de l’arme, le nouveau revolver est adopté par l’Armé française le 1er juin 1892.

La production commence en juillet 1892 avec une commande de 50.000 exemplaires cette fois. L’arme réglementaire ne sera produite qu’à Saint-Étienne – en revanche elle connaitra de nombreux clones civils, produit un peu partout, en Belgique notamment.

Notre Révolver d’Ordonnance Modèle 1892 sera produit in fine de 1892 à 1924 et entre 366 000 à 385 000 exemplaires. Car des exemplaires de la fabrication d’arsenal ont été recédés au marché civil. En tous cas, les chiffres de production dépassent le chiffres des commandes d’État.

Historiquement, il sera de tous les combats de la Grande Guerre. Remplacé officiellement en 1937 par les PA modèles 1935A et 1935S, il sera en fait encore massivement utilisé en 1939/40, dans l’armée d’armistice puis lors des guerres d’Indochine et d’Algérie. On retrouvera bien sûr notre MAS 1892 aux mains de la résistance française et, plus souvent hélas encore, de la Milice. Beaucoup finiront modestement leur vie aux mains des convoyeurs de la BRINK’S, suite un rachat important d’armes par cette société auprès des domaines. Il équipera également la gendarmerie, certains services de police, les gardes forestiers, les douanes et l’administration pénitentiaire.

Évidemment, des exemplaires perdus au cours de cette histoire troublée tomberont aux mains de malfrats même si la plupart, aujourd’hui, dorment au fond de tiroirs ou de piles de drap de demeures provinciales en souvenir d’un ancêtre ayant fait la Grande Guerre, celle dont une partie de l’âme de la France n’est pas revenue.

L’arme est en elle-même une perfection – Toutes les pièces jusqu’à la moindre vis sont forgés et non estampées. Aucune arme militaire d’arsenal nulle part ne dépassera cette qualité de production. Son mécanisme se révèle un parfait exemple de simplicité : 30 pièces en tout y compris les vis et l’anneau de calotte (entre 52 et 64 pièces pour les modèles comparables de Colt et Smith&Wesson). Toutes les pièces sont parfaitement interchangeables d’une arme à une autre et leur qualité / configuration interdit quasiment toute possibilité de rupture. A condition d’assouplir avec soin le ressort principal, la précision est réellement excellente. Même, si encore une fois, ce genre d’ arme réglementaire est surtout faite pour tenter d’aligner un hostile entre 50cm et 5 mètres et moins pour le tir de précision à 50….

Sécurité du chien rebondissant, plaque de recouvrement d’accès simplifié au mécanisme, démontage enfantin,  pièces toutes numérotées pour l’ordre de démontage/remontage, verrouillage de barillet à double came interdisant toute rotation libre (toujours une chambre pleine devant le canon et pas de roulette russe!), sureté d’ouverture de la portière, elle-même adaptée à un rechargement dans l’obscurité sans risque de rater une chambre, bronzage magnifique et très résistant, légèreté, prise en main excellente. Tout y est. Sans doute, le meilleur révolver sortis de nos arsenaux et le plus parfait techniquement des revolvers militaires adoptés par les armées du monde entier en cette fin de siècle.

Le 1892 témoigne d’une maitrise technique absolue qu’aucune invention dans le domaine du revolver n’a dépassé depuis lors et d’une qualité de fabrication hors normes, impensable aujourd’hui. Pour information, le contrôle qualité sur cette arme était tel que la plupart des pièces rebutées au contrôle ont servi à monter les fameux exemplaires civils stéphanois que tout le monde trouve superbes et qui s’arrachent à des prix fous de nos jours.

A chaque 1892 que j’examine aujourd’hui, la simple ouverture de la plaque de recouvrement me plonge dans un abîme de perplexité quand je songe au degré de maîtrise et de conscience professionnelle des ouvriers qui ont fabriqué cette merveille.

Jusque 1900, le 1892 fut réservé uniquement aux officiers. Sa silhouette gracile nous parle d’une culture nationale faite de goût, d’élégance, de génie de conception et de travail. Une culture française, mère des arts, des armes et des lois.

C’est d’ailleurs l’extrême qualité de cette fabrication qui explique que, pour faire face aux besoins de la grande guerre, la France sera obligée de commander des masses de revolvers au calibre 8mm92 et des dizaines de milliers pistolets Ruby ou autre Star 1914 en Espagne. Il était en effet impossible de produire une telle masse d’armes de la qualité de finition du 1892 dans des conditions de guerre.

Cette arme star a aussi fait du cinéma : les Sentiers de la Gloire, Coup de Torchon, Un Long Dimanche de Fiançailles, A bout de souffle, Joyeux Noël, Les Brigades du Tigre, Fort Saganne, … Une star vous dis-je !

Notre exemplaire est en excellent état, si ce n’est mieux encore. Et il nous raconte une grande histoire. Il est né durant la guerre et fait partie de la toute dernière série datée . Les 1892 on vu leur date de production gravée sur le canon précédée de la lettre “S” pour Saint-Étienne de juillet 1892 à septembre/octobre 1915. Après cette date, les canons ne sont plus datés. Le notre porte un magnifique “S1915” et est à coup sûr un combattant de la Grande Guerre.

Il est numéroté H74516 avec lettre “C” “C” sur le canon qui confirme un exemplaire de fin 1915 et l’un des tous derniers datés.  L’exemplaire encore daté sur la canon pour la grande guerre le plus haut connu est le H74591…

Son mécanisme est parfait mais sale (il mérite un nettoyage total) – Aucune peau d’orange externe nulle part. Bronzage à 99,8%. Il mériterait peut être l’assouplissement de ressort principal évoqué ci-dessous. 

Canon et chambres miroir (toujours à nettoyer). Rayures bien nettes – Aucun jeu – aucun entrefer d’usage excessif.

Plaquette en parfait état. Intégralement monomatricule. La portière, le chien et la détente ont encore leur jaune.

Bref un très bel exemplaire, dans un état rare aujourd’hui, qui ne mérite qu’un nettoyage consciencieux et prudent pour devenir parfait.

Je le livrerai avec un étui de 1892 simplifié Modèle 1915 pour une parfaite adéquation historique.

Offrez vous un monument de notre mémoire collective en TBE. Le 1892 est une arme d’aristocrate sans peur ni reproche. Le faire à nouveau chanter au stand est un honneur. Sa voix sèche appelle la mémoire des hommes d’une génération de fer, nos ancêtres.

 

ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIE DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ ET ORIGINAUX DES VOLETS 1 ET 2 DE L’AUTORISATION. Expédition contre signature en deux colis séparés d’au moins 48 heures obligatoire.

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