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Vendu !
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Très rare et beau Pistolet Luger P08 de Police – Période Weimar – Fabrication spéciale DMW de 1920 à 1921 Police /Armée – Un des 45.000 produits neufs dits « Alphabet DWM »- Rare sûreté de gâchette « Schywie » post 1933 – Intégralement mono-matricule sauf chargeur – Très belle mécanique et esthétique – Très bon canon – État rare et d’une grande rareté – TBE+/TBE++
Revolvers et pistolets de catégorie BTrès beau Pistolet Luger P08 – Rare modèle de fabrication neuve pour la Police dans la période Weimar – Belle production DWM de 1921 – Un des 45.000 produites neufs dits « Alphabet DWM » – Intégralement mono-matricule sauf chargeur militaire III° Reich – Excellent état mécanique – Très beau canon à belles rayures – Bonne détente fort peu militaire – Rare sûreté de gâchette « Schywie » post 1933 – Gravures et poinçons tous présents et bien nets – Bon bronzage refait d’époque – Aucune peu d’orange – Excellente et rare pièce de police de la période Weimar ayant poursuivi une longue carrière sous le III° Reich – Une pièce de collection recherchée – Une pièce Flingus ! – TBE+/TBE++
Vendu !
Description
En voilà un beau. Et un pas si facile que ça à trouver, croyez moi. Surtout dans cet état.
Une vraie trouvaille Flingus. Pas que je sois plus malin que les autres. Du tout. Mais moi je les cherche activement. Pour vous. Comme le collectionneur passionné que j’ai été de toutes ces choses.
Et de temps à autres, j’en serre un. Un pas courant du tout.
Haaaaaa! Si on pouvait les collectionner tous ces Lulus. Car il est si vaste et si intéressant le monde du Luger.
Mais là je me sens tout petit. Il y a une telle montagne à écrire rien que sur ce Lulu là.
Je suis très confus vis à vis de mes fidèles lecteurs mais, là, je vais devoir caricaturer et simplifier encore plus que d’habitude tant c’est complexe. Mais c’est surtout passionnant.
Le sujet, c’est les Luger de Weimar. Dont voici un très bel et rare exemplaire – Noter de suite qu’il est bien marqué « 1921 » en marquage de chambre originel et pas « 1920 ».
Il n’a donc rien à voir, déjà, avec les clauses d’armistice et les sur-marquages « 1920 » appliqués pour pister les Luger impériaux remis en circulation sous contrôle des alliés afin d’assurer un minimum d’ordre dans une Allemagne en perdition . Au moins directement. On va y revenir.
On va aller du contexte général jusqu’à notre arme de ce jour. En simplifiant « grave ». Mais juste pour bien situer ce que nous avons sous les yeux.
En 1918, l’Allemagne se fait dessouder par les alliés avant de tenir absolument à remettre le couvert pour se faire dessouder une deuxième fois 20 ans plus tard. A peu près pour les mêmes raisons de folie de grandeurs (mais sans de Funès pour nous faire rire) et avec le même résultat. Une défaite cinglante.
Commence ici l’ultra complexe histoire des Luger de Weimar. Une histoire trop négligée chez nous que je dois parcourir ici à grande enjambées.
En 1918, donc, il y a des Lugers militaires de 1904-1918 et des commerciaux (surtout d’avant-guerre) un peu partout: dans les restes de la défunte Heer, chez les Corps Francs, chez les démobilisés, chez les émeutiers spartakistes de Berlin, chez ceux de Kurt Eisner en Bavière, chez les voyous, chez les policiers, chez ceux qui les ont volés et planqués, chez les lilliputiens, etc, etc.
Oui mais le Traité de Versailles de 1919, signé par l’Allemagne à contre cœur, ne veut que 94.000 soldats, 6.000 officiers, 15.000 marins et 150.000 policiers (l’effectif policier d’avant-guerre). Pas une tête de plus.
Si le Traité de Versailles lui-même ne rentre pas dans le détail des Lulus à récupérer, la Commission Inter-alliée de Désarmement ou IMKK (Inter-alliierte Militär kontroll-Kommission), elle, va se passionner pour la question.
Déjà, tous les Luger longs (P08 d’artillerie chez nous), les PM genre MP18 et les fusils anti-chars sont tout simplement interdits et voués à la destruction totale.
Tant le nouveau Gouvernement de Weimar que l’ IMKK vont s’acharner sur toutes les armes trouvées via des fouilles en unités et magasins, des campagnes assez généreuses de rachats, des menaces judiciaires.
L’arsenal de Erfurt est démantelé. L’IMKK fait tout ce qu’elle peut aussi pour fermer la DWM, l’autre grand centre de production de Lulus.
La DMW sera finalement reprise par la BKIW de la famille Quandt dès 1922 pour sauver les meubles (et faire une bonne affaire au passage).
Les destructions d’armes sont considérables ce qui n’empêchent nullement militaires et policiers allemands d’en planquer aussi un maximum.
Dès février 1921, la Reichswehr déclare tranquillement ne posséder que 52.000 Luger. La plupart sur-marqués « 1920 » au coté de leur date originelle de production en chambre et déclarés à la fameuse IMKK.
52.000, c’est bien sûr un très gros mensonge.
L’IMKK, elle même, est contrainte de laisser tourner quelques usines d’armement léger. D’abord, car les fermer sans aucun contrôle empêcherait tout contrôle justement. Et parce que les allemands ont le culot de dire qu’ils vont sans doute manquer d’armes pour armer leur police et leur armée puisqu’on leur a tout pris… Là, c’est à peine caricaturé.
De plus, les alliés sont pris entre deux feux, car, effectivement l’Allemagne est en pleine révolution, émeutes, Corps Francs, Ligues Communistes, Sociales-Démocrates, Monarchistes, etc . Tout le monde est armé et se tire dessus. Et il faut rétablir l’ordre.
Pour les Luger, c’est Simson&Co à Suhl qui est la seul usine officiellement autorisée par l’IMKK à produire des Luger pour ce faire. Simson n’en produira que 12.000 dans ces conditions.
En réalité, hors des rares exemplaires Simson de cette époque, et compte tenu du fait que le temps passe vite (les contrôles vont commencer à s’affaiblir sérieusement dès 1923 et on sera vite en 1933), l’Allemagne refait très vite quelques Luger tout neufs.
Non pas les Luger récupérés post guerre et sur-marqués « 1920 » par la Commission pour attester de leur contrôle mais bien des Luger fabriqués à neuf (même si souvent avec des pièces de récupérations ou retraitées). Elle en refera dès 1920 et jusque 1933.
Il existe donc bien deux marquages « 1920 » différents – Celui apposé lors des contrôles de l’IMKK sur les ex-armes impériales et celui apposé sur des armes produites à neuf dès 1920. Ce n’est donc pas du tout la même chose.
Les collectionneurs hexagonaux confondent souvent ces deux types d’armes. Mais les Luger effectivement produits sous Weimar sont eux fort rares statistiquement.
Alors c’est quoi ces « Luger de Weimar » produits neufs?
On va essayer de repartir des totaux pour y voir plus clair.
Mais d’abord un préalable pour éviter les confusions: tous ceux que vous voyez fabriqués par Erfurt ou DWM avec des « double date » genre « 1917-1920 » « 1914-1920 », parfois même simplement « 1920 » seulement sur des « Marine » ou des « Artillerie », sont le plus souvent soit des armes impériales en bon état, contrôlés IMKK et repartis « légalement », dans le cadre des traités, soit des ré-assemblages post guerre de Luger Impériaux. Ré-assemblages qui ont énormément occupé DWM et consorts…
Tous ces Luger impériaux passés en commissions IMKK ou « retraités » pour Weimar à base de Luger impériaux déjà existant, « le recyclé » si je puis dire, c’est environ 102.000 armes.
Mais c’est du recyclé d’armes antérieures. Pas des armes nouvelles produites sous Weimar. Notre arme n’en fait donc pas partie.
La « vraie » production de Weimar, comme notre arme, c’est du « neuf ». Du vrai Made in Weimar après 1919. Certes fabriqué à partir, parfois ou souvent selon les périodes, de quelques pièces retraitées, mais ce sont des armes neuves.
C’est bien de ces fabrications d’armes nouvelles sous Weimar et seulement de cela dont je parle désormais.
A défaut d’en avoir tant que cela en quantité (199.000 seulement en presque 15 ans en tout – ce n’est rien), il y a en aura beaucoup de variantes (des dizaines), plus rares les unes que les autres, de ces Lulus réellement produits sous Weimar entre 1919 et 1933. Et souvent, d’ailleurs, ce sont des commerciaux.
Alors qui sont-ils?
Des Militaires et des Police d’abord (82.250 DWM +les 12.000 Simson). Mais, paradoxalement, encore plus d’ « exports » (y compris vers des forces de polices ou militaires étrangères) et des commerciaux (104.750 en tout pour les commerciaux et les exports).
On ne peut pas faire ici l’histoire de toutes les fabrications de Weimar. Ce serait trop complexe.
Mais on peut regrouper ces fabrications Weimar en trois grandes catégories créées par les collectionneurs américains (qui eux ont l’avantage sur nous de pouvoir constituer de splendides collections d’armes de poing sans quota). Ces catégories sont reprises par le Still, une des bibles sur le sujet.
Cela nous permettra cette fois de situer très exactement notre arme de ce jour.
On a d’abord – 1ière catégorie- ce qu’ils appellent des « Weimar 5 digits » (« à 5 chiffres ») ou les « 20 DWM » dans l’ouvrage de Still.
Ceux là ont tous été fabriqués entre 1920 et 1921 par la DMW avant son rachat par Quandt (DWM rebaptisée BKIW en 1922 mais les armes sortent encore avec des genouillères « DWM »).
Ils sont généralement (pas uniquement) sans aucune date en chambre (1er moyen de les reconnaitre car c’est peu courant dans la grande famille Luger), souvent avec des poinçons civils (on se cache, on se cache…), et tous dans des numéros à 5 chiffres et sans aucune sans lettre suffixe. Surtout, ils sont tous entre les numéros de série 74845 et 91989.
Ici c’est un bazar d’une grande complexité: 50 commerciaux pour la Suisse (!) – je vous laisse imaginer la rareté – des 9 para en canon 4 pouces classique; des 7,65 en 3 pouces 5/8; des Stoeger export pour les USA ( 500! ), des datés « 1920 » ou « 1921 » passés à la police (respectivement pour 400 et 1100 exemplaires), des commerciaux, et même 200 exemplaires non datés pour la Police de Bâle en Suisse…
Mais c’est 17.000 armes seulement en tout et pour tout. De l’artisanat sur commande comparé à la production de guerre. Dès 1920 ! Tous à 5 chiffres sans lettre suffixe encore une fois. Vous saurez désormais les reconnaitre.
Seconde catégorie de Luger Weimar, ceux produits entre 1921 et 1928.
Ceux-là sont toujours produits par la DWM après reprise par BIKW pour la plupart. Beaucoup sont faits à partir de 100% de pièces neuves. Mais pas tous, loin de là. Pas mal d’entre eux combinent pièces neuves plus de la récupération de stock ou des pièces retraitées à neuf – souvent des genouillères.
Mais surtout la numérotation change. On repart pour tous sur une numérotation à 4 chiffres en blocs et à lettre suffixe. Ils sont 140.000 à avoir été produits ainsi. Le retour de la lettre suffixe les a fait baptiser « Alphabet DWM » par les collectionneurs américains.
Et ceux-là, on les divisent eux mêmes en deux grandes sous-catégories dont l’une est celle de notre arme de ce jour:
D’abord, les commerciaux et export qui tous en lettres i,k,l,m,n,o,p,q,r – Ils ont été produits à 90.000 exemplaires. Comment les reconnaitre ?
Outre ces lettres, ils sont très majoritairement vierges en chambre aussi – pas de date (sauf série « i » presque tous datés « 1921 »), ils sont en calibre 7.65, en canon 3 pouces 5/8 (légèrement inférieur au 10.16cm / 4 pouces standard) et beaucoup sont marqués « Germany ». Ceux-là c’est 75.600 exemplaires sur ces 90.000. C’est la grosse majorité.
Les autres « commerciaux » (90000 – 75600= 14.400 pièces!) c’est encore un bazar sans nom : 10 variantes. Encore une poignée de Stoeger pour les USA, 6.000 en 7,65 pour l’Armée finlandaise et pire, pour bien nous les casser, encore 100 exemplaires pour la Marine de Weimar en 7.65, et même quelques « commerciaux » quand même datés « 1921 » mais en série « i » et repartis dans la Police ! Là, on voit aussi des chambres marquées « 1924 », « 1925 », « 1928 »…
Vu les nombres produits et ce qu’il en reste, on les croise pas souvent (euphémisme).
Ensuite, seconde sous catégorie de ces DWM Alphabet, celle qui nous concerne directement avec notre arme, une rare fabrication à neuf de 1921. Cette fabrication comprend un lot de seulement 50.000 exemplaires spécialement pour la Reichswehr et la Police de Weimar. Et ceux-là tous ceux-là sont de 1921 et seulement de 1921.
Mais eux sont, en revanche, tous marqués en date en chambre. Ils sont aussi à quatre chiffres et avec une lettre suffixe (puisque ce sont des DWM Alphabet). Mais surtout cette lettre suffixe est toujours et seulement un « a », un « b » ou un curieux « ns ». C’est même à cela qu’on les reconnait sans erreur.
De plus, ils portent tous obligatoirement soit un Waffen amt ArA4 soit un WaA 4. Curieusement, celui est précédé soit d’un petit aigle classique Weimar soit d’un autre oiseau que les américains ont baptisé « colombe » (« Dove »).
Ceux là (les Alphabet Police/armée) sont tous datés en chambre encore une fois (et pas sur-marqués). Ils sont soit « 1920 » ou « 1921 » ou encore « 1920/1920 », « 1920/1921 ». Et même s’ils ont tous été produits uniquement en 1921 encore une fois!
Désir d’enfumer la Commission d’armistice IMKK ? De leur rendre une apparence « contrôlée » avec ces variantes du marquage « 1920 » en chambre ? De jouer sur les numéros de série ? Je sais pas mais c’est comme cela.
C’est très exactement le cas de notre arme de ce jour. Une pure arme Weimar neuve, de police, à chambre marquée « 1921 » seulement, à quatre chiffres, à suffixe b) et à Waffen amt WaA4. On va y revenir.
La dernière des 3 grandes catégorie d’armes fabriquées sous Weimar seront les « 29 DWM » toujours selon la terminologie des collectionneurs US – Ceux là sont tous en série « s », « t » et « u ». Eux ne sont pas datés en chambre (à 95%). Ils ont tous été produits en 1929 et 1930 avant la reprise de la production des Luger par Mauser en 1930, Mauser qui, ensuite, n’en a pas beaucoup produits entre 1930 et 1933… Il y en a eu très peu aussi: 30.000.
Ces derniers ont presque tous été attribués à la Police, un peu à l’armée (moins de 1000 pour la Marine) et le solde sont des divers commerciaux ou repartis dans la Police ou même non identifiés dans le transfert de la production à Mauser. Ils y sont peut-être même arrivé en pièces détachées. La grande majorité de ceux-là, ceux de Police, portent le Waffenamt Aigle Wa66. Autre moyen de les identifier.
Combien en reste-t-il de ces 199.000 Luger en tout fabriqués à neuf sous Weimar ?
Pas grand chose Les collectionneurs du monde entier se les arrachent car ils sont pour beaucoup infiniment plus rares que les modèles seconde guerre mondiale « classique » ou ceux de 1914-1918.
La seconde guerre mondiale et les destructions administratives ont laissé fort peu de survivants sur cette production totale de moins de 200.000 armes réalisée sous Weimar. Nombre de pièces ont été aussi recyclées et re-nazifiées.
Arme d’aristocrate, hautement technique, complexe mais fiable et très bien finie, dès 1920, l’Allemagne retrouve ses standards de production des beaux P08 d’avant guerre. Elles sont au niveau de finition des meilleures productions d’outre Rhin.
In fine, seule une poignée de « happy few » a pu traverser l’Histoire et parvenir jusqu’à nous en bon état global. Voire mieux que cela. En voici un. Il faudra en prendre soin.
Notre rare exemplaire de Police de Weimar est vraiment plus que très bien.
Il est d’abord mono-matricule sauf le chargeur. Déjà en seconde guerre mondiale ce n’est plus du tout courant mais en Weimar…
Notre arme est une des 50.000 armes Alphabet DMW produites en 1921 pour la police et pour l’armée. Ces armes, comme indiqué plus haut peuvent être marquées « 1920 » « 1921 » (45.000 sont ainsi datées) ou ou « 1920/1920 », « 1920/1921 » (5.000 seulement portent ces doubles dates dans cette série).
Et même si elles ont toutes été produites en 1921 encore une fois.
La seule chose dont on soit sûr est que celle qui portent un « 1920 » frappé d’usine en chambre (qui n’est pas le 1920 sur imposé par la Commission de Contrôle encore une fois – le lettrage est différent) sont toutes des armes attribuées à l’Armée (et pas à la Police).
Notre arme est « text book » de cette production: une pure arme Weimar produite neuve, marquée « 1921 » seulement en chambre, de police donc, numéro de série à quatre chiffres, bien à lettre suffixe b) et à Waffen Amt WaA4. 100% dans les clous!
C’est donc une arme de Police qui a même poursuivi sa carrière sous le III° Reich. Comment le sait-on ?
Et bien son Waffen Amt WaA4 est précédé de ces étranges colombes relevées par les collectionneurs US (pour les militaires, c’est bien le même WaffenAmt WaA4 mais précédés des petits aigles classiques des armes sous Weimar différents de ceux du III° Reich).
Et surtout notre exemplaire présente, en plus, une caractéristique peu courante, typiquement Police, typiquement III° Reich, et rare parmi dans tous modèles de Luger confondus : une sureté de gâchette Schiwy coté gauche en culasse.
Kesako ?
Dans la longue et complexe histoire de variations de sécurité des armes Luger (sécurité de chargeur rendue obligatoire en 1933 par le Ministère de l’Intérieur de Prusse puis abandonnée, l’histoire du sens des sécurités de culasse à levier notamment sur les P04 Marine, notre sécurité de gâchette Schiwy, …), la police allemande a rajouté, depuis la fin de la période Weimar sur ses DWM, la fameuse sécurité Schwyë, Schywie, Schwyz, Schwywie ou même Schwy (selon les tenants de telles ou telles orthographes et théories d’origine).
En réalité, cette sûreté a été inventée par Ludwig Schiwy en 1929 (brevet DRP501267 de juillet 1929). Elle est rendue obligatoire sur les armes de Police de Prusse en 1933. Les bavarois n’en voulaient pas (comme d’habitude). C’est Himmler qui mit tous le monde d’accord en l’imposant à toutes les forces de police quand il lui échut de chapeauter toutes les polices du Reich en 1936.
Cette sûreté de gâchette Schiwy ne fut jamais militaire. Elle est propre aux seules armes de Police et n’a même jamais été proposée sur les armes commerciales. Cela confirme définitivement l’origine police de notre arme qui a donc poursuivi sa carrière dans la Police du III° Reich après 1933.
Cette sécurité vise à immobiliser la gâchette par une petite lame visée en sommet de carcasse côté gauche si une partie du mécanisme interne de l’arme n’est pas correctement positionné (culasse incomplètement verrouillée /rabattue par exemple).
L’objet est alors d’empêcher l’arme de faire feu accidentellement en cas de manipulation maladroite (appui sur la queue de détente) ou suite à un choc du à une chute.
Elle était en principe présente obligatoirement sur toutes les armes de police. On la retrouve donc aussi sur des Luger de Police en lettre « G » (1935) « 1936 », « 1937 » des « 1939 » ou des « 41 byf » ou des S/42…
32 codes / dates différents ont été retrouvés sur les Luger de diverses collections US avec cette rare sûreté!
Mais elle fût supprimée début 1942 dans un souci de simplification de fabrication. Le trou de fixation de la sûreté est néanmoins parfois encore usiné – incroyablement proprement d’ailleurs (!) – mais la sûreté n’est pas installée – j’en ai eu un comme ça.
Bref, la sûreté de gâchette Schiwy est une particularité rare dans l’histoire des armes Luger. Une sorte de marque distinctive de la Police allemande entre 1929 et 1942.
Le bronzage de notre arme est superbe. Présent à 90%. Quelques rayures en avant de poignées – Des zones d’éclaircissements sont présentes presque uniquement en coté gauche du à un port en étui. C’est essentiellement visible en arrête et en portière. Très légèrement en bout de canon. Mais cela reste très limité. L’arme est juste TRÈS belle.
Elle a peut-être été re bronzée très anciennement et très professionnellement même si tous ses marquages sont bien nets. C’est ancien car elle porte des traces de port en étui ultérieur à ce même bronzage comme signalé plus haut.
Il est fort possible que ce bronzage très « pro » ait été refait quand l’arme est repassée en armurerie vers 1930/1933 pour se voir installer sa nouvelle sécurité Schiwy dont elle était dépourvue en 1921. Le bronzage de 1921 était sans doute à reprendre en 1933.
L’arme porte aussi encore de larges traces de ses dorures anciennes. Extracteur, queue de détente, levier de portière, de sécurité, poussoir de chargeur coté droit possèdent encore pas mal du jaune paille d’origine qui n’était pourtant pas destiné à durer. Partout là où cela doit être. Si cela a été refait c’est pro et déjà fort ancien encore une fois.
Les pièces bleutées d’origine (ressort de poussoir de chargeur, d’extracteur, ou axes de genouillère) le sont encore aussi. Très bel exemplaire.
Les moindres défauts sont, comme d’habitude avec moi, TRÈS exagérés sur les photos par mes TROP gros plans mais comme ça vous voyez tout. Les photos d’ensemble sont représentatives de l’état de l’arme qui est très très bon état encore une fois.
Aucune rouille ou peau d’orange nulle part. C’est très rare sur ces armes compte tenu de leur âge, de la période traversée, et des affres subis lors d’un siècle de stockage souvent plus ou moins heureux.
Tous les marquages et poinçons sont tous bien nets et bien lisibles – Les plaquettes sont les bonnes en bois huilés d’origine et pas en bakélite ou en bois « sec » comme pendant la seconde guerre mondiale.
Elles sont en TBE pour leur âge, un poil usée en surface – je signale, par pure abnégation professionnelle, que celle de droite bouge très très légèrement sur 1 à 2 mm. Elle a pu jouer un peu dans le temps. Cela ne gène en rien le tir et ne se voit pas du tout. Les vis sont impeccables.
Le chargeur est un modèle militaire allemand seconde guerre mondiale ce qui n’est pas particulièrement étonnant sur ce type d’arme.
Bref une arme esthétiquement premium en TBE+/TBE++.
L’arme est mécaniquement impeccable aussi. Elle est à nettoyer à 100% mais elle est vraiment très belle cette ancêtre de 105 ans. L’arrêtoir de culasse et sécurité de chargeur sont parfaitement fonctionnels.
Les ressorts restent très fermes. Elle tirera de la manufacturée sans souci. Excellente détente pour une détente « militaire ». Course courte et départ bien net.
Le canon est encore brillant avec de belles rayures bien nettes ce qui est assez rare sur ces bébés plus que centenaires désormais. Il a été jaugé à 8.82 en usine et a encore tout son potentiel.
Il est si beau que j’en recommande une utilisation modérée car ils deviennent TRÈS difficiles à trouver dans un tel état.
Aaaah… Que je les aime ces Lulu avec leur « complication » au sens que l’horlogerie suisse donne à ses montres, leurs histoires « personnelles » pleine de surprises pour qui sait les chercher, leur finition au top, leur look à la James Bond ou à la Guerre des Étoiles comme on voudra. Et leur mouvement d’étrier comme un cœur qui bat au rythme de la canonnade de l’Histoire.
Bref une très belle et rare pièce de Police, une des quelques survivantes des fabrications neuves et limitées de Weimar, qui a poursuivi sa carrière sous le III° Reich pour venir à nous dans un état excellent – une addition de choix pour tout collectionneur d’armes réglementaires européennes du XX° siècle et, au premier chef d’armes réglementaires allemandes.
ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIE DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ EN COURS DE VALIDITÉ ET DE LA LICENCE OBLIGATOIRE – COMPTE SIA OUVERT BIEN ÉVIDEMENT – Expédition contre signature en deux colis séparés d’au moins 48 heures obligatoire.
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