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Vendu !
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Très rare pistolet SIG P210-5 – « Le » P210 de compétition! (et pas seulement de précision!) – Cal. 9×19 – Arme SIG 100% SIG Suisse d’avant 1984 – Canon 15 cm neuf – Guidon Patridge déporté et hausse micrométrique 100% acier – Arme de mars 1971 – Très beau bronzage / phosphatage – Détente compétition – Un des 3.294 P210-5 ! – Fonctionnement de rêve – 2° chargeur – État TBE++/TBE+++ !
Le musée de Maître Flingus, ou "c'est déjà vendu !" avec descriptions et photos !Très rare et très beau pistolet SIG P210-5 – « Le » P210 de compétition ! (et pas seulement de précision!) – Arme SIG 100% SIG Suisse d’avant 1984 – Calibre 9×19 -Canon 150mm (contre 120mm sur les SIG standard) – Canon splendide à l’état de neuf – Guidon Patridge déporté et hausse micrométrique 100% acier d’une solidité d’airain – Arme éprouvée en mars 1971 – Très beau bronzage / phosphatage sans marques significatives de manipulations ou d’usure – Mécanique et fonctionnement de rêve – Ensemble détente de compétition – Un des rares 3.294 SIG P210-5 ! – Boite d’origine au numéro – Cible d’essai d’origine aussi – 2° chargeur – État TBE++/TBE+++ ! Arme de haute qualité en état quasi neuf pour un tireur passionné et collector de première bourre pour un collectionneur exigeant !
Vendu !
Description
Maître Flingus vous a déjà raconté la saga du P210 ici à l’occasion de la présentation de ce beau P210 militaire en numérotation A.
Rappelons juste pour situer notre P210-5 de ce jour que ce n’est qu’en 1957 que la désignation civile SP47/8 est changée pour celle de « P210 ». Elle apparait ainsi pour la première fois au milieu des autres désignations de ce même pistolet dans la nomenclature de SIG.
Rétrospectivement, la dénomination « Modèle P210-1 » recouvrira toutes les armes produites jusque 1965 inclus.
La dénomination « P210-2 » recouvrira tous les modèles standards, militaires ou pas, produits à partir de 1966 (ça commence avec le numéro de série P 59071). Avant 1966, les P210 militaires sont des M49 (Modèle 49 adopté fin 1948)
La mention « P210-3 » sera attribuée à une fabrication pour la police de 3 cantons suisses Bâle, Lausanne et Glaris. Ils seront produits entre 1951 et 1964 (N° de série P 6791 à P 6840 et P 8001 à P 8893).
La mention « P210-4 » s’applique aux fameux et rares 5.500 pistolets à indicateur de chargement produits pour les gardes-frontières allemands (N° de série en D de D 1 à D 5500).
A partir de la dénomination « P-210-5 » et suivantes (l’espèce rare de ce jour avec son canon de 150mm à guidon démontable) et y compris le déjà peu courant « P210-6 » et le très rare « P210-7 » en 22lr, on est dans des productions SIG suisse de tir sportif des années 1965 et plus.
La qualité de ces armes sportives est exceptionnelle et les organes de visées sont ici réglables pour la compétition. Des bijoux à la qualité intraitable.
A savoir:
- toutes les armes militaires suisses, elles, sont en numéros de série en A sur la carcasse de A 100001 à A 213110 (avec ou sans un « P » frappé tout seul sur le pontet selon qu’ils aient été ou non conservées par leur titulaire militaire une fois revenu à la vie civile)
- Les armes en P sur la carcasse devant le n° de série ont été produites pour la Police si elles sont avec les numéros déjà indiqués ci-dessus en 1951 et 1964. Et, pour assez peu in fine, ces productions en P sont aussi des productions purement civiles prises au milieu des armes militaires en série A mais avec des numéros entre P 5004 (1949) à P 79150 (1975). Car rien d’autre de fondamental que cette lettre « P » de numéro de série ne distingue un civil d’un militaire. Les civils ont même aussi un anneau de dragonne (même le P210-6 de tir sportif). Ce sont strictement les mêmes avec un P en plus pour les civils. C’est tout.
- Les très rares P210-5, en version « Heavy Frame » ou pas, les versions du P210-6, Heavy Frame » ou pas, ou P210-7 en 22 LR sont aussi compris dans ce « paquet » en lettre P.
Les numéros P 79600 à P 97950 sont tous des modèles privés commerciaux fabriqués en Suisse par SIG Sauer Switzerland (et assemblés par Hammerli de mémoire) entre 1976 et 1984, ce qui ne retire rien à leur qualité d’ailleurs.
Le saut de série dans les n° 300 000 indique lui des productions Swiss Arms/SIG Sauer et le passage de carcasses forgées traditionnelles à une production par laser et commandes numériques. On est ici ailleurs en termes de qualité, ajustements et durabilité. Tout se termine un jour…
Désormais vous savez situer le sigle P210-5 dans sa nombreuse famille. Et vive la Suisse et ses nombreux cantons, fromages et P210!
Le succès du 210 fut mondial. Il est encore une référence incontournable du tir militaire ou civil.
Fondamentalement, le P210 est pistolet simple action avec une architecture générale proche du Colt 1911 mais remodelée dans un sens de simplification (exercice toujours difficile) et de la modularité.
Ce qui rend le SIG P210 suisse exceptionnel, c’est sa qualité de fabrication.
D’abord, le contrôle qualité de SIG fut sans doute le plus sévère du monde notamment pour des armes civiles (les armes militaires sont par définition très contrôlées). En outre, la qualité de l’acier des canons est sans doute dans ce qui s’est fait de mieux.
Quelques exemplaires répertoriés ont 120.000 coups ou plus et sont sont toujours aussi précis. C’est exceptionnel pour un pistolet.
Ensuite, le P210 a été dessiné dès l’origine pour la précision. Les suisses ont compris que la régularité était la source ultime de la précision tant pour ce quelle apporte après réglages « définitifs » des organes de visée que pour ce qu’elle apporte à l’entrainement. Si les résultats varient, c’est vous. Pas l’arme.
Or, au-delà du tireur, la régularité vient autant de la mécanique que des finitions (et des munitions aussi au passage). Et un tour de passe-passe technique les y a bien aidé.
Dans la plupart des PA, la glissière coulisse à l’extérieur de la carcasse. Sur le P210 c’est le contraire, la glissière coulisse à l’intérieur du rail de la carcasse. Le jeu latéral entre les parties fixes et mobiles est ainsi supprimé. Le jeu longitudinal est sensiblement amoindri aussi. Cette construction associée un assemblage très serré mais très finement ajusté pour rester fluide quand même apporte au P210 une grande rigidité qui explique sa régularité du tir. Mais c’est beaucoup plus cher à usiner et à ajuster.
Autre point fort: son entretien. Le SIG P210 est toujours impeccable de partout. Obsession suisse de la propreté !
Son démontage et remontage en se fait en quelques vingt secondes et le bloc-platine est amovible en entier (façon Tokarev ou Garand) pour un nettoyage facile et rapide des parties intimes du pétard…
Entre parenthèses, c’était aussi un des traits du P35 A tricolore. C’est bien une invention de la SACM et de Petter car je doute qu’ils aient eu un TT 33 soviétique à disposition avant 1935 pour s’en inspirer.
Bref le SIG P210 est une rolls du pistolet militaire! On peut même affirmer sans exagérer que cette Rolls est devenue un mythe. Justifié pour une fois en plus.
Et c’est ici l’une des versions les plus abouties – et les plus rares – de cette Rolls, en version civile cette fois, que vous propose Maître Flingus.
Un P210-5, la version Haute Compétition du P210 !
Mais pour l’avoir entre les mains ce P210-5, il aura fallu 20 ans…
Vingt ans après le développement du SP47/8 (de 1947) pour que SIG introduise enfin son premier pistolet de tir dédié à la compétition la plus élevée, le P210-5. On était en 1967.
Éliminons tout de suite un possible confusion : Le P210-6, version « publique » (Ça ne veut pas dire courante) de tir sportif du P210-2, n’est pas le P210-5, qui lui est une arme conçue d’abord pour la compétition des équipes nationales civiles suisses.
Le P210-6, lui, est un P-210 standard à canon standard de 12 cm mais doté d’une hausse de précision (au lieu d’une hausse fixe pour le P210-2) et d’une butée de détente réglable (non réglable sur un P210-2). La version sport d’une arme militaire pour faire court.
C’est d’ailleurs ce qui fait qu’il est interdit au TAR. Lui a été conçu dans les années 50.
Mais on va voir que l’histoire ce complique un peu car il existe aussi une très rare version (tardive) de compétition du P210-6 dite Heavy Frame (comprendre « carcasse lourde »).
Revenons pour l’instant au(x) P210-5. « Aux », possiblement au pluriel. Et nous allons voir pourquoi.
Conçu comme une offre spéciale en série limitée destinée à une clientèle encore plus compétitive (les équipes nationales suisses d’abord), les P210-5 furent livrés entre 1967 et 1975.
En quoi est-il « spécial compétition » ?
Regardons déjà l’extérieur de la bête.
Extérieurement, il se distingue, d’abord et avant tout, par un canon de 150 mm, dépassant de 30 mm le canon standard de 120 mm. La longueur standard de 120mm est un héritage par SIG de ces excellents Luger suisses, eux aussi, en 120mm. Et déjà sensiblement plus précis que les Luger allemands…
Ce long canon de 150mm est associé à une glissière de profil standard P-210, permettant une ligne de mire étendue à 202 mm, contre 164 mm pour les modèles de service de base du P210 ou du P210-6.
Cette glissière standard permet en outre de ne pas trop alourdir l’arme vers l’avant. C’est un sacré plus pour celui déjà habitué au 210 standard car les poids sont proches. 0.98 kg chargeur engagé mais vide pour l’arme de compétition 210-5 contre 0.94kg pour le 210-2 standard. J’ai vérifié.
Mais, si la glissière ne couvre pas le canon, il lui faut néanmoins disposer d’un guidon si l’on veut espérer toucher quelque chose à 50 mètres. Il faut donc trouver un moyen de fixer un très bon guidon sur ce canon nu.
Ce guidon spécial type Patridge du P210-5 est monté sur une queue d’aronde taillée dans un porte-guidon tubulaire en acier. Ce porte-guidon vient enrouler sur l’extrémité du canon. Il est maintenu par deux écrous en acier prenant appui sur deux rondelles en polymère. Six pièces pour un guidon. Du béton.
Le tout est aligné en totale précision au moyen d’une clavette Woodruff en acier qui s’engage dans une rainure longitudinale pratiquée d’usine en sommet de canon. Elle fixe le guidon dans la meilleure position possible, parfaitement longitudinal à l’arme et empêche strictement tout jeu radial du guidon.
Il n’y a donc rien à régler au remontage en guidon. Juste remonter correctement. Dans l’ordre. Simple et précis à la suisse. Une clé spéciale (présente avec l’arme) pour les écrous permet de faire cela en une minute.
Inutile de serrer comme un âne au passage. Ça ne bougera pas.
À l’instar du P210-6 sportif introduit dans la foulée du modèle militaire, le pistolet de tir P210-5 est équipé d’une butée de détente réglable, constituée d’une vis Allen vissée dans la carcasse derrière le pontet. Elle est accessible par l’arrière après dépose des plaquettes et du mécanisme de chien.
Comme tous les pistolets SIG, le P210-5 peut être équipé d’un canon d’origine interchangeable chambré en 7,65 mm ou 9 mm Parabellum. Si vous trouvez le 7.65 Para en 150mm…
Il en existe même un sur les versions ultra tardives post-1984 en 180mm.
Voilà pour l’extérieur et c’est déjà pas mal.
Mais à l’intérieur alors, quoi de différent avec un 210 « normal » ?
Il faut bien reconnaitre que SIG, en établissant un cahier des charges tout orienté vers la compétition, a du en rabattre sur l’un des grands principes du P-210 militaire : la simplicité de démontage et la compatibilité des pièces de détente entre les différentes variations du modèle P-210.
Historiquement, SIG s’était efforcé de toujours maintenir une compatibilité maximale entre les pièces internes du P210, afin qu’elles puissent être échangées entre différentes variantes, quelles que soient leurs dates de production et sans ajustage. Impératifs pour des armes militaires.
Cette compatibilité ne s’est toutefois jamais étendue aux pièces internes du mécanisme de chien, qui devaient de toutes façons être ajustées manuellement les unes aux autres pour optimiser la qualité tactile de la détente de chaque P210. Car, même militaire, le jeu de détente du P210-2 est déjà hors norme par rapport à ces contemporains.
D’où la nécessité d’un bloc homogène de pièces de mécanisme de chien qui soit interchangeable comme un ensemble mais aux pièces internes déjà finement ajustées entre elles. On ne change pas une pièce mais un ensemble de pièces préalablement ajustées entre elles.
Un mécanisme complet de chien de rechange (de la gâchette au chien lui-même, ressorts et platine inclus) peut donc être monté sans difficulté d’un P210 militaire vers l’autre sans perte de fonctionnalité, ni de précision mécanique. Cela répond strictement aux besoins des armuriers militaires d’unité.
Cette modularité suppose toutefois des jeux à laisser entre le corps du mécanisme de chien et le logement du dit mécanisme dans la carcasse. Ces jeux sont nécessaires pour permettre un démontage / remontage du mécanisme de chien à la main au milieu de la mitraille.
Mais c’est impossible pour une arme destinée à un tireur de précision en compétition du plus haut niveau.
Contrairement à la précision mécanique (mesurée par la dispersion maximale des impacts de munitions de service tirées depuis un pistolet immobilisé par sa carcasse dans un support mécanique à 50 m), la précision « pratique » obtenue en tir à bras franc sur la même cible dépend de manière critique de la qualité et de la régularité de la chaine mécanique liant la détente au chien.
Dans un pistolet de tir dédié à la compétition, la modularité du mécanisme chien/détente doit être sacrifiée au profit d’un réglage de précision assurant une ergonomie de mécanisme de chien qui soit toujours la même.
Et cet ensemble, une fois réglé, ne doit jamais bouger en carcasse sous prétexte de jeux nécessaires à laisser pour un éventuel changement à la mano. Ou bien du fait des chocs mécaniques répétés engendrés dans un semi automatique. Au moins si l’on veut une qualité de constance absolue dans le jeu des pièces entre détente et chien.
Le P210-5 est donc doté d’une fixation particulière du mécanisme de chien à la carcasse par une vis. Cette vis est située sous la queue de castor. Son filetage vient se fixer dans un trou fileté aménagé dans la pente arrière du mécanisme de chien. Je vous ai mis une photo du dessous de queue de culasse pour vous la montrer car il faut retourner l’arme pour la voir cette fameuse vis.
Ce dispositif n’autorise aucune fantaisie de mouvement quelle que soit les contraintes mécaniques subies par l’arme. Aucune modularité de changement non plus bien entendu dans un tel système.
Mais c’est cette fixation particulière du mécanisme de chien, associée à des ajustements en pièces dignes d’une montre suisse, qui assure la régularité d’horloge de l’ensemble détente / chien. Ça n’existe pas sur un P210-6.
Le P210-5 est aussi équipé d’une queue de détente « sport » avec un profil crocheté spécial qui réduit la longueur de course (et même très sensiblement par rapport au P210 « normal »). Par sa forme, elle favorise aussi un positionnement plus constant du doigt sur la queue de détente.
Mais adapter le P49 ou P210 aux exigences du tir de précision a imposé aussi un autre compromis.
Sur une arme semi-automatique, l’engagement de la gâchette doit être suffisamment long pour offrir une sécurité contre les secousses du cycle de tir. Sinon danger de panne… ou de rafale !
Il existe deux manières d’intégrer une marge de sécurité en détente dans une arme semi-automatique : soit on allonge la pièce dans un système à simple détente (comme sur le M1911), soit on adopte une détente plus complexe à deux temps avec une course relativement longue complétant l’armement, suivie d’un lâcher (comme sur le P08 et le P210, ou même le M1 Garand).
Les systèmes à deux temps nécessitent une remise à zéro plus longue du mécanisme (« reset »). Ils sont populaires en compétition de tir de précision, où la transition entre les deux temps permet au tireur de réacquérir sa cible tout juste avant le départ du coup.
De même, ils sont bien adaptés à l’usage militaire et policier, où le premier temps « long » de la détente offre une marge de sécurité contre les contractions involontaires induites par le combat. C’est la raison du choix de ce mécanisme sur les P210, arme d’origine militaire.
Concrètement la détente, après une course plus ou moins longue vient heurter un point dur qui détermine le lâcher grâce à une pièce appelée levier de point dur.
Sur le P210, le levier de point dur est ajusté manuellement et individuellement à la gâchette et au chien afin de régler le poids de point dur (« Druckpunkt ») du système de détente à deux temps.
Les P210-5 sont eux dotés d’un levier de point dur redessiné afin d’adapter la transition entre les deux temps de la détente aux exigences d’un tir lent sur cibles fixes. Tout va plus vite à ce moment de l’appui. Un point dur qui s’efface comme par magie. Mais c’est « moins sûr ».
Si on met le doigt sur la queue de détente, surtout jusqu’au point dur, c’est pour tirer, pas pour réfléchir… Réfléchir c’est avant. C’est vrai de toutes les armes. Mais particulièrement de celle-là.
Combiné au profil modifié de la queue de détente qui diminue sa course avant point dur, au jeu d’engagement de la cachette qui est réduit au minimum nécessaire à la sécurité de fonctionnement, et un point de lâcher allégé, le mécanisme de détente du P210-5 est un rêve de régularité.
C’est très sensible pour qui aura le bonheur de comparer les deux armes en main 210 et 210-5. La répétabilité de précision étant bien entendu en faveur largement du P210-5.
Destiné à la haute compétition, notre P210-5 de ce jour a donc été fort peu produit.
De cette époque purement SIG Suisse sont nés un total d’environ… 3 294 pistolets P210-5 produits à quelques raretés et prototypes près. La production du P210-5 a officiellement cessée en 1975. C’est dire la rareté de cette bête de compétition SIG.
Le dernier d’entre eux portait le numéro P79000.
Le notre est en P668XX. « P » car ce sont bien sûr tous des « civils » et même des civils particuliers.
Néanmoins, après 1975, SIG Suisse continua sporadiquement, jusqu’à la fin des années 1970 et au début des années 1980, à accoupler quelques carcasses standard de P210-6 avec des ensembles supérieurs de type P210-5 équipés de canons de 150 mm. Mais ce ne sont pas de purs P210-5 (pas de vis de maintien de l’ensemble détente sous la queue de castor notamment).
Tout ça fait la joie des collectionneurs toutes ces variantes de SIG. Au moins dans les pays où on peut s’en offrir plus de quinze…
La production « par lots » de « P210-5 » reprit après la transition vers Sauer de 1983/84, lorsque l’on passa de carcasses usinées à partir de pièces forgées à des carcasses usinées par CNC à partir de barres pleines. Tous ceux-là ont des numéros de série supérieurs à 300.000.
À partir de la fin des années 1980, SIG Sauer proposa même un P210-5 avec un canon extra-long de 180 mm, en le complétant par un kit de conversion optionnel en .22 LR de dimensions similaires.
Restons sur la production strictement SIG.
Cette faible production suisse de moins de 3.300 armes a néanmoins quand même donné lieu à une variante (!) – le P210-5 Heavy Frame (ou « carcasse lourde »).
« Heavy Frame », c’est une appellation de collectionneur américanophile qui se la pète. Sa vraie dénomination officielle est « Nationalmannschafts-SIG » ou « SIG de l’équipe nationale ».
Les principales caractéristiques de cette rare variante du P210-5 par rapport à notre P210-5 « standard » sont une carcasse renforcée, une détente rainurée et des vis agrandies en réglage de la hausse micrométrique.
On les reconnait surtout à leurs plaquettes en noyer huilé spécialement quadrillées et prolongées vers l’arrière de la poignée et munies de rainures latérales pour l’index et le pouce.
Pourquoi subitement une carcasse lourde?
On a évoqué une réduction du risque de fissuration comme motivation initiale d’un alourdissement de carcasse. Il est vrai qu’on pouvait estimer que les compétiteurs de l’équipe nationale suisse tireraient beaucoup plus que les militaires.
Toutefois des études militaires montraient que le tir de 100 000 à 120 000 cartouches militaires à haute pression suisses PP41 en 9 Para, dans une carcasse standard, ne provoqueraient statistiquement de fissures que sur environ un pistolet sur mille… La solidité n’est donc pas un argument.
L’ajout de masse à la carcasse a pu aussi être justifié par le souhait d’amortir les vibrations du mécanisme semi-automatique et de stabiliser la visée à bras franc.
Indépendamment de ces spéculations, il est certain que ces armes à carcasse lourdes là (une soixantaine), destinées à l’équipe nationale, ont fait l’objet de soins encore plus attentifs en assemblage, finitions et réglages afin d’être sûr de donner le « meilleur du meilleur » aux gars de l’équipe A.
A partir de 1967, SIG livra 58 pistolets à l’équipe nationale A de la Schweizerischen Match-Schützenverbandes (SMSV) ou Fédération Suisse de Tir de Match.
Ces livraisons comprenaient 12 pistolets P210-5 « normaux » (comme le notre), construits sur des carcasses aux dimensions standard et destinés à l’équipe « B » de la SMSV, ainsi que 38 pistolets P210-5 « Heavy Frame » destinés à l’équipe A. Huit autres pistolets à carcasse lourde furent vendus en dehors de ce cadre.
A qui ? On sait pas. Sans doute aux pontes de la Fédé, au Ministre, à sa maitresse, etc, etc…
Au total, la livraison de ces 58 armes s’étala de 1967 à 1972.
Après cela et jusque 1984, SIG produisit encore quelques P210-5 (28) et P210-6 (250 – plus simples) à carcasse alourdies, en de nombreuses variantes (7.65 para, 9mm, avec ou sans jeux de canons supplémentaires de différents calibres, en coffret, etc…) pour le marché civil.
In fine, il fut produit 336 armes « lourdes », 210-5 en canon 150mm ou bien 210-6 en 120mm, en tout et pour tout.
Les P210-5 strictement se divisent donc entre 86 armes à carcasse alourdies (58 de la SMSV +28 vendues sur le marché) et 3.208 armes à « carcasse normale » comme la notre.
La plupart de ces 201-5 furent vendus à de compétiteurs sérieux de Clubs désireux d’avoir encore une meilleure arme que les P210-6 toutes versions confondues eux-mêmes déjà supérieurs au P210-2.
Et sans doute aussi à quelques amateurs argentés, désireux de mettre de coté une arme d’exception dont ils purent très vite soupçonner leur inévitable devenir d’objet de collection…
Les 3.200 et quelques P210-5 du type du notre sont donc de vraies raretés en toutes hypothèses, dépassés dans ce critère uniquement par leurs rarissimes 86 collègues à carcasses lourdes. Et des armes de compétition de pointe surtout.
Le P210-5 acquit ainsi une renommée considérable auprès des tireurs de compétition en cible papier du meilleur niveau en Suisse et en Allemagne. Ailleurs on ne les voit presque jamais sauf peut-être aux USA.
Moins connue est leur distinction dans les épreuves de tir dynamique.
Ainsi, le Norvégien Jan Foss remporta le championnat du monde IPSC World Shoot II en 1976 à Salzbourg, en Autriche, avec son SIG P210-5 en 9 mm, battant le champion de l’année précédente, l’Américain Ray Chapman, armé de son Colt Government Model en .45 ACP personnalisé par Pachmayr Gunworks.
Le P-210-5, en Suisse et ailleurs, reste une arme rare et prestigieuse de stand. Une arme réservée à une petite élite.
Notre exemplaire est un très beau P 210-5 des meilleures années de production de la SIG, une arme purement suisse et Rolls du P210. Elle est en calibre 9×19. Il en existe en 7.65 Parabellum.
Rare canon de 150mm, bien marqué SIG d’origine et au numéro bien entendu. Pas un bricolage comme il s’en vend parfois.
L’arme est dans un état plus qu’excellent et a été très peu « manipulée ».
Son aspect extérieur est quasi parfait nonobstant d’infimes marques de manipulation OUTRAGEUSEMENT exagérées par mes gigantesques gros plans photos qui magnifient surtout tous les défauts. Comme d’hab. Ça ne se voit pas en main. Il n’y a qu’à regarder les deux photos de l’arme entière pour s’en convaincre.
Pas éclaircissements en arrêtes de carcasse comme sur les 210 « normaux » car elle n’a jamais été portée en étui bien évidement.
Le phosphatage de qualité SIG de la carcasse, propre aux armes datant du 4° contrat militaires (on prenait et adaptait les carcasses normales) est soyeux et peu marqué.
A peine une trace en axe de démontage tout aussi exagérée par mes TROP gros plans.
A noter que ce modèle P210-5 de haute compétition, que ce soit en version alourdie ou pas d’ailleurs, est toujours et curieusement doté d’un anneau de dragonne sans doute un témoignage de l’origine militaire en production des carcasses qui étaient ajustées par la suite.
Le bronzage de la partie haute, glissière qui était spécialement sélectionnée pour un ajustage particulier, est splendide et présent à 100% – Il est bien marqué du sigle SIG et de la fière mention « P210-5 ». Les autres P-210-2 ou 3 ou 4 ne sont pas ainsi marqués du modèle dont visiblement on était fier…
Hausse 100% acier réglable en site et azimut. Guidon Patridge déporté acier aussi en état impeccable avec sa clé de démontage d’origine. Ils sont à l’état de neuf.
Les plaquettes sont 100% d’origine et en très très bel état. Neuves en fait aussi. Même moule de production à droite et à gauche. Ce sont les siennes. Leur ajustement m’a surpris au démontage. Arme finie avec le plus grand soin visiblement.
Notons que la carcasse étant standard dans ses dimensions, on peut fixer sur ce P210-5 n’importe quelles poignée sport pour P210 de votre choix si vous le souhaitez .
Bref plus qu’excellent état esthétique global pour une arme de bientôt 55 balais. Du Maître Flingus pur sucre.
Notre P210-5 a peu tiré. La carcasse porte fort peu de traces d’utilisation.
Et le canon est un rêve. Ils étaient spécialement sélectionnés et usinés pour ce modèle compétition. Les rayures sont comme neuves, extrêmement « coupantes ». Et d’un « miroir » à s’en bruler la rétine. Très belle pièce donc avec encore 100% de son potentiel de tir qui est immense (au mois 150.000 coups).
L’arme est mono-matricule intégralement. Son numéro en P668XX la daterait selon les sources de vers 1972. Vetter situe le N°P66385 en 1972, le N° P68649 est situé en 1972 par recoupement sur un site du net. On est pas loin mais c’est pas bon…
Car l’arme de ce jour nous vient avec sa boite d’origine au numéro de l’arme ET avec sa rare cible d’essai en 10 coups (passés quasiment tous par six orifices à 50 mètres ! C’est dire la précision de l’engin). Or elle est est au numéro de l’arme aussi et daté de mars 1971. Il est donc assez peu probable que notre arme ( et les deux précédemment citées) soit de 1972… Je pense donc humblement que la généalogie de nos rares P210-5 doit être reculée d’un bon six mois à un 1 an.
Mécaniquement, l’arme est impeccable. Rigidité, fonctionnement de culasse et du chargeur justes parfaits – Percussion nettes et ressorts plus que très fermes. Rien que l’ajustement du chargeur dans son puits est impressionnant.
Et le tout est à la fois d’une rigidité et d’une fluidité confondante. Encore meilleure qu’un P210-2 ou 210-6. Un P210 de chez P210… Une arme de pointe !
La détente est excellente. Réglable, avec une petite course et un départ d’une netteté de cristal.
L’arme étant somme toute du poids de n’importe quel autre P210 en dépit de son canon allongé et de toutes ses modifications, elle permettra une prise de visée très soignée dont le résultat ne pourra être que meilleur encore du fait de sa ligne de mire XXL. Du grand pistolet.
La qualité de l’acier est parfaite. Vis impeccables.
Comme indiqué ci dessus l’arme sera livrée avec sa boite d’origine au numéro, son impressionnante cible d’essai à 50 mètres, la clé de démontage du guidon. j’y ajouterai un chargeur supplémentaire militaire parfaitement conforme.
Pour information ces chargeurs militaires d’origine, d’une solidité d’airain et d’un fonctionnement proverbialement fiable sont assez difficile à trouver, même en Suisse, où ils sont vendus couramment 130 francs suisses et plus (et souvent 150/180 euros ici).
Outre une arme de compétition de pointe (non admise au TAR, et pour cause, elle éclaterait de loin tous ses adversaires), ce P210-5 constitue, dans sa boite d’origine, une pièce de collection fort désirable et rare sous nos climats.
Le P210 c’est une icône qui a succédé à un mythe. Offrez vous une arme d’exception qui ne décote jamais. Une des rares dans ce cas surtout dans cette rare version. Quand vous l’aurez en main, vous comprendrez vite pourquoi.
Comme disait mon arrière grand-mère, « Les SIG, c’est pas de l’amour, c’est de la rage! ».
ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : ARME SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIES DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ EN COURS DE VALIDITÉ ET DE LA LICENCE OBLIGATOIRES – COMPTE SIA OBLIGATOIREMENT OUVERT. Expédition contre signature en deux colis séparés d’au moins 48 heures obligatoire.
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