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Vendu !
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Belle carabine Steyr Mannlicher Schönauer — Modèle « GK » — Cal. 7×64 — Arme éprouvée en 1963 — Stecher à l’allemande — Bon bois — Fût réparée et enturée après fracture mais parfaitement solide — Excellente mécanique — Très bon canon canon — Montage tourelle acier — Lunette Zeiss Diavari 1.5 – 6 x 42 — TBE hormis enture
Belle carabine Steyr Mannlicher Schönauer — Modèle « GK » à levier inversé — Calibe 7×64 — Arme éprouvée en 1963 — Stecher à l’Allemande parfaitement fonctionnel et très fin — Bois fracturé mais enturé très professionnellement avec des marques éparses de manipulation de stockage — Excellente mécanique avec une culasse très fluide — Très bons ressorts bien fermes — Très bon canon avec de belles rayures — Montage tourelle 100% acier — Lunette Lunette Zeiss Diavari 1.5 – 6 x 42 en TBE — Arme bien saine, parfaitement utilisable et solide — La Mannlicher Schönauer GK a une grande réputation de qualité et de fiabilité — TBE hors enture.
Vendu !
Description
Cette carabine commence par une rencontre.
Celle de Ferdinand Ritter von Mannlicher, ingénieur autrichien prolifique, et d’Otto Schönauer, le très sérieux directeur technique chez Steyr.
Mannlicher lui apporte le verrou et une culasse à pont fendu — une signature visuelle immédiate. Schönauer lui apporte un excellent chargeur rotatif — un tambour interne qui alimente chaque cartouche avec une douceur inégalée, sans jamais déformer l’ogive. Autant de point que l’on rencontre sur les versions modernes de l’arme.
De cette union naît, en 1900, le modèle qui portera leur double nom pour toujours. L’armée grecque l’adopte en version militaire dès 1903 en 6,5×54.
Le succès militaire est plutôt modeste. Les militaires sont souvent rebelles aux innovations en matière d’armes individuelles surtout si elles augmentent le nombre de pièces que l’on peut perdre ou casser. Le succès civil, lui, sera immense et durable.
Car cette carabine devient très vite « la » référence des chasseurs exigeants.
Ernest Hemingway en possédait une. Walter D.M. Bell — le fameux « Karamojo » Bell, tueur légendaire d’éléphants en Afrique de l’Est — abattait ses pachydermes avec un modèle en 6,5×54 (!), misant tout sur le placement de balle plutôt que sur la puissance brute…
Avec sa, Mannlicher Schönauer, il abattra ainsi jusque 44 éléphants en un mois (et 9 en une journée!) et usera jusqu’à 44 paires de bottes en une seule année pour les pister !
L’arme gagnera dans toutes les chasses du monde une réputation de fiabilité et de fluidité mécanique qui ne sera jamais démentie. L’arme a été proposée dans une petite vingtaine de calibres de chasse du 6.5×54 au 9.3×62 pour les calibres européens et du 243 Win au .308 pour les calibres américains.
Le calibre ici choisi n’est pas anodin.
Le 7×64 Brenneke voit le jour (en 1917!) sous l’impulsion de l’Allemand Wilhelm Brenneke, qui cherche à surpasser le 7×57 Mauser en allongeant l’étui de 57 à 64mm pour gagner en volume et en balistique. Le succès sera immédiat et durable. Le 7×64 devient l’un des calibres de chasse les plus répandus en Europe, particulièrement en Allemagne, en Autriche, en France et sur des décennies.
C’est une cartouche d’une polyvalence remarquable. La gamme d’ogives disponibles dans le commerce s’étend de 120 à 180 grains selon les fabricants, pour des vitesses initiales comprises entre 830 et 950 m/s. On trouve aujourd’hui toutes les structures de balle courantes — pointe molle classique, pointe polymère à expansion rapide type SST ou Ballistic Tip, ou des balles lourdes type Brenneke TIG pour la battue.
De quoi couvrir tout le gibier européen de taille moyenne à grande — chevreuil, sanglier, cerf, chamois — avec un recul toujours raisonnable pour une puissance plus que correcte. Une cartouche aujourd’hui encore largement disponible chez tous les bons armuriers alors qu’elle fêtera l’année prochaine ses 110 ans.
C’est en 1952 que nait notre modèle de ce jour.
Steyr modernise la crosse et introduit un levier d’armement aplati et orienté vers l’arrière parfaitement en ligne avec la fluidité de la culasse.
C’est le fameux « butterknife bolt handle » ou levier « en couteau à beurre » chez les anglo-saxons.
En allemand, on l’appelle plus sobrement le « Gekrümmter Kammerstengel » — littéralement « le levier d’armement courbée », le « courbé » faisant référencer à son orientation arrière. D’où l’appellation « GK », qui deviendra le nom du modèle jusqu’à l’arrêt officiel de la production en 1968. Maintenant au moins vous savez d’où vient cette étrange appellation « GK ».
La GK n’a pas tout à fait la finition luxueuse des glorieux modèles 1903, 1905, 1908 ou 1910. Son bois de crosse est un noyer de grande qualité, et son bronzage des plus épais mais les bois ont un veinage plus sobre que les modèles en ronce du début du siècle et le bronzage est moins brillant. Cela reste d’excellentes fabrications véritablement « Made in Austria » comme en en faisait encore jusque vers 1970/80.
Les puristes s’accordent néanmoins à reconnaitre une mécanique remarquable, par sa souplesse de réarmement (fruit de l’alliance entre me magasin rotatif et les ajustements des aciers de culasse), sa solidité et sa fiabilité.
L’arme est encore largement utilisée et recherchée dans le monde entier. 120 ans de succès et d’exploit à la « Karamojo » Bell n’y sont sans doute pas pour rien.
Cette carabine porte le n°41317 ce qui est cohérent poinçon d’épreuve indique 1963 — en plein cœur de la « grande » période GK, cinq ans avant l’arrêt de production. Je ne pense pas que Steyr sortit plus 10/12.000 carabines annuellement ce qui n’est rien pour le marché européen de l’époque et l’export hors Europe.
Le bois est excellent noyer. L’arme ayant subit une fracture, elle a été réparée avec une large enture centrale en fut qui maintient les deux parties de l’arme. Elle est assez visible arme en main (l’ancienne facture se voit un peu plus). Même si mes photos en très gros plans comme d’habitude l’accentue très (trop) fortement. C’est très professionnel comme réparation. L’arme reste d’une solidité d’airain et ne subira aucune contrainte due au tir. J’en mets ma main au feu. Ça ne bougera pas.
Et cela vous fera une belle arme à un prix intouchable sur arme même en moins bon état général ….
L’arme porte aussi marques de manipulation parfois marquées mais éparses. Les bois restent très sains et en TBE en dépit de l’enture.
Le bronzage est à 98% en TBE. Les taches de surfaces sont surtout de la crasse et s’effaceront avec un peu de paille 0000 et de WD 40. Quelques rares éclaircissements. Aucune oxydation et encore moins de peau d’orange. BE+/TBE
Précision utile : tous les défauts que vous pourrez voir sur les photos sont surtout l’effet de mes macro plans, qui exagèrent considérablement le moindre défaut. L’arme est en réalité plutôt très belle même si elle devra être nettoyée d’années de stockage et d’inactivité.
La mécanique est excellente. La culasse coulisse avec une fluidité séraphique — La fameuse « douceur Schönauer » est intacte après six décennies. Les ressorts sont bien fermes et sans faiblesse.
Le canon est très bon. Il a pris une teinte légèrement grise, mais reste parfaitement sain. Il est bien brillant sous la lumière et les rayures sont encore très belles et bien profondes jusqu’à la bouche. Un canon qui n’a manifestement pas beaucoup servi en dépit de son âge et qui a gardé tout son potentiel d’utilisation et de précision…
La détente mérite qu’on s’y attarde. C’est un excellent Stecher à l’allemande, avec une netteté que je qualifierais de « germanique » — sèche, nette, sans le moindre flou. Un vrai plaisir au tir. Même Stecher non-engagé, c’est du bonheur.
Le montage de lunette est d’origine. C’est une tourelle pivotante 100% acier. Elle est équipée d’une lunette Zeiss Diavari 1.5 – 6 x 42.
Au passage Diavari, modèle ultra réputé, est la contraction de Diatal (la gamme fixe de référence chez Zeiss) et Variable — désignant précisément cette famille à grossissement réglable, par opposition aux lunettes à grossissement fixe « Diatal ». Rappelons que c’est Zeiss qui a lancé sur le marché les premières lunettes à grossissement variable en 1922 en large avance sur la généralisation du zoom chez les concurrents.
Cette lunette est en TBE avec des optiques bien claires. Réticule n°1 classique à trois branche. Les bonnettes sont encore là. La qualité Zeiss.
Hausse et guidon 100% acier et parfaitement fonctionnels. En visée ouverte, la ligne de mire est remarquable. La montée est des plus faciles. Une très belle arme. Et qui commence à avoir un réel intérêt de collection qui plus est car cette carabine d’exception n’est plus fabriquée.
In fine une excellente arme en TBE en dépit de sa réparation. Une vraie occasion d’acquérir une carabine de très grande qualité de fabrication, de grande marque, dans un très bon calibre et le tout à un prix quasi symbolique pour cette arme encore très saine. Une occasion Flingus !
Arme de catégorie C: Licence de tir en cours de validité ou bien un permis de chasse avec sa validation pour l’année en cours ou l’année précédente ET CNI ou passeport en cours de validité. COMPTE SIA OBLIGATOIREMENT OUVERT !!
Rappel : avec votre licence ou permis de chasse vous pouvez détenir sans limite de nombre des armes de catégorie C.
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