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Peu courant fusil LEE ENFIELD MKIII étoile – Commande du Siam de 1919 – Régiment des Tigres Sauvages du Roi Rama VI – Fabrication BSA de 1919 – Calibre 303 British – Très bon canon – Rare variante du LEE Enfield en TBE

Armes Longues de catégorie C

Peu courant fusil LEE ENFIELD MKIII étoile – Commande du Royaume de Siam de 1919 – Régiment paramilitaire des “Tigres Sauvages” du Roi Rama VI – Fabrication anglaise de chez BSA à Birmingham de 1919 – Calibre d’origine 303 British – Belle finition  propre à cette commande – Mécanique fluide – Bon canon – 10.000 exemplaires commandés et bien moins de survivants –  Rare variante exotique du Lee Enfield en TBE+

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Description

Le Lee Enfield MKIII, c’est l’arc “long bow” des archers anglais du XXième siècle, une arme mythique.

Les Lee Enfield, du MK I au N°5/L42, ont servi l’armée britannique et ses nombreux dominions, de 1895 à 1957. Un vieux et bon serviteur de la monarchie. Toute anglophagie naturelle mise à part, il fallait quand même qu’il ait quelques qualités.

Mais celui-là est en plus un très peu courant exemplaire de la commande de 1919 du Siam ou de la Thaïlande comme vous voudrez. Moi je parlerai de Siam car le Siam n’est devenu Thaïlande qu’en 1939 et mon fusil est de 1919. Les MKIII sont des armes superbes et riches d’histoire quelle qu’en soit la version.

Son nom complet de naissance est ” Rifle Lee-Enfield SMLE (n°1) Mk III (*) ” – SMLE, c’est pour “Short Magazine Lee Enfield” soit ” Fusil à chargeur court Lee (son inventeur) Enfield ( son premier arsenal de production ) n°1 – Modèle III ”. L’étoile c’est pour des modifications de 1915.

En MKIII ou en MKIII étoile, notre beau fusil était en effet doté d’un excellent chargeur amovible “court”, à piles imbriquées en feuille d’acier, d’une capacité de dix coups, et surtout détachable, concept très moderne à cette époque. 

À l’origine, ce chargeur détachable fit l’objet de quelques doutes dans les milieux militaires britanniques. On craignait que le soldat de base ne perde quantité de chargeurs en campagne. En conséquence, sur les premiers modèles de Lee-Enfield, on n’avait même attaché une petite chaine liant le chargeur au pontet pour éviter que Tommy ne sème ses chargeurs tel un moderne Petit Poucet.

Le Lee Enfield MKIII est le fusil à verrou le plus rapide de son époque. La rapidité de mise en œuvre du système de verrou Lee (on pousse vers l’avant pour engager le percuteur, geste plus naturel que de le tirer), la simplicité de mise en place du chargeur et la capacité de dix coups permettaient à un fantassin bien entraîné de placer en cible une trentaine de coups à la minute. 

Et on les y entrainait ! On appelait même ça  la “mad minute” (“minute de folie”) dans l’armée britannique d’avant 1914.

Le record du monde – toujours à battre à ce jour – pour un tir avec un fusil à verrou est en effet détenu par le Lee Enfield et un instructeur de tir britannique – le sergent instructeur Snoxall – qui, en 1914, mit 38 coups dans une cible de 300 mm de large (12 pouces) à 270 m (300 yards) en une minute avec son MKIII.

Si ça vous amuse de tenter le coup, vous pourrez toujours essayer avec notre beau fusil (après graissage!).

Les MK III sont donc une arme d’avant guerre de 14, faite pour former d’excellents tireurs dans une toute petite armée professionnelle (officiers sans fusil compris) et pas tous fantassins. Une poignée de “sharpshooters” comme on disait à l’époque.

C’est une excellente arme de tir, très moderne comparée aux concurrents allemands et français car elle est courte. Une autre nouveauté pour l’époque.

Les anglais avaient appris à se méfier de l’encombrement des armes longues aux colonies (où ils avaient eu pas mal de combats urbains en fait, notamment en Asie) et dans la guerre d’Afrique du Sud qui supposait des déplacements fréquents et longs dans une guerre d’embuscades – ils adoptèrent donc une arme remarquablement compacte.

Cela fit scandale en Grande-Bretagne. Clubs de tir, vétérans et armuriers s’inquiétèrent du fait qu’une ligne de mire plus courte et un recul nécessairement accru entrainerait une précision moindre pour les armées de sa Majesté. Toujours l’obsession britannique de la précision. L’opinion de l’état-major sur le praticité d’une arme plus courte prévalue. Heureusement, car la guerre de tranchée allait montrer toute la justesse de cette opinion.

Rendez vous compte: l’arme “standard” du fantassin est dotée d’une hausse de type micro-métrique très finement réglable en site et en dérive, cas unique dans les armées modernes de l’époque. Toujours pour plus de précision ! Cette fameuse hausse de précision, chère et délicate à produire, sera progressivement supprimée à partir de 1916 pour simplifier la production de guerre puis rétablie sur les production d’après guerre.

Ce modèle simplifié devint le Lee Enfield Mark III  “étoile” ou  “MKIII (*)” et les marquages de modèle sur la poignée furent modifiés en conséquence  – 99,99% des Lee Enfield MKIII furent transformés au standard MKIII (*) pendant et encore après la guerre et portent cette mention à la jonction de poignée sous le levier d’armement.

Le MKIII (*) est resté le fusil standard de l’Armée anglaise, produit par 7 arsenaux en Grande Bretagne et dans l’Empire (Inde, Canada, Australie, …) pendant toute la période de l’entre-deux guerre si l’on excepte l’anecdotique modèle n°1 MKV produit à 20.000 exemplaires seulement ou, pire, le MK VI à canon flottant produit lui à 1.025 exemplaires…

On comprend qu’avec ses qualités le fusil ait connu quelques succès à l’export. Mais, en ce qui concerne les Lee-Enfield et le Siam, l’histoire est un peu plus complexe. 

Le Siam est un vieux royaume dont on peut décemment faire remonter les origines au X° siècle. A l’époque moderne, essentiellement sous le règne du roi Rama V, entre 1853 et 1910,  le Siam est l’un des rares pays asiatique à ne pas avoir été colonisé avec comme voisins, les français en Indochine à l’est, et les anglais en Birmanie à L’ouest. Une performance rare partagée avec le Japon.

Leurs rois font le choix d’une habile diplomatie d’équilibre entre français et anglais, de se tourner vers la modernité occidentale (un peu à l’instar du Japon) et de jouer des rivalités entre ces deux pays européens.  Cela n’empêchera pas au moins deux conflits avec la France avant la guerre franco-thaïlandaise de 1940 (la dernière) et les annexions de tous les vassaux du Royaume du Siam à l’ouest par les anglais. Les thaïlandais y perdront de la souveraineté et quand même 456.000 kilomètres carrés de territoire mais ne seront pas colonisés. Les thaïlandais actuels attribuent encore aujourd’hui la préservation d’une très large autonomie aux qualités diplomatiques et modernistes de leurs souverains ce qui contribue encore à l’attachement de ce peuple à sa monarchie.

Mais la lutte contre les puissances coloniales et le coût de la modernisation du Siam ne sont pas sans entrainer des troubles politiques internes qui résonnent encore aujourd’hui dans l’actualité thaïlandaise. La Thaïlande est un pays de coups d’état (une vingtaine de coups d’état militaires plus ou moins réussis et sanglants du début XX° siècle à la première décennie du XXI°) mais où la Monarchie se maintient envers et contre tout.

C’est pour faire face à ces troubles politiques que Rama VI, Roi du Siam à partir de 1910, constitue en 1911 un régiment personnel, en dehors des cadres militaires, d’où il tire en outre sa propre garde personnelle. Une dizaine de milliers d’hommes, triés sur le volet pour leur fidélité au total, et qu’il faut bien équiper. Marié quatre fois, fantasque, entouré de nombreux favoris des plus baroques, Rama VI a l’habileté d’entrainer son pays dans la Première guerre mondiale dans le bon camps mais sait son trône fragile. Il va prendre ses précautions.

Il se trouve que Rama VI a fait ses études en Grande-Bretagne où il a pu admirer à loisir le Lee-Enfield dont il est un fan convaincu. Ni une, ni deux, il en commande 10.000 en 1919 pour moderniser son régiment paramilitaire qui porte le nom viril et exotique de “Régiment des Tigres Sauvages”. Ce régiment assurera avec succès sa sécurité et l’ordre public jusqu’à la mort de notre bon Roi Rama VI en 1925.

C’est notre fusil de ce jour.

 

Maître Flingus est donc assez fier de vous présenter un très beau Lee Enfield MKIII étoile de production civile BSA pour le Royaume du Siam. Ce n’est pas une commande militaire britannique retravaillée mais bien une fabrication particulière de BSA au standart MKIII étoile pour le Siam.

Notre exemplaire de ce jour est en excellent état et text book de cette rare production pour le Siam. Il est très beau.

Le boitier porte bien la tête de tigre propre aux membres des “Tigres Sauvages” de notre bon roi Rama VI. C’est l’élément essentiel d’identification de ces armes.

A noter qu’on entend parfois parler du “Tigre Thaïlandais” à propos de cette tête de tigre figurant sur ces fusils et leurs baïonnettes. C’est faux. Cette tête de tigre est propre à un régiment paramilitaire et pas au pays. Le sceau de la Thaïlande n’est pas un tigre mais une déesse monstrueuse ailée de leur mythologie que l’on trouve sur plusieurs de leurs décorations notamment. Fin de la parenthèse héraldique.

La mention du fabricant est le marquage civil de BSA reporté du coté gauche alors que normalement il est sur le coté droit du boitier.

Le boitier porte, outre la tête de tigre, l’inscription ” Rama VI Modèle 2462″  année du calendrier bouddhiste qui correspond  à 1919. Les caractères siamois se retrouvent donc en boitier, canon et culasse. Les autres pièces ne portent jamais de caractère siamois. C’est la marque de l’authenticité de ces armes.

La finition est conforme aux productions de BSA – Les armes de la commande siamoises sont réputées de construction mieux finie sans doute du à la petite taille du lot à produire dans une usine BSA qui avait désormais beaucoup plus de temps pour faire mieux que durant la guerre.

Limités à 10.000 armes et bien finis, les Lee-Enfield MKIII de la commande siamoise sont particulièrement recherchés dans le monde des collectionneurs anglo-saxons.

Pour le reste aucune piqûre – Aucune peu d’orange. Une arme qualité Flingus ! Tous les marquages et poinçons sont bien bien lisibles y compris en bois ce qui est rare – Bronzage présent à 99,% – État excellent pour une arme peu courante qui s’est baladée en climat tropical et a fait la guerre.

Les bois, mieux finis que sur les exemplaires britanniques, sont encore en bon état aussi compte tenu de leur long parcours tropical – avec des traces de manipulation surtout en crosse mais ni manque ni enture. Poinçon particulier propre à cette production en dessous de crosse et en avant de pontet sur le bois (on les voit mal sue mes mauvaises photos mais ils sont mieux que ça). Disque d’unité en crosse toujours vierges pour cette commande – Pour rappel ils avaient été supprimés sur les armes anglaises à la fin de la première guerre mondiale.

La culasse et le levier d’armement sont bien fluides.  Le levier porte bien ses numéro siamois – Le chargeur est conforme au modèle mais britannique et parfaitement fonctionnel aussi. J’avoue n’avoir jamais vu de chargeur à marquages siamois. La littérature que j’ai consulté n’en parle pas et je n’en ai pas vu sur le net. Les chargeurs, fournis en nombre à part des armes, devaient être anglais. L’arme est dans son calibre d’origine en 303 British.

La hausse est à nouveau du modèle réglable en dérive rétabli en 1919 alors qu’il avait été supprimé progressivement sur les armes britanniques à compter de 1916 dans un souci de simplification de production.

Le canon est très beau, terne, mais avec  avec de très  belles rayures – Il soutiendra sans nul doute la réputation de précision des Lee-Enfield. Les Lee Enfield (si l’on oublie pas qu’il sont “zérotés” à 200 yards – 183 mètres- en hausse) sont des armes de tir de très grande qualité.

Cerise sur le gâteau, l’arme a sa bretelle d’origine bien datée 43 et réceptionnée aussi. Ces détails me font penser qu’il ne s’agit pas d’une arme de parachutage mais bien d’une arme militaire britannique.

Bref très bon  état général – du Flingus !

La baïonnette qui va dessous “le mieux” est la baïonnette 1907 “sans quillon” de celles pour le Siam et qui sont aussi marquées en talon à a tête de tigre et aux caractères siamois. Car Rama VI a également commandé les baïonnettes avec les fusils. Ce modèle est fort rare mais à mon sens sur représentée (relativement!) en France. Un lot de baïonnettes a du nous parvenir dans les années 70 car je l’ai vu à plusieurs reprises dans notre beau pays.

Bref un très beau Enfield MKIII (*), anglais, dans une très rare production exotique de l’entre-deux guerres.

La pièce est non seulement très difficile à trouver du fait de son petit nombre absolu de 10.000 produits mais il faut aussi savoir que nombre ont été perdus lors de la guerre franco-thaïlandaise de 1940-41, rendant les exemplaires survivants encore plus rares.

Addition de premier choix pour un collectionneur d’armes réglementaires européennes dans leurs variantes les moins courantes.

 

 

Arme de catégorie C au CSI : Licence de tir en cours de validité y compris médecin ou bien un permis de chasse avec sa validation pour l’année en cours ou l’année précédente ET CNI ou passeport en cours de validité. COMPTE SIA OBLIGATOIREMENT OUVERT !!

Rappel avec votre licence ou permis de chasse vous pouvez détenir sans limite de nombre des armes de catégorie C.

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