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Rare Fusil anglais Lee Enfield MKIII (ET PAS MKIII(*) !) – Cut-off et Volley sight – B.S.A en 1915 – 303 British – disque d’unité – TBE

Armes Longues de catégorie C

Fusil anglais Lee Enfield MKIII (Et pas MKIII(*) !) – cut-off ET volley sight encore présents – Arme de B.S.A en 1915 – Calibre d’origine 303 British – disque d’unité – rare dans sa configuration de août 1914 – État excellent – Arme rare

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Description

Le Lee Enfield MKIII, l’arc “long bow” des archers anglais du XXième siècle, une arme mythique…

Le Lee Enfield a servi l’armée britannique, et ses nombreux dominions, de 1895 à 1957. Un vieux et bon serviteur de la monarchie. Toute anglophagie mise à part, il fallait quand même qu’il ait quelques qualités.

Le notre est un rare MK III apparu en 1907, arme superbe et riche d’histoire. C’est avec cette arme là, dans cette exacte configuration, que que l’armée britannique a débarqué sur le continent en août 1914.

Son nom complet de naissance est ” Rifle Lee-Enfield SMLE Mk III ” – SMLE, c’est pour “Short Magazine Lee Enfield” soit ” Fusil à chargeur court Lee Enfield Modèle III ”

Il était en effet doté d’un excellent chargeur amovible “court”, détachable, à piles imbriquées en feuille d’acier, d’une capacité de dix coups, concept très moderne à cette époque. À l’origine, ce chargeur détachable fit l’objet de quelques doutes dans les milieux militaires britanniques. On craignait que le soldat de base ne perde quantité de chargeurs en campagne. En conséquence, sur les premiers modèles, on n’avait même attaché une petite chaine, liant le chargeur au pontet pour éviter que Tommy ne sème les chargeurs tel un moderne Petit Poucet…

La rapidité de mise en œuvre du système de verrou Lee, la simplicité de fonctionnement/mise en place du chargeur et la capacité de dix coups permettaient à un fantassin bien entraîné de placer une trentaine de coups à la minute. Et on les y entrainait. On appelait ça  la mad minute (“minute de folie”) dans l’armée britannique d’avant 1914.

Le Lee Enfield était le fusil à verrou le plus rapide de son époque. Le record du monde, toujours à battre, pour un tir avec un fusil à verrou est détenu par le Lee Enfield et un instructeur de tir britannique – le sergent instructeur Snoxall – qui, en 1914, mit 38 coups dans une cible de 300 mm de large (12′) à 270 m (300yds) en une minute. Si ça vous amuse de tenter le coup…

Les britanniques ont toujours été d’excellents tireurs. Des flèches d’Azincourt aux plaines de la Flandre en passant par les sinistres batailles d’Espagne et de Waterloo sous Napoléon, tous les adversaires des britanniques se sont plus à reconnaitre leur qualité de tireurs de précision. En plus, l’arme fonctionne dans un très bon calibre de guerre et de chasse (les deux activés ne sont jamais loin l’une de l’autre…) le 303 British. Nombre de tigres et d’éléphants de l’Empire lui doivent un départ prématuré pour un monde meilleur. Et pas mal de soldats allemands aussi….

Notre MK III est donc une arme d’avant guerre, faite pour former d’excellents tireurs dans une toute petite armée professionnelle de moins de 240.000 hommes (officiers compris) et pas tous fantassins. Une poignée de “sharpshooters” comme on disait à l’époque.

L’arme est donc une excellente arme de tir. Elle aussi est très moderne comparée aux concurrents allemands et français car elle est courte. Une autre nouveauté pour l’époque. Les anglais avaient appris à se méfier de l’encombrement des armes longues aux colonies et dans la guerre en Afrique du Sud qui supposait des déplacements fréquents et longs dans une guerre d’embuscades – ils adoptèrent donc une arme remarquablement compacte. Mais cela fit scandale en Grande-Bretagne. Clubs de tir, vétérans et armuriers s’inquiétèrent du fait qu’une ligne de mire plus courte et un recul nécessairement accru entrainerait une précision moindre pour les armées. Toujours l’obsession britannique de la précision. L’opinion de l’état-major sur le praticité d’une arme plus courte prévalue. Heureusement, car la guerre de tranchée allait montrer la justesse de cette opinion.

Rendez vous compte: l’arme “standard” du fantassin est dotée d’une hausse très finement réglable en site et en dérive, cas unique dans les armées modernes de l’époque. Toujours pour plus de précision ! Cette hausse de précision sera supprimée en 1916.

L’arme est aussi doté sur le coté droit de la culasse du fameux “Cut-off “, recherché par les collectionneurs ou “arrêtoir de chargeur”. Une fois engagé, ce dispositif visait à obliger le tireur à ne tirer qu’au coup par coup en “fermant” le chargeur pour… éviter ainsi le gaspillage de munition ! On peut le désengager pour une petite “minute de folie” évidemment. Mais, avant guerre,  Les états-majors étaient obsédés par cette idée d’économie de munitions pour ne pas déborder des logistiques fragiles. La guerre de 14 les obligea très vite à ne plus trop contrôler le rythme de tir de leurs troupes et plutôt à revoir très sérieusement leur production et leur logistique. La guerre avait changé d’échelle. Ce curieux limiteur de consommation de munitions a donc vite été conceptuellement dépassé dès les grandes boucheries de l’été 1914 où la règle devint plutôt le feu à volonté pour arrêter des marées humaines sous des déluges d’artillerie.

Mais ce n’est pas tout. Notre rare Lee Enfield MK III est aussi équipé d’un dispositif encore plus fou, le “Volley Sight” coté gauche de l’arme cette fois. C’est un dispositif de visée longue portée composée d’une roue dentelée graduée avec une tige-cible, située sur l’avant du fut, complétée d’un second œilleton de visée, rétractable, situé celui-ci au niveau de l’arrière de la culasse.

Sur ordre des officiers, une graduation de distance était annoncée, appliquée par la troupe, et au lieu de viser l’ennemi directement classiquement sur l’axe-hausse guidon, les soldats britanniques visaient en l’air après alignement de la tige positionnée et de l’œilleton déployé.

Résultat ?

Une volée de balle partait dans le ciel et retombait sur l’ennemi en pluie comme les flèches d’Azincourt en 1415…. Et avec les mêmes dégâts évidemment. Fin 1914 à Ypres, des flots d’étudiants germaniques, fraichement volontaires et par trop enthousiastes, se sont fait littéralement fauchés par ce dispositif. Les historiens allemands ont d’ailleurs longtemps parlé du “Massacre des innocents de Ypres” à ce sujet. Les dits allemands restèrent longtemps persuadés qu’ils avaient été fauchés par des mitrailleuses alors qu’en réalité ils avaient été fauchés par la cadence de tir redoutable du Lee Enfield et les dispositifs “Volley sight” des britanniques.

Ce dispositif ne valait effectivement qu’en terrain découvert et à longue portée. Il s’est trouvé totalement inutile dès les premières tranchées creusées.

Avec tous ces raffinements, le Lee Enfield MK III coutait fort cher à produire. 3£75 par fusil. Une fortune pour le gouvernement de Sa Majesté assez près de ses sous à l’époque ! (trois semaines environ du salaire moyen ouvrier en GB en 1914 pour un unique fusil). Donc dès 1915, il fut décidé de supprimer les dispositifs de Cut-Off et de Volley-sight puis un peu plus tard d’adopter des hausses moins raffinées, et moins chères à produire.

Ce modèle simplifié devint le Lee Enfield Mark III “étoile” ou  “MKIII (*)” et les marquages de poignée furent modifiés en conséquence  – 99,99% des Lee Enfiled MKIII furent transformés au standard MKIII (*) pendant et après la guerre. Les SMLE Lee Enfield restés au standard MKIII tout court, c’est à dire dans leur configuration de août 1914  avec Cutt-Off et Volley Sight, sont désormais très rares.

Au moins autant que les fusils et mousquetons français non modifiés pour la balle 1932 N que Maître Flingus a aussi beaucoup de mal à trouver.  Ils ne sont qu’une toute petite poignée de survivants parmi les survivants des quelques 17 millions de Lee Enfield de tous modèles, du MKI au L42 A1, produits entre 1895 et 1957.

Comme pour les fusils français non modifiés 32N, ces Lee Enfield MK III non modifiés ( * ) sont très souvent des armes perdues puis survivantes du temps ou bien des armes capturées par les allemands. J’ai d’ailleurs vu une assez forte proportion de poinçons allemands de diverses époques sur ces armes anglaises ou françaises non transfomées, preuve qu’elles ont souvent passé au moins une partie de leur vie outre Rhin.

Aujourd’hui Maître Flingus est fier de vous présenter un de ces Lee Enfield MKIII.

Il y avait au moins 4 ou 5 ans que je n’en vais pas vu un dans le nombre très importants de Enfield que j’ai l’occasion d’examiner tous les ans. Et puis, tout à coup, en deux mois, je mets la main sur deux pièces (l’autre vous sera présenté une autre fois). C’est souvent comme cela dans mon métier.

Notre exemplaire est en parfait état.

Bois en excellent état – assez peu de traces de manipulation et au numéro de l’arme – ni manque ni enture – le bois porte bien son disque d’unité que je n’ai pas réussi à identifier (instinctivement, je parierai sur une unité rare car d’habitude, je les identifie vite. il faudrait le passer sur un forum anglais pour en savoir plus) – les bois sont en TBE+ – très belle arme.

Les pièces métalliques sont toutes au même numéro (hausse, pontet, chambre…) sauf l’embouchoir – très peu de traces d’oxydation – Aucune piqûre – “Braod arrow” du War Departement un peu partout – tous marquages et poinçons bien lisibles – État top

L’arme porte bien sur le coté droit, gravés dans le métal au niveau de sa poignée, la Couronne de George V au dessus de GR ( pour “George Rex”) – “BSA &Co 1915” et la mention “Sht LE III” pour le “short Magazine” – Notre arme est donc sortie des ateliers de Birmingham Small Arms à Birmingham en 1915 – son numéro de série en X nous indique qu’il s’agit d’un des tous derniers sortis de cette usine en 1915 puisque le Skinnerton (la bible du Lee Enfield) nous indique que BSA a fait passer ses fusils du standard III  au standard III(*) à partir du numéro N° X81971 et le notre est X19327. Cela se passait vers mars 1915. C’est donc un des tous derniers MKIII produits.

La culasse et le levier d’armement sont bien fluides et au même numéro que le reste du fusil – Le Cut-Off est bien fonctionnel.

Le disque du “Volley Sight” et son œilleton sont également bien présents et fonctionnels de même que le levier de mise en sécurité . Bien évidement, l’arme est dans son  calibre d’origine en 303 British.

Le canon est en parfait état – terne mais absolument pas oxydé – juste à nettoyer avec de belles rayures bien profondes – les Lee Enfield (si on oublie pas qu’il sont “zérotés” à 200 yards -183 mètres- en hausse) sont des armes de tir de très grande qualité.

On y joint une bretelle et, cerise sur le gâteau, le nécessaire de nettoyage, avec son tube à graisse en laiton et sa ficelle, est toujours présent et complet dans la crosse !

Au final, une arme iconique de l’Empire Britannique, rare dans une configuration d’origine devenue très difficile à trouver surtout dans cet état excellent. Il fera une addition de premier choix pour un collectionneur d’armes réglementaires européennes ou d’armes de la première guerre mondiale. N’allez surtout pas m’y coller une lunette ou un truc de ce genre. Il est très rare dans cette configuration.

 

Arme de catégorie C au CSI : Licence de tir en cours de validité avec cachet et signature d’un médecin au dos ou bien un permis de chasse avec sa validation pour l’année en cours ou l’année précédente ET CNI ou passeport en cours de validité. Rappel avec votre licence ou permis de chasse vous pouvez détenir sans limite de nombre des armes de catégorie C.

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