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Sublime carabine Winchester M70 Rifleman – 270Win – Fabrication luxe 1947 – Prête d’usine pour optique – Bois superbe noyer – Quadrillage manuel – Superbe mécanique – Superbe canon – Provenance ex-Hussard – Arme d’exception – État quasi neuf !

Armes Longues de catégorie CLe coin du chasseur...

Exceptionnelle carabine Winchester M70 Rifleman – Calibre 270Winchester – Fabrication originelle et luxe de 1947 – Toutes pièces d’origine – boîtier préparé pour montage d’optique – Magnifiques bois de noyer – Quadrillée manuel extra fin – Aucun choc ou rayure significative – Verni d’origine TBE – Excellente ergonomie et ajustages parfaits  – Mécanique de rêve conservée sous de la vieille graisse – Canon superbe – Très peu tiré – excellente provenance du Hussard – Arme d’exception comme on en fait plus – Épatante à la chasse, formidable sur les pas de tir, rayonnante sur son râtelier – Arme d’exception.

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Description

Si le “Made in America” est une valeur sûre en Amérique, surtout dans un marché protégé depuis 1891 par les lois instituées par le futur président Garfield, on ne peut pas dire que les USA furent insensibles aux charmes des fusils venus d’ailleurs. Et notamment à ceux des Mauser.

D’ailleurs lors des deux phases de tests de l’Army de 1892, l’immense majorité des candidats proposaient des armes basées sur les actions Mauser modèles 1891 puis 1896.

Néanmoins, ce fut une autre arme étrangère, le Krag Jorgensen, qui remporta la compétition. Et il en aura bien du mal le Krag en 1898 pour vaincre l’armée espagnole de Cuba dont la majorité des unités étaient armées d’excellents Mauser 1893. Je vous ai déjà parlé de ce choix incompréhensible plus en détail ici.

Fruits des victoires coloniales US, le marché civil américain se vit envahi par des quantités astronomiques des très bons fusils Mauser des vaincus pour à peine plus cher qu’un vieux Trapdoor à poudre noire.

Cette première expérience de masse “mausérienne” sera complétée par le retour du front de dizaines de milliers de soldats qui avaient reçu et apprécié leurs fusils Springfield 1903. Des fusils dont la parenté avec les armes Mauser était telle que le gouvernement américain dû payer des royalties à l’Allemagne jusqu’à ce qu’ils se décident à lui déclarer la guerre en 1917…

Passé de facto sous le contrôle du gouvernement en 1917, Winchester produisait déjà des fusils P14 pour l’Angleterre depuis deux ans. Il fut décidé d’adapter ce P14 à la cartouche 30-06 américaine plutôt que de se lancer dans la fabrication de Springfield 1903 qu’on ne savait pas produire en masse. Excellent choix. Ce nouveau fusil allait devenir le légendaire US17.

Mais les investissements en machines-outils engagés pour cette production par rapport au peu de temps que dura le conflit pour les USA ne furent pas très rentables. Aucun contrat militaire ne vint après l’Armistice pour Winchester.

Il fallut donc trouver un emploi pour toutes ces machines dernier cri, flambant neuves.

Dès 1919, les ingénieurs de Winchester, sous la direction de Tom C. Johnson, firent monter la bière et les sandwichs et s’installèrent durablement sur leur table à dessin pour concevoir ce qu’ils voulaient être la meilleure carabine du monde.

Cette première mouture sera appelée modèle “E” et plus tard,modèle 51.

Très proche de l’US17, notamment par son levier de sûreté à drapeau, cette arme était surtout destinée à une clientèle fortunée qui pouvait la customiser à souhait. Pour convaincre la Direction de poursuivre dans cette voie, il fallut que Remington sorte son modèle 30, très proche du modèle 51 de Winchester et de sa version simplifiée la M54.

Disons que le marché était enfin réceptif pour tous les fabricants en lice. La clientèle chasse/camping/sport des années 20/30 éprouvait un besoin diffus de “sporting rifles” soit des armes à mi-chemin entre le tir de précision et la carabine de chasse.

La principale difficulté était de ici veiller à rendre l’arme compatible avec le maximum de calibres, aussi bien ceux à étuis extra longs de chasse lointaine que ceux, à petit projectile mais gros bidon, de la famille des Varmints de chasse au petits nuisibles.

Restait donc à peaufiner encore quelque peu le design. Ce qui fut fait en 1936, année de naissance de notre modèle 70.

Il arrivait pile poil à l’époque des grands safaris, de développement des loisirs de plein air, d’une certaines reprise économique de l’Amérique et juste avant une guerre mondiale. On ne pouvait rêver mieux pour un fabriquant d’armes.

En termes de rapport qualité-prix et de souci du besoin de ses utilisateurs, jamais produit fut plus respectueux. La formule ”il y a plus cher et surtout moins bien ailleurs” ne parue jamais aussi vraie. Un vrai coup de maître.

Dès la sortie de boite, l’arme parvenait à être meilleure que les versions luxueuses de la concurrence auxquelles il fallait encore ajouter certains accessoires en après-vente!

Cette expérience sera tellement réussie que la Winchester 70 Rifleman deviendra pour longtemps l’étalon national de comparaison de tous les autres que ce soit pour le Gun Writer spécialiste ou pour le fermier tireur de chiens de prairie dans le Montana. L’arme restera inchangée jusque 1964.

Les amateurs US parlent d’ailleurs couramment des modèles “pré-1964” de la 70 pour désigner le fin du fin de la qualité de production d’une époque où les maîtres-armuriers étaient encore nombreux dans les usines et où la recherche d’un ROE annuel à 15% à verser aux actionnaires n’avait pas pris le pas sur toute autre considération de qualité et de service client.

Ouvrons une courte parenthèse sur le sujet. Ce mal qui a touché les Winchester 70 à partir de 1964 est le même que sur ses leviers de sous garde. Il faut constater à regret que dans l’ensemble du monde armurier occidental, c’est Winchester qui a entamé la pente fatale entrainant, peu à peu et jusqu’aux années 90, une dégradations des standards merveilleux de production et de qualité qui existaient jusqu’alors.

Ces temps heureux reviendront-ils ? Maître Flingus ne le verra sûrement pas hélas. Alors il vous cherche ces merveilles pour que la mémoire n’en soit pas oubliée chez les amateurs les plus sensibles. Et que peut-être un jour le chemin de l’excellence pour tous ou presque soit retrouvé. Si j’ai pu contribuer à rappeler les choses ou éveiller des goûts plus exigeants, mon passage dans la profession n’aura pas été totalement vain. Fin de la parenthèse.

Cet amour américain pour les modèles 70 Rifleman se porte donc particulièrement sur les exemplaires pré-1964. Ceux qui suivirent pendant près de quarante ans restèrent d’excellents fusils, mais plus simples, mois bien finis, pour tout dire, moins légendaires…Ce n’était pas la même chose. 

Cette réputation hors norme de la 70 a d’ailleurs poussé la firme de New Haven à en confier en 2008 une re-fabrication à l’identique à Browning USA.

Un exemple?  Il n’y a que les exemplaires pré-1964 comme celui-ci qui proposent un contrôle du culot par le ressort d’extracteur et non pas simplement poussée par la tête de culasse. Cette mesure peu sembler anodine mais elle était un argument phare du mauser G98 aux yeux de l’armée impériale allemande. Aucun risque de chambrer une cartouche et de la percuter en en rajoutant une autre. La manipulation est rendue plus sûre, toute cartouche a moitié engagée peut être sortie sans souci. La question de la feuillure en est également simplifiée. Le risque d’incidents de tir en est diminué.

Les deux originalités les plus visibles de la 70 Rifleman par rapport à une action de type 98 sont sa sûreté positionnée sur la droite du boîtier, qui en reprend le même principe mais avec une ergonomie améliorée. De même la tête de culasse avec ses crans de verrouillage avant coniques plutôt que droit rend l’arme plus fluide. Le tireur y gagne encore en fiabilité.

La 70 c’est une top arme. A la fois arme du campeur au milieu de la faune nord-américaine, du trappeur solitaire, du chasseur de gros, du Marksman de club mais aussi du tireur d’élite.

Une blague ? Non.

A une époque où les fusils semi-automatiques se généralisaient en sniping, les Marines du Pacifique se tournent pourtant en 1942 vers cette carabine d’exception. Preuve en est de la confiance que lui portait l’Amérique pour compléter ses vieux stocks de colt M41 construits sur le modèle des Springfield 1903. 400 armes sont spécialement commandées pour ce faire.

Dans l’après-guerre, ce même corps des Marines adopte officiellement le Garand comme fusil de précision. On assiste alors a une véritable fronde chez les snipers. De nombreux “designated marksmen” amènent leur propre winchester 70 en Corée et au Viet Nam… De multiples photos en témoignent. Le moderne binôme observateur / tireur va s’y forger.

Jamais le surnom de Rifleman ne fut donc plus mérité que pour notre 70.

En effet, le rifleman est un type pittoresques de l’histoire américaine associé aux débuts du sniping. Coureur des bois et des fleuves, vivant de son couteau à lame bowie et de son fusil kentucky, il est dans l’imagerie locale toujours prêt à défendre la patrie contre des officiers anglais, des soldats mexicain ou des indiens qu’il dégomme dans un tir longue distance bien ajusté, venu de nulle part, la vision aiguisée par ses nombreuses chasses solitaires…

Ne reste plus qu’à lui donner une 70 pour en faire un sniper moderne !

Notre exemplaire est une pièce magnifique de … 1947 à l’état de quasi neuf. Presque miraculeux d’avoir trouvé cela ici dans cet état… Vendue autrefois par le célèbre Hussard, et restée chez son précédent propriétaire inusitée durant des décennies, a-telle été importée par ce ce revendeur mythique ? Je ne le pense pas. On va voir pourquoi.

Elle est en 270 Winchester.

Si les 70 Rifleman réglementaires étaient chambrées en 30.06 et en 308, c’est bien le 270 Winchester qui est la nourriture typique des Winchester 70 destinées au grand air. Arme et calibre ont été créés ensemble. Cette cartouche répond au besoin de tirer loin et d’être très perforante. Une cartouche très sporting, chasse et tir à distance. Un petit peu à la manière des “kentucky rifles” justement. Le 270 est un calibre qui permet de tout faire tomber, du chien de prairie à l’énorme orignal qui détruit vos champs.

Basiquement, c’est un étui de 30.06 réduit pour une ogive de 7mm. Ces quelques dixièmes de millimètres en moins transforment cette munition en missile balistique. N’ayant peur de rien, il s’agit toujours, à l’heure des 6,5 Creedmore, de l’un des meilleurs calibres de tir longue distance, notamment par sa capacité à digérer des ogives plus longues et plus lourdes. Il est aussi à l’aise à la chasse où il est radical. 

La chose en surprendra plus d’un, sur notre exemplaire de la 70 de 1947. La plaque de couche est toujours du modèle identique à celle des fusils à pompe modèles 1897 et M12 qui se retrouvaient dans la guerre du Pacifique ! Un choix étonnant et pourtant logique, car on aurait même pu historiquement s’attendre à ce que cette carabine soit équipée d’une plaque de couche du modèle US17, son ancêtre direct !

La crosse que protège cette belle plaque de couche en acier quadrillé (eh oui!) est dans un bois de noyer rouge d’une beauté rayonnante. Quelques rares traces éparses de manipulation exagérées par mes gros plans comme d’habitude. Splendide.

Présentant un verni d’origine sans quasiment le moindre choc ou enfoncement nous sommes face à un grain ultra-fin et très serré, signe d’un séchage lent et soigné. Un tel traitement permet une solidité et une durabilité sensiblement plus élevées. Son ajustement est absolument parfait en tout point.

Même en sortant d’un conflit mondial, on savait respecter ses clients chez Winchester…

Le quadrillage extra-fin de la poignée et du fût, réalisé à la main, est également superbe. Digne d’une arme de luxe.

La mécanique est en excellente état. Aucun signe d’usure ou de restauration passée. Malgré l’épaisse couche de graisse qui l’encrasse encore, on arrive à sentir son extraordinaire fluidité. Il faudra juste bien la dégraisser et la huiler pour être au paradis. La finesse d’un polissage patient de chacune de ses pièces est passé par là. Retrouvera-t-on un jour de tels ajusteurs ?

Plus fluide encore que sur les meilleurs exemplaires anciens de chez Tikka que je pense déjà être un sommet. Seule l’artisanat allemand du plus haut niveau permet de trouver (légèrement) mieux. Mais pas pour les mêmes budgets. Et aucune production moderne d’usine n’attendra ce nouveau de nos jours en tous cas. On dort assez tranquille de ce côté-là.

La détente est finement striée à la manière des armes de match.

L’ensemble pontet / magasin, montée sur charnière est digne des plus beaux Mauser Sud-Américains des plus belles années de Mauser. On est jamais arrivé à marquer le magasin en le manipulant en 77 ans tellement il est bien conçu et ajusté ! Cinq cartouches peuvent y rentrer avec une facilité déconcertante. Son design est d’une conception remarquable.

Le dessus du boîtier est déjà taraudé, d’usine car c’est extrêmement professionnel. Aucune reprise de bronzage. Cela permet le montage d’une optique moderne ou d’un rail d’accessoire afin d’exploiter tout le potentiel de cette arme plus que brillante.

La visée ouverte est rendue optimale grâce à la conjonction d’une hausse de type « buffalo » et d’un guidon sous tunnel. En vrai acier la hausse. Pas en micro-fusé de daube comme chez certaines “grandes marques” d’aujourd’hui. Ça commence par un M.  (Zut ! Je viens encore de balancer sans m’en rendre compte!)

Le marksman exigeant que vous êtes pourra compléter cet équipement par une belle bretelle de type 1903 pour un effet des plus authentiques et des plus seyants. Les grenadières sont déjà là.

Le canon parle de lui même et sans même cracher. Son état est raide neuf avec des rayures à tomber par terre.

De très beaux marquages dans la bonne vieille police classique de chez Winchester habillent l’ensemble.

Il est amusant de noter que le tonnerre porte celui le poinçon d’épreuve interne et aucun poinçon d’importateur. Elle doit avoir une histoire. Peut-être venue dans le duffle bag d’un GI envoyé loin de chez lui en Europe et laissée ici. On ne saura jamais…

Le bronzage est juste une splendeur. Aucune griffure. Et pourtant elle a 77 ans. Incroyable. Ces découvertes font mes meilleurs moments professionnels.

Un top de carabine Winchester 70 Rifleman des toutes meilleures années. Introuvable.

Vous commencez à le connaître. Maître Flingus aime les beaux objets et admire les belles armes en esthète plus qu’en tireur. Celle-ci jouissant de la provenance tutélaire du regretté Hussard a fait battre son cœur. Une de ces armes que je revois parfois en pensée en me demandant où elles sont et comment elles vont…

L’authenticité, la qualité, et je dirais la pureté armurière de cette arme qui date de 1947, année de l’Indépendance de l’Inde et de Revoir Paris de Charles Trenet, séduira tout amateur éclairé et sensible. Si vous collectionnez les carabines de chasse, notre gracile 70 de ce jour honorera votre râtelier.

Cette arme, d’acier et de bois, utilitaire, conçue par l’histoire d’une firme mythique pour ramener du gibier sur la table et éventuellement son tireur en vie, est ici devenue pièce armurière d’exception d’une qualité impensable aujourd’hui. Une autre époque déjà. Cela ne fera que s’affirmer avec le temps. Alors prenez en soin.

 

 

Arme de catégorie C au CSI : Licence de tir en cours de validité avec cachet et signature d’un médecin au dos ou bien un permis de chasse avec sa validation pour l’année en cours ou l’année précédente ET CNI ou passeport en cours de validité.

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