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720,00€
Superbe fusil Robust modèle N°246 – Manufrance Saint-Étienne – Cal. 16/70 – Arme vers 1952/1954 (!) – Jaspage et gravures à 100% – Canon miroir, quasi jamais tiré – Pochette d’origine complète (garantie, manuel, certificat d’épreuve) – État proche du neuf absolu pour ces 72 ans ! – Pièce quasi muséale – TBE+++
Splendide fusil Robust modèle N°246 – Manufrance Saint-Étienne – Cal. 16/70 – Arme vers 1952/1954 (!) – Jaspage et gravures encore à 100% – Canon miroir – Jamais tiré – Pochette d’origine complète (garantie, manuel, certificat d’épreuve) – État proche du neuf absolu pour ces 72 ans ! – Pièce quasi muséale – TBE+++
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Description
Le Robust, c’est un peu la Renault 4L de l’armurerie française : increvable, populaire, et présent dans presque toutes les familles de chasseurs de plaine pendant plus de soixante-dix ans…
Il faut dire que sa qualité de production n’avait pas grand chose à envier à des productions plus artisanales. Un top industriel français ! Jamais arme de chasse n’a mieux portée son nom en plus.
C’est sans doute pour cela qu’ils sont aujourd’hui très activement recherché et si possible en TBE. Ou encore mieux qu’en TBE. Ça tombe bien nous avons l’article !
Lancé en 1913 par Manufrance, leRobust devient très vite LA référence du juxtaposé français populaire. Sa longévité est vertigineuse : produit jusqu’au début des années 1980, avec un total avoisinant les 800 000 à 900 000 exemplaires, toutes versions confondues… Pour une arme de chasse populaire c’est un quasi exploit.
Quelles sont les qualités qui ont justifié un tel succès ?
Je dirais simplement qu’on ne peut pas mentir à des dizaines de milliers de chasseurs qui, sur quatre générations, trainent leur fusil à la chasse toute la saison. Et au milieu d’une concurrence féroce qui plus est.
D’abord les canons du Robust sont des canons frettés, une signature technique Manufrance. Les canons sont assemblés par bagues et pas par soudures. Une innovation qui permet d’éprouver chaque canon individuellement avant assemblage. Ça constitue un vrai gage de sécurité et de constance dans la qualité.
Ce procédé, bien qu’avec des frettes moins généreuses aujourd’hui, a ensuite été repris sur une bonne partie des fusils modernes — du Baïkal MP143 jusqu’aux Winchester 101. Le Robust a donc, en plus, posé une petite pierre dans l’histoire technique du fusil de chasse moderne.
Ces canons du Robust sont en plus de très grandes qualité. Ils sont polis en long à la pierre et rectifiés à la main. Pas par rotation. Corrigés « à l’œil » par des ouvriers très qualifiés qui pourtant faisaient ce « plus » en quelques minutes. Il y avait encore une dimension artisanale dans ces usines de l’ère industrielle avec des ouvriers pas chers à l’emploi. La qualité de la production s’en ressentait. En mieux. Et on l’a voit encore.
Résultat ?
On disait volontiers à une certaine époque : « les meilleurs canons du monde sont ceux du fusil le moins cher et de celui le plus cher — le Robust et le Purdey. » Une formule, certes, mais qui résume assez bien les qualités de canons du Robust.
Ensuite Manufrance, à la conception, quand elle s’appelait encore la Manufacture française d’armes et cycles de Saint-Étienne, a eu le bon goût d’associer ses excellents canons à une mécanique Anson & Deeley simplifiée et rationalisée.
Dans le système Anson, tout le mécanisme de percussion est intégré directement dans le corps de la bascule elle-même (sur les systèmes à platine, il est sur les coté de la bascule). C’est plus simple à produire qu’un fusil à platines et cela s’est avéré en plus bien plus fiable que bien des platine bas de gamme des fusils de chasse populaires de l’époque (vers 1880/90).
Manufrance a repris ce système britannique classique mais l’a redessiné. Ce qui a permis une production en série plus facile sans en sacrifier aucunement la fiabilité. Au contraire.
De tout cela, il est résulté une robustesse à toute épreuve. Qui lui a donné son nom — increvable, simple, conçu pour durer des générations et sans entretien exigeant. Précis et fiable en plus. La pression d’épreuve est comparable, voire supérieure, aux fusils modernes. La solidité du Robust n’a jamais été remise en cause, y compris face aux productions actuelles.
A noter la très pratique bretelle à enrouleur intégrée dans la crosse, une innovation de 1949 — rapidement assez unique sur ce segment de prix.
Sur une telle durée et avec un tel succès on imagine bien que l’arme à connu de nombreuses variations et modèles.
Avant-guerre, on trouve les 202, 208, 214, 220, 226, 232, 238, 244, 250, 256. Après-guerre, le catalogue 1949 introduit les 222, 228, 234, 240 — puis en 1951 arrive notre 246. Suivront le 252 en 1964, puis le 254 en 1976, avant l’extinction de la lignée. Triste plaine !
Le 222 reste le modèle le plus connu. C’est celui qu’on croise le plus souvent en campagne et sur les forums de chasse — le Robust « populaire » par excellence.
Le 246, lui, se positionne un cran sensiblement au-dessus dans la hiérarchie maison — entre le 222/234 d’un côté et le 252, puis le Robust Prestige, de l’autre.
Même mécanique increvable, même fiabilité de fond, mais une présentation nettement plus soignée : de plus beaux bois, un quadrillage plus fin, des gravures plus élégantes, une visserie de clé d’ouverture plus travaillée.
Le genre de Robust qu’on s’offrait quand on voulait se faire plaisir.
Le 246 est apparu au catalogue en 1951 et est resté produit, selon les sources, jusqu’en 1971 — la référence, le livre de J-C Mournetas, évoque même une fourchette 1949-1971.
Le Robust est une institution nationale défunte comme d’autres. Mais les exemplaires survivants en très bon état mérite toute notre attention et surtout notre respect pour ce qui est aussi devenu un symbole de la culture nationale.
Notre exemplaire est absolument hors norme pour son âge — on au-delà du simple « très bon état » et on loupe le muséal de très peu. Quoique. Il est juste superbe.
Il est très sale. Plein de graisse séchée et à nettoyer. Sinon on est au quasi parfait.
Avec un numéro de série 386XXX, et en le recoupant avec les repères connus de production Manufrance sur cette période, notre exemplaire se situerait au début des années 1950 — vraisemblablement vers 1952-1954. C’est donc aussi des premiers « 246 » sortis des ateliers stéphanois. Une estimation par recoupement, faute de registre officiel consultable directement, mais cohérente avec l’année d’apparition du modèle.
Notre jeune homme a donc dans les 70 ans passés. Difficile à croire quand on le voit en photos et encore plus quand on l’a en mains.
C’est un calibre 16/70. Le 16 est souvent qualifié par les connaisseurs de « calibre du gentleman » ou de calibre le plus équilibré qui soit — un juste-milieu entre le 12 et le 20. Le 16 offre un diamètre d’âme intermédiaire qui permet de construire des fusils avec des canons plus fins et plus légers qu’en 12 — tout en conservant une charge de plomb suffisante pour ne pas sacrifier l’efficacité sur le gibier. Un fusil en 16 pointe plus vite, se porte plus légèrement et reste naturel à l’épaule — un vrai plus pour la chasse en marchant. Un calibre aussi de bon tireur.
Les fers sont plus que très beaux. Le jaspage et les gravures sont la à 100%, comme au sortir de l’atelier. Parfaits.
Le bronzage d’origine est aussi à 100%. Les infimes marques ou taches que vous pouvez voir sont surtout l’effet de mes TROP GROS PLANS comme d’habitude. Quasi invisible en réel. Regardez juste l’ensemble pour vous en convaincre.
Toutes les vis sont guillochées et en parfait état. L’arme n’a jamais été démontée.
Les bois sont du même tonneau. Le noyer est vraiment très beau. Clair malgrè les années et avec un grain très fins. Plus choisis sur un 246 que sur un 202 ou un 220, ils sont superbes. Justes quelques griffures très légères de stockage éparses, ratraapables car uniquement de vernis. Et, à nouveau, considérablement, exagérées sur mes photos en gros plans. très très beau bois.
La bretelle à enrouleur d’origine fonctionne parfaitement. Intacte. Juste neuve.
Je tiens de la fille du propriétaire que cette arme n’a jamais servie (comme son Buffalo en vente ici)
La percussion et la bascule sont sans le moindre jeu — un fonctionnement absolument du neuf, chose rarissime sur un fusil de cet âge.
Le canon est un vrai miroir.
Et cerise sur le gâteau : l’arme est accompagnée de sa pochette grise d’origine, contenant la garantie, le manuel d’utilisation et son certificat d’épreuve — un ensemble qu’on ne retrouve quasiment jamais complet après plus de soixante-dix ans. Comme si vous veniez d’aller l’acheter chez votre armurier ou à la Samaritaine. Une pièce de collection.
Un état neuf, au sens propre du terme, sur une pièce qui a pourtant plus de sept décennies. Une aubaine pour un collectionneur exigeant, ou pour qui veut simplement chasser avec un authentique morceau de patrimoine stéphanois.
Arme de catégorie C au CSI : Licence de tir en cours de validité y compris médecin ou bien un permis de chasse avec sa validation pour l’année en cours ou l’année précédente ET CNI ou passeport en cours de validité. COMPTE SIA OBLIGATOIREMENT OUVERT!! .
Rappel avec votre licence ou permis de chasse vous pouvez détenir sans limite de nombre des armes de catégorie C.
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