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Vendu !
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Transitoire Mas 36 doté de l’alidade de visée du Mas 36-51- Mono-matricule bois, magasin, boitier, canon – Culasse muette – Calibre d’origine 7.5 MAS – Mécanique et bois en TBE – Canon superbe – Arme de début 1954 – Plus que probable Mas 36 LG 48 transformé au standard 36-51 – Intéressante et peu courante variante ! – TBE+
Le musée de Maître Flingus, ou "c'est déjà vendu !" avec descriptions et photos !Curieux Mas 36 doté de l’alidade de visée et des bois du Mas 36-51 – Arme mono-matricule bois, magasin, boitier, canon – Culasse muette – Calibre d’origine 7.5 MAS – Arme de début (mars) 1954 – Plus que très probablement un Mas 36 LG 48 (numérotation verticale en FH) parmi les tout derniers produits et transformé au standard 36-51 – Bronzage à 97% – Mécanique et bois en TBE+ – Canon superbe avec de belles rayures – Intéressante et peu courante variante ! – TBE+/TBE++
Vendu !
Description
Je vous ai fait l’histoire du Mas 36 ici et celle du Mas 36-51 ici.
L’arme que je vous présente ici n’est ni l’un ni l’autre et n’a pas véritablement d’histoire règlementaire si ce n’est des particularités intéressantes et peu courantes.
L’arme est toutefois mono-matricule sauf en culasse qui elle est muette. Elle est en excellent état voire « premium » avec des ajustements intraitables comme en sortie d’arsenal. Ça, c’est pour les généralités. Une très belle arme.
Son boitier est marqué Mas 36 (et pas « Mas 36-51 ») et elle est néanmoins doté de l’alidade de visée du Mas 36-51! Cette alidade n’est pas non plus celle de l’éphémère Mas 36 LG 48, temporaire et assez rare prédécesseur du Mas 36-51.
Les deux alidades sont en effet différentes car les grenades tirées par les deux armes étaient différentes. Le premier tirait des grenades M2 à empennage américaines de type 1943 et le second la Grenade modèle 1951 au standard Otan, les deux grenades n’étant pas interchangeables. D’où la naissance du MAS-51.
Alors qu’est que notre arme de ce jour ?
La lumière vient en fait du numéro de série, de la position de ce dernier et de son lettrage.
Je m’explique.
1) Les numéros de série des MAS 36-51 pur sucre sont en F et en G. Pas en FH comme sur mon arme.
En revanche plusieurs MAS 36 LG48 sont bien répertoriés en FH en numéros supérieurs à 80 XXX, aux USA notamment, où nombre de beaux LG 48 et 36-51 sont hélas partis.
Des aigrefins ont parfois essayé de faire passer des Mas 36 pour de moins fréquents Mas 36-51. Mais ce n’est pas le cas ici car le numéro de série est bien vertical et en arrière du fraisage d’allègement de boitier comme sur tous les Mas 36 LG 48 et sur les Mas 36 -51 et au contraire des Mas 36 où il est toujours horizontal, sur le boitier lui-même coté gauche et sous le millésime de modèle.
Ce n’est donc pas une tentative de faire passer un Mas 36 pour un Mas 36-51 car ses marquages de numéros de série sont bien ceux d’un Mas 36-51 ou plutôt ceux d’un Mas 36 LG48 et pas ceux d’un mas 36 … N’en reste pas moins que le notre boitier est toujours marqué « Mas Mle 36 » et pas « Mas Mle 36-51 ».
Alors quoi ?
2) D’autres aigrefins, ou plutôt je dirais les mêmes, ont parfois essayé de faire passer des MAS 36 pour de rares Mas 36 LG 48 mais toujours avec le même sujet de verticalité et d’emplacement du marquage de numéro de série – Et ce n’est toujours pas le cas de mon arme.
Ils ont en plus jugé utile de graver « LG 48 » derrière Mas 36 pour faire plus sérieux.
Mauvaise pioche. Car comme le rappellent Breuvard et Malingue dans leur excellent bouquin sur les Mas 36 à FR-F2 pages 30 et 32, les LG 48 sont marqués MAS 36 en boitier. De plus ces marquages « LG 48 » laissent « perplexe ».
Car si l’appellation officielle Mas 36 LG48 existe bel et bien sur le papier, la documentation officielle sur l’arme ne parle pas d’un tel marquage LG48 en boitier.
De plus, ces caractères LG 48 rajoutés sont de graphies différentes de ceux du marquage « Mas 36 » sur le même boitier. Si des LG48 avaient été fabriqués de naissance avec un tel marquage LG48, il y a fort à parier que la graphie eût été sans doute homogène entre MAs 1936 et LG 48. C’est bien le cas sur les 36-51 d’ailleurs où tout est parfaitement homogène. Notez le bien.
Mais il n’en demeure pas moins non plus que les caractères du numéros de série doivent toujours être frappés verticalement et au bon endroit sur un véritable 36 LG48. Et comme ils le sont sur notre arme.
Ce n’est donc pas non plus une bidouille visant à faire transformer un 36 en LG48 avec une mauvaise alidade et un numéro de série qui aurait alors été horizontal en boitier.
Au delà des caractères des numéros de série qui sont là où il faut, on n’a pas cherché non plus à en faire de force un Mas 36-51 « normal » en rajoutant la mention « -51 » en boitier par exemple.
Il est donc plus que probable que notre arme en FH est juste un Mas 36 LG 48 passé au standard d’alidade 36-51 peut-être au démarrage de production des armes totalement au standard 1936-51 et qui date de 1953.
Mais je pense même un peu plus tardivement, et en cours de production des 36-51, pour une raison que j’ignore (peut être un LG 48 très tardif avec son numéro en FH85xxx récupérés en bout de chaine) car l’arme porte un macaron de début (mars) 1954.
Et elle a été éprouvée en arsenal probablement à cette date. Elle porte en effet clairement en chambre les poinçons EBG. Le E est le poinçon de 2e épreuve (arme montée). Le B est en principe la marque du chef d’atelier de montage. Le G serait lui la marque du directeur de la Mas.
Deux éléments vont dans ce sens.
Plusieurs Mas 36 LG 48 pur sucre avec alidade LG 48 sont connus avec des numéros supérieurs à FH 80XXX. Ceux là serait sortis en fait vers fin 1952, et peut être encore en 1953 quand la fabrication du 36-51 démarre. En numéro FH85 xxx, je date la production de notre arme de au moins fin 1953 ou début 54. Ce qui est cohérent avec le macaron de crosse.
Par ailleurs, l’avant du fut lui-même est bel est bien au standard permettant de fixer la nouvelle alidade de visée du 36-51. Ce n’est pas un fut de LG 48 re-transformé mais un fut de 36-51 d’origine. Le fût du Mas 36 LG48 d’origine a bien été remplacé par un modèle 51 alors que la production du 36-51 avait déjà commencé (début 54) et que ce type de fut était disponible.
Mais le boitier est resté celui du LG 48 d’origine marqué seulement « Mas 36 » et en numéro de série définitivement de LG 48. Une simple transformation d’un LG48 résiduel probablement encore tout neuf. Il n’y a pas de petites économies…
La longueur est bien celle du Mas 36-51 soit 106,5cm.
Tout cela plaide définitivement pour une mise en conformité 36-51 d’un LG 48 tardif.
Une curiosité peu courante et amusante que ce LG 48 à bois et alidade définitivement passé au standard 36-51.
Notre arme est en excellent état. Comme indiqué précédemment, elle est mono-matricule avec une culasse muette ce que j’ai vu sur plusieurs Mas 36-51 même de production ultérieure.
Tout est ajusté (bois/fer) au mieux de ce que faisait les arsenaux de l’époque. Aucun jeu. Aucun bricolage.
Les bois sont superbes avec très peu de traces de manipulation. Juste quelques griffures qui partiront un poil de cirage et qui sont TRÈS exagérées par mes énormes gros plans. Regardez l’arme dans son ensemble pour vous en convaincre.
Le bronzage d’arsenal est là à 97%. L’arme n’a sans doute pas eu une carrière militaire très longue ou au moins peu mouvementée.
La mécanique est impeccable – superbe comme le canon qui est sans aucune oxydation avec de splendides rayures. Percussion franche et nette comme la détente.
Les Mas 36 dans toutes leurs variantes sont des armes très précises et d’emploi très agréable. Celui-ci ne devrait pas échapper à la règle.
In fine un Mas 36 LG 48 de la fin de production transformé en début de production du Mas 36-51 au nouveau standard, une rare variante cohérente en datation et en numérotation. Une curiosité intéressante et peu courante pour un collectionneur des armes réglementaires françaises. Et comme toujours avec les Mas 36 un bonheur au stand.
Arme de catégorie C au CSI : Copie de la licence de tir en cours de validité ou d’un permis de chasse avec sa validation pour l’année en cours ou l’année précédente ET copie de CNI ou passeport en cours de validité aussi. Compte SIA ouvert bien évidement.
Rappel avec votre licence ou permis de chasse vous pouvez détenir sans limite de nombre des armes de catégorie C.
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Répétons le ! L’armurerie Flingus Maximus à Paris et partout en France est là aussi pour le rachat de collections armes et militaria, vos estimations d’armes, vous éclairer sur la règlementation et pour vos questions armes dans les successions et héritage. Contactez votre armurier préféré via notre formulaire de contact ou à contact@delerea.com