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Vendu !
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Très beau Luger Suisse P06/1924 – Cal 7,65 Parabellum – Arsenal de Berne en 1932 – Un des 17.800 ! – Intégralement mono matricule – Chargeur au modèle – État de quasi neuf ! Splendide ! TBE++
Revolvers et pistolets de catégorie BTrès beau Luger « réglementaire » strictement conforme au modèle Luger Suisse P06/24 de 1918-1933 – Calibre 7,65 parabellum – Arme 100% mono-matricule – Fabrication Waffen Fabrik Berne de 1932 – Chargeur au modèle – Canon superbe (état de neuf absolu) – État mécanique excellent – Bronzage et dorures plus que très beaux – Excellent arme de tir – Un des meilleurs modèles d’une arme mythique ! – TBE++
Vendu !
Description
Maître Flingus vous a déniché un magnifique Luger P1906/24 « direct import » du pays du chocolat comme aurait dit un DJ des années 80 fier de son tout dernier Vinyl disco « direct import des states »…
Je vous ai raconté ici l’Histoire fort instructive des premiers Luger réglementaires au monde (avant l’Allemagne) à savoir les très helvétiques Luger P00 et P00/06.
Comme expliqué, et pour des raisons assez évidentes, ceux-là furent fabriqués en Allemagne. Les derniers P00/06 fabriqués par la DWM berlinoise furent livrés probablement vers la mi-1914. Il était temps…
Dès 1916, la Suisse, qui renforce ses frontières pour faire face à une possible invasion, décide de faire ses Luger elle-même. Les qualités de l’industrie mécanique suisse et notamment de son Arsenal de Berne permettait d’envisager de relever le défi sereinement. En théorie.
Car rien ne fut simple. Les aciers déjà furent toute une histoire.
Car les suisses manquaient des aciers spéciaux au tungstène exigés pour les canons de leur Luger. Ils s’adressèrent donc à Krefelder Stahlwerke en Allemagne et à Böhler en Autriche qui fournissaient, déjà avant guerre, les barreaux d’acier utilisés par la DWM pour y usiner et rayer ses canons.
Les austro-allemands, à court aux-mêmes de matières premières, exigèrent simplement des Suisses, qu’en plus du règlement des barreaux d’acier, ils leurs compensent le poids des barreaux d’acier livrés en équivalent poids des matières premières de chacun des métaux de bases nécessaires à la fabrication des dits barreaux et au premier chef de tungstène dont les Empires centraux manquaient cruellement.
Lors de la première livraison, 40 kg de barreau d’acier wolfram furent donc payés puis livrés contre… 20 tonnes de fer et autres métaux. La neutre Suisse se retrouvait donc ainsi à concourir, volens nolens, à l’effort de Guerre des Empires Centraux.
Mais ce n’est pas tout.
La W+F de Bern, ne pouvant tout fabriquer elle-même tout de suite, dut recourir à la sous-traitance, essentiellement auprès de l’….industrie horlogère !
Elle entendait se réserver la fabrication des « grosses pièces » (canon, culasse, carcasse et genouillère) soit 4 pièces et l’assemblage/contrôle final pour laisser la fabrication des « petites » pièces à ces sous-traitants.
Il y avait un peu de boulot tout de même en sous traitance car il n’y a pas moins de 56 pièces dans un P 06 dont 7 pour le chargeur.
Inévitablement, la mise aux normes de trop nombreux prestataires ne fut pas sans créer quelques soucis et notre W+F de Berne dut revoir le partage des tâches en assumant rapidement la fabrication de 20 pièces au lieu de 4 et en n’en laissant plus que 36 seulement aux sous-traitants. Et elle dut au passage financer quelques centaines de milliers de francs suisses or de l’époque pour un peu d’outillage supplémentaire.
A cela s’ajoutèrent quelques déconvenues techniques.
Des essais sur les premiers sortis consistaient à vérifier la solidité des extracteurs par un tir de résistance sur 1200 coups. Les deux premiers ne tinrent pas jusqu’à la moitié de cela (problème qu’avait déjà rencontré – et résolu – la DWM allemande). Ils furent donc renforcés et traités thermiquement illico.
Bref, rien de simple.
C’est ce qui explique que les tout premiers et magnifiques P06 Made in Switzerland ne sortirent que…fin 1918. A la fumée des cierges aurait on dit autrefois.
Il en fut produit environ 17.800 entre les numéros de séries 15.216 et 33.089 et entre 1919 et 1933. 985 seulement sortirent en 1919. C’est ceux qu’il convient d’appeler « P06/24 » – on va voir pourquoi après.
On en conclut surtout qu’il fallait peut-être un peu simplifier tout cela au moins dans la construction si ce n’est en qualité. Et surtout en prix de revient. Un petit suisse P06/24 sortait d’usine à 220 CHF par unité, le P06/29 sortira lui à 170 CHF… 23% moins cher.
On changea l’angle de la poignée, on supprima pas mal de serrations, on modifia la matière des plaquettes (canevasite quasi rouge puis bakélite brune puis noire), on allongea aussi la pédale de sécurité qui s’enserre cette fois des deux cotés en arrière de poignée. Pour l’essentiel des simplifications d’usinage. Il en résultat une arme certes simplifiée, moins chère à produire mais également un peu plus robuste que ses prédécesseurs et tout aussi précise.
Il ne fut produit que 27.941 exemplaires de ces P06/29 (ce qui est peu dans l’absolu) mais de 1933 (pour une arme adoptée en 1929, rien ne presse jamais en Helvétie!) jusque… fin 1946/début 1947 tant les suisses les aimaient leurs Lulus. Les derniers Luger réglementaires de l’Histoire et la fin d’une époque.
En bref et en synthèse vous l’aurez compris : les désignations « P00 » et « P00/06 » recouvrent des fabrications allemandes d’avant 1ière GM.
Les « P00 suisses » produits en Suisse à partir de 1918 se divisent, eux, en deux grandes familles, les non-simplifiés semblables aux allemands – ou « P06/24 » – mais avec des marquages de fabrication « Waffenfabrik Bern » suisse produits de 1918 à 1933. Ils ont tous été renommés « P06/24 » en 1924 mais ce n’est qu’une dénomination réglementaire adoptée cette année-là pour les distinguer de leurs frères ainés nés en Allemagne) et, enfin, les « P06/29 », simplifiés, adoptés en 1929 mais produits seulement de 1933 à 1947.
Ces chiffres ci-dessus comprennent une poignée de rares (moins de 2.000) exemplaires de P06/29 « civils » (en numérotation Pxxxxx) dont les tout derniers sont sortis 1947.
Civils et pas « civilisés ». Je m’explique.
Civils, c’est à dire des armes vendues à un civil stricto sensu (au sens: pas un militaire) – un policier ou un douanier néanmoins dans l’immense majorité des cas – et non pas attribuées à un militaire puis conservées par ce dernier dans sa vie civile post service.
La nuance est d’importance et les fameux « P » qui font tant discourir sur Radio Stand ne sont pas les mêmes, ni placés aux mêmes endroits pour l’indiquer.
Les « P » qui indiquent une fabrication non militaire d’origine sont toujours en tête de numéros de série coté gauche – les « P » qui marquent une arme conservée dans le civil par un ex militaire ont des « P » différent généralement frappés en carcasse en pontet et souvent aussi en divers autres endroits de l’arme.
Les exemplaires civils des armes réglementaires suisses en « P » devant le numéro de série sont souvent assez rares alors que leurs exemplaires « civilisés », eux, sont la norme en collection.
A noter qu’une rare version de notre P06/29 (20 exemplaires) fut dotée d’un canon allongé à 198mm mais allégé pour permettre à l’équipe suisse de participer aux Championnats du Monde de 1949 à Buenos Aires. Nos suisses y remportèrent une large victoire au 50 mètres avec leurs Lulus.
Les P06/24 et P06/29 (les purs suisses donc) sont d’excellentes armes à tous points de vue.
Avec leurs plaquettes différentes, leur pédale de sécurité en crosse et leur canon toujours de 12cm (10cm sur un P08 allemand), ils ont un air franchement martial en plus d’être mieux équilibrés avec une ligne de mire supérieure. Et la réputation de précision de la 7.65 parabellum n’est plus à faire. Ils sont à mon avis bien plus précis que ceux en 9mm des allemands à tireur équivalent. Bref ces luger « purs suisses » sont d’excellentes armes militaires conformes aux traditions de qualité et de précision du pays.
Nous avons ici affaire à un magnifique Luger suisse modèle 06/1924. Pas plus précis que les P06/29 (qui sont bien plus courants avec 27.941 exemplaires contre 17.800 P06/24) mais surtout esthétiquement bien plus beaux…
Celui-ci est un bébé de 1932 et il est pourtant pratiquement comme neuf. 94 ans déjà et pas une ride! Un chanceux.
C’est l’un des tous derniers P06 « Made in Switzerland » non simplifiés car, dès 1933, c’est le « P06/29 » simplifié qui sera produit.
Il est privatisé / civilisé avec un joli « P » très graphique estampé en avant de carcasse, comme la loi l’exige là-bas, et le militaire qui l’a gardé chez lui n’a pas du beaucoup tirer avec.
L’arme est dans un état véritablement TBE+++ – plus qu’excellent. Son bronzage est présent à 99 % avec de « légèrerissimes » marques de port en étui. Bronzage noir profond d’origine bien plus beau que sur les 06/29 – juste nickel.
Aucune oxydation – Aucune griffure ou traces de manipulations. Les très légers éclaircissements d’arêtes et de bords de pédale sont COLOSSALEMENT exagérées par mes photos en TROP GROS plans comme d’hab mais ce Lulu au chocolat est juste plus que très beau!
Tous les marquages et poinçons sont nets et bien lisibles. Comme au 1er jour. Il n’a pas été re bronzé.
Les plaquettes de noyer de grande qualité sont comme neuves sans aucun coup ni manque. Neuves.
Sur les P06/24, on s’embêtait encore à faire les magnifiques dorures (qui n’existent pas sur le P06/29) de détente, d’axe de portière, d’extracteurs qui sont toutes présentes entre 95 et 100% sauf en poussoir de chargeur à gauche (100% à droite). Vraiment superbe l’animal ! Cela lui donne une touche de raffinement que j’adore sur ces armes.
L’arme est 100% mono-matricule.
L’état interne est égal à l’état externe: excellent voire neuf. L’arme est juste à nettoyer et surtout à graisser (sauf le canon comme toujours). Ce nécessaire nettoyage / graissage avant tir sera une excellente occasion de faire connaissance intimement avec votre nouvelle conquête.
Le fonctionnement mécanique est impeccable – Le canon est plus que miroir sans aucune usure avec de splendides rayures à vous découper la rétine. Absolument superbe.
Comme tous ses petits frères, il est né à Bern dans une étable répondant au doux nom de Waffen Fabrik Bern ou W+F Bern. Croix suisse sur la genouillère et de nombreuses pièces.
Le chargeur est le bon en bois sans marquage et dans une fabrication de tôle comme « anodisé », légèrement chaude, qui fait reconnaitre illico un chargeur suisse conforme au modèle.
Par son calibre 7.65 para très tendu et son canon de 12cm, plus long de 2cm que celui des Lulu allemands, cette arme est une arme de tir idéal.
Double sécurité avec sa sécurité manuelle de boitier et la fameuse pédale de poignée façon 1911, une caractéristique aussi des petits suisses.
Démontage sans problème quoiqu’un peu raide car visiblement il a rarement été manipulé. La détente est top pour une arme militaire.
Au final, une arme toujours enviée par sa symbolique et son poids dans l’histoire de l’armement. Ces excellentes armes suisses se raréfient surtout pour ce modèle 1924 produit seulement à 17.800 exemplaires. Et notre arme est dans très bel état en plus.
Un pur plaisir pour un tireur collectionneur. Une magnifique occasion de se faire plaisir avec une arme qui sera enviée au stand et qui a eu l’honneur de mettre le point final à une des histoires les plus emblématique de la production armurière mondiale: le Lulu !
Second chargeur suisse réglementaire (06/29) disponible sur demande au prix de 60 euros.
ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIE DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ ET ORIGINAUX DES VOLETS 1 ET 2 DE L’AUTORISATION. Expédition contre signature en deux colis séparés d’au moins 48 heures obligatoire.
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