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Très rare carabine USM2 – La version automatique (select-fire) de l’USM1 – Fabrication INLAND de 1945 – Calibre d’origine .30 M1 (7,62×33) – Arme type T4/M2 d’origine non issue d’une USM1 transformée -Excellent état – TBE++ – Matériel de guerre catégorie A2 – EXPORT UNIQUEMENT
Très rare carabine USM2 – La version automatique (select-fire) de l’USM1 – Fabrication INLAND de 1945 – Calibre d’origine .30 M1 (7,62×33) – Arme USM2 d’origine dite T4/M2 non issue d’une USM1 transformée – Très beaux bois – Excellente mécanique – Superbe canon miroir – Chargeurs 30 coups – Excellent état – TBE++ – Matériel de guerre catégorie A2 – EXPORT UNIQUEMENT
English translation below the description in French
Description
English translation below for item’s description
Voici la petite sœur automatique de la plus produite des armes légères américaines de la Seconde Guerre mondiale, la carabine USM1. Son petit nom à elle, c’est « USM2 ».
À la fin des années 1930, l’US Army cherche un « light rifle » — un objet intermédiaire entre le pistolet .45 et le lourd fusil Garand.
L’idée est d’armer correctement tous ceux qui ne sont pas des fantassins de première ligne mais qui peuvent se retrouver au contact direct de l’ennemi — officiers, radios, servants de mortier, artilleurs, équipages de blindés, conducteurs.
Le Colt 1911 est trop court en portée et trop difficile à utiliser en combat d’infanterie du fait d’une ligne de mire très réduite ; le Garand est lui trop long et trop lourd pour des hommes qui « travaillent » à titre principal.
L’idée, en gros, c’est du combat de défense entre 20 et 300 mètres.
Winchester rafle la mise lors des essais de 1941 avec son prototype. Le cœur de l’arme est un ingénieux petit piston à course courte — le fameux « short-stroke gas piston ». Cette arme deviendra l’USM1.
Ce piston à course courte est l’ADN mécanique de l’arme. Et il essaimera ensuite sur quantité de conceptions d’après-guerre.
L’histoire des armes attribue cet excellent système à David Marshall Williams, dit « Carbine Williams ». Il en aurait peaufiné le principe en… prison. L’animal avait en effet été condamné pour une affaire de distillerie clandestine dans laquelle il avait tué un shérif. C’est le Général René Studler, patron de l’Ordnance, qui était intervenu pour que « Carbine Williams » rejoigne Winchester à sa sortie de taule. Un gros piston aussi. D’un autre genre. Mais sûrement mérité.
La MGM tirera de cette vie romanesque un film typique de l’écriture de la légende américaine, film de 1952, avec James Stewart dans le rôle-titre sous ce même titre de « Carbine Williams ».
Néanmoins, si David Marshall Williams est bien l’inventeur de ce piston court, il fut épaulé dans la mise au point ultra rapide de l’USM1 par toute l’équipe de la Winchester de la grande époque.
Ultra rapide la conception de l’USM1 en effet; car le prototype Winchester aurait été bricolé en moins de deux semaines. On parle de treize jours. À prendre avec des pincettes, mais l’esprit y est. Ce fut réellement une conception éclair en moins d’un mois à coup sûr.
L’arme, excellente dès les essais, passa également très rapidement en production sans tests prolongés en unités comme il est de rigueur. Pour les américains, sûrs de leurs process industriels, l’USM1, c’était bel et bien du consommable.
Adoptée en octobre 1941 sous le nom de M1 Carbine, elle tire la cartouche .30 Carbine (7,62×33) : une balle de 110 grains à environ 600 m/s, pour de l’ordre de 1 300 joules en sortie de bouche. Beaucoup plus qu’un pistolet — et nettement moins qu’un vrai fusil de guerre.
Un compromis assumé avec un volume de gaz parfaitement compatible avec du semi-auto pour une fois (que l’on songe aux mises au point plus que laborieuses du Garand , du SVT36, 38 puis 40 ou encore pire en résultat du G41/G43).
Pour l’USM1, la conception éclair fut suivi d’une véritable explosion industrielle. Plus de six millions d’exemplaires produits pendant la guerre, en 3 ans en gros. C’est l’arme américaine de loin la plus fabriquée du conflit.
Dix maîtres d’œuvre, s’en chargeront dont certains assez cocasses : Inland (division de General Motors spécialisée dans les garnitures automobiles des klaxons aux enjoliveurs), Underwood (machines à écrire), IBM (machines à carte perforée et des pointeuses), National Postal Meter (machines à affranchir le courrier), Saginaw (pièces de direction de voitures et camion)… et même Rock-Ola, un fabricant de juke-box !
Winchester est en fait le seul producteur qui avait une expérience préalable dans les armes. Toute l’Amérique industrielle s’était donc mobilisée pour cette jolie petite carabine. Je vous avais fais une histoire détaillée de la M1 ici pour une M1 « pur sucre » et ici pour rare USM1 A1 de parachutiste.
L’USM2, notre arme du jour, est une petite USM1 qui aurait mangée des vitamines au point de se doter aussi d’un mode de tir à automatique. C’est à dire en rafale.
Elle apparait à la fumée des cierges, si j’ose dire, concernant le second conflit mondial.
Standardisée sur le tard, en novembre 1944, elle reçoit un sélecteur rotatif sur le côté gauche du boîtier, un jeu de pièces spécifiques (gâchette, disconnecteur, marteau « M2 ») et un beau chargeur courbe de 30 coups, le fameux « banana mag ».Le modèle était désigné à l’origine et officiellement T4/M2T
Cadence de tir de l’ordre de 750 à 850 coups/minute. De quoi vider un chargeur de 30 cartouches en environ deux secondes. Autant dire il vaut mieux l’utiliser par fines touches façon piano à queue sous peine de tout envoyer en l’air et souvent à coté de la cible. Mais par rafales courtes, c’est du bonheur!
La production d’usine de l’USM2 fut infiniment plus modeste que celle du M1. L’arme fut produite à environ 217 000 exemplaires au total seulement : environ 199 500 chez Inland auquel s’ajoutent 17 500 armes M2 produites par Winchester.
Sa production d’usine tient tout entière dans une toute petite fenêtre qui va de mai à août 1945 avec certains exemplaires encore assemblés tardivement après arrêt de la production jusqu’en octobre 1945. A peine six mois donc.
Ceci explique à la fois le volume réduit de sa production (les environs 217 000 exemplaires dont je parlais) et, surtout, la rareté du M2, surtout « pur sucre ». Je m’expliquerais après sur le « pur sucre »
A noter que, à la différence des USM1, les USM2, toutes de fabrication tardives, sont dotées du tenon de baïonnette déjà présent en fin de guerre sur le Front du Pacifique pour les USM1 (mais pas en Europe) et qui sera généralisé sur toutes les armes remontées de l’après guerre. Elles sont aussi toutes dotées de la hausse dérivable de second type. C’est d’ailleurs mieux pour le tir.
Pourquoi « pur sucre » donc ?
Car, à cette production tardive et limitée en usine d’exemplaires USM2 de naissance, s’ajoutaient des kits permettant de convertir une M1 en M2 directement au niveau des unités. Ces kit seront d’ailleurs utilisés jusqu’au début des années 1950.
Beaucoup des USM2 (déjà assez peu courantes) présentes sur le marché sont en fait des M1 transformées M2. Mais il est clair que la M2 d’origine est bien plus rare que la M1 ou même que la M1 transformée M2 déjà pas si fréquente.
Un mot au mot au passage sur la cousine M3 de ces M1/M2.
La USM3 est en fait une US M2 mais spécialement adaptée pour être coiffée d’une lunette infrarouge (le « sniperscope »), l’une des toutes premières armes de combat nocturne. Elles furent d’ailleurs utilisées à Okinawa en 1945. Mais c’est de l’anecdote. De l’anecdote très rare certes (15.000 exemplaires seulement) mais de l’anecdote.
Il faut aussi savoir que nombre de M2 ont subi la grande opération de recyclage (démontage de masse – nettoyage/réparation – remontage de masse) qui a touché quasiment toutes les USM1 entre 1945 et 1947.
Cette opération a abouti à un vaste mélange de toutes les pièces de tous les fabricants et sous-traitants. Cela, déjà, fait des USM1 100% seconde guerre mondiale, c’est à dire d’origine avec toutes pièces du même fabricant, de relatives raretés.
Mais c’est aussi et surtout ce qui fait que l’on trouve parfois des USM1 avec des bois de…USM2!
L’opération a encore contribué à rendre les USM2 « pur sucre » encore plus rares que leur déjà faible production.
Alors, quelles différences entre USM1, USM2 issues de USM1 transformées et USM2 « pur sucre » d’origine ?
Le premier moyen d’identifier une USM2 d’origine d’un simple coup d’œil, avant même d’ouvrir l’arme, déjà, c’est le fût.
La M2 reçoit un fût dite « potbelly » — littéralement fût « bedonnant » : un bois plus large et légèrement plus profond sous la partie mobile de la culasse et de son piston. Les bois comportent aussi une longue échancrure de dégagement sur le flanc droit.
Pourquoi ? Parce que le mécanisme de tir automatique (sélecteur, disconnecteur, levier modifié) réclame un peu plus de place que les bois sveltes du M1 n’offrent pas. Et aussi parce qu’un bois large et légèrement plus lourd offre plus de stabilité dans un tir automatique.
Le bois du M2 est donc plus « plein » dessous et creusé à droite. Les pièces M2 pouvaient aussi se monter sur des crosses M1 retouchées, et les mélanges d’après-guerre sont fréquents — mais la crosse « potbelly » d’origine reste LE marqueur de la version automatique d’origine.
Par ailleurs le marquage de boitier doit être « US Carbine Cal.30 USM2 ». Et pas « USM1 ».
Les exemplaires transformés ont vu leurs marquages le plus souvent inchangés et restent marqué « M1 » en boitire en dépit de la transformation. Parfois le « 1 » a été surchargé d’un « 2 » apposé manuellement sur le marquage « USM1 » d’origine.
Mais il y a ici quelques subtilités : Inland a également produit, en tout début de séries, des boîtiers standard, dont le marquage ne comportait que le M sans indication de modèle.
Suivant que ces boitiers furent ensuite montés en M1 ou en M2, ils reçurent le chiffre « 1 » ou « 2 », frappé à la main et plus ou moins bien alignés d’ailleurs. Ces armes, qu’ils s’agissent in fine de USM1 ou USM2 (« 1 » ou « 2 »), sont dénommées « Handstamped » soit « frappé à la main » par les collectionneurs américains.
Chez Winchester, on a affaire à une autre subtilité. Le marquage des boîtiers Winchester passa directement de M1 à M2. Donc les premières M2 sont encore montées à partie de boîtiers marqués « M1 ». Et elles reçurent ici un chiffre « 2 », cette fois-ci en surcharge sur le chiffre « 1 ». Les collectionneurs désignent ces armes de transition sous l’appellation de M2 « Overstamp » (« surchargées » comme les timbres).
Bien sûr, toute M2 d’origine doit avoir un canon de 1945 et seulement de 1945. Ces canons peuvent toutefois être de mars – mai 1945, donc d’un peu avant le début de production effectif des M2 car les canons étaient généralement usinés et marqués sensiblement en amont du montage final sur le boitier. Mais ils doivent être de 1945. Sinon c’est, au mieux, une USM2 issue d’une transformation de USM1.
Il est donc aussi utile pour bien identifier une USM2 « pur sucre » avec certitude de connaitre aussi les numéros de séries concernés.
Quels sont-ils ?
Et bien, paraphrasant un certains Nicolas marié à une certaine Carla qui chante, Maître Flingus vous déclare en imitant le dit-Nicolas: « Et bien, hum, je vais vous le dire Mme Duchmole! ».
Chez Inland on est, pour les USM2 « pur sucre », dans la tranche de série 6 664 884 – 7 234 883, correspondant à une fabrication de mai et juin 1945.
Et chez Winchester on est entre 7 234 884 – 7 369 660, correspondant à la période juin-août 1945 (bloc distinct, qui prend la suite immédiatement après celui d’Inland).
Les USM2 d’origine sont dans ces tranches de numéros de série.
Voilà vous savez à peu près tout ce que je sais sur les USM2 et leur identification.
Côté baroud, la USM2 arrive un peu tard pour vraiment peser en 1944-45. Et dans le Pacifique uniquement.
En revanche, l’arme triomphe en Corée. Sa rafale est appréciée par rapport au M1 pour le close-combat nocturne face aux assauts massifs des nord-coréens et chinois. C’est là d’ailleurs qu’enfle la vieille controverse sur le manque de puissance d’arrêt du .30 Carbine par grand froid, contre des Chinois un peu trop emmitouflés — un débat sans fin, largement mythifié, mais qui colle à la peau de la cartouche depuis lors.
On reverra encore la belle petite USM2 au Viêt Nam, au début du conflit, où son format léger convenait assez bien aux soldats sud-vietnamiens de petite taille comparés rudes gaillards du Kansas. Ce qui ne les a pas empêché de faire souvent preuve d’une grande bravoure et d’une grande science du combat dans un pays que, eux, connaissaient.
La France fit aussi un large usage de l’USM2. Les carabines USM2 ont souvent équipé nos troupes en Indochine puis en Algérie qu’elles soient des M1 transformées ou de pures M2. Beaucoup de vétérans français ont eu ce petit fusil si pratique et si ludique entre les mains. Et parfois ils l’ont ramené. C’est le cas de notre arme de ce jour qui dormait en Bourgogne.
Au final, ces aventures est-asiatiques et nord-africaines n’ont fait que contribuer un peu plus à la rareté des USM2 provenant d’USM1 mais encore bien plus à celle des USM2 d’origine comme la notre.
Aujourd’hui, par son sélecteur aussi full-auto, l’USM2 relève en France de la catégorie A2 — matériel de guerre automatique, réservé à l’export. Mes compatriotes auront donc juste le droit de se rincer l’œil et d’en rêver.
Et moi, tout ce que je veux, c’est en sauver une de plus du massacre en l’exportant. Je fais ce que je peux comme aurait dit le père Ducros dans une célèbre pub des années 80. Mais peut-être que quand Maître Flingus ne sera plus là depuis longtemps, une des ces armes fera encore le bonheur d’un collectionneur ou d’un musée quelque part…
Notre arme de ce jour est bien une des ces rares USM2 d’origine. Une survivante. Pas une USM1 devenues USM2.
C’est une Inland, comme nous l’indique l’arrière de son boitier. Comme son canon de Inland aussi. Une des deux seules boites à les avoir produites.
Son numéro de série est dans les 7200 XXX ce qui la situe bien dans la courte fenêtre de production des Inland du printemps 1945 vers mai juin 1945. Son canon aussi est daté de (avril) 1945 ce qui est parfaitement cohérent pour une USM2 d’origine sachant que les canons étaient usinés et datés en amont du montage de l’arme.
Les canons des USM2 sont tous de 45 comme expliqués ci-dessous. C’est un des moyens de les distinguer des USM1 classiques transformés en M2.
L’arme est bien sûr dotée de son bon fût d’origine à ventre renflé et large échancrure dit « potbelly », autre critère caractérisant les armes authentiques. C’est bien une très belle carabine USM2 d’origine.
L’arme est très belle en bois. Aucune enture ou coup majeurs. Juste quelques traces de manipulation éparses comme d’habitude TRÈS EXAGÉRÉES par mes TROP GROS plans. Regardez l’arme dans son ensemble pour vous faire une idée. Mais comme ça vous voyez tout.
L’arme est bien dotée de sa hausse du second type d’origine et du tenon de baïonnette qui ne sera généralisé sur les USM1 qu’après la guerre pour repartir en Corée.
Les fers ont aussi en TBE avec un bronzage d’origine à 98% et aucune oxydation ou peau d’orange. Arme globalement esthétiquement en TBE++
La mécanique est impeccable avec de bons ressorts bien ferme et une percussion nette et franche. Très bonne détente comme souvent sur les USM1/M2.
Le canon est splendide. Miroir et quasi neuf avec de très belle rayures. Il est clair ue l’arme a fort peu été utilisée ou même trimbalée. Un excellent spécimen.
L’arme est doté d’un chargeur 30 coups de fabrication moderne qui est au modèle. Calibre .30 M1 d’origine.
In fine un excellent exemplaire de la rare version automatique de l’USM1 dans un état plus que très beau. Une très belle pièce fort peu courante pour une arme au profil USM2 d’origine et non issue d’une USM1. Pièce de choix pour un collectionneur de goût ou un musée. Réservée à l’export encore une fois.
PRIX : Nous consulter (et seulement si vous êtes en situation légale de l’acquérir…)
Catégorie A2 – Export EXCLUSIVEMENT – Nous consulter pour vos formalités.
English translation
Today’s example is indeed one of these rare original USM2s. A survivor. Not an USM1 converted into an M2.
It’s an Inland, as shown on the rear of its receiver. Its barrel is Inland-made too — one of only two factories that ever produced these USM2.
Its serial number falls in the 7,200,XXX range, which places it squarely within Inland’s short spring 1945 production window, around May-June 1945. Its barrel is also dated (April) 1945, which is perfectly consistent for an original USM2, since barrels were machined and dated ahead of final assembly.
USM2 barrels are all dated ’45, as explained above. That’s one of the ways to distinguish them from ordinary USM1s converted to M2.
The firearm is of course fitted with its correct original « potbelly » forestock — the swollen, wide-notched wood — another criterion marking out authentic pieces. This is indeed a very fine original USM2 carbine.
The wood is beautiful. No major dents or gouges. Just a few scattered handling marks, as always GREATLY EXAGGERATED by my WAY-TOO-CLOSE close-ups. Look at the firearm as a whole to get a true sense of it. But this way, you see everything.
The firearm is fitted with its correct original second-type rear sight and the bayonet lug, which would only become standard on regular USM1s after the war, for Korea.
The metal is likewise in excellent condition, with 98% original bluing and no oxidation or orange-peel texture. An overall excellent-to-outstanding specimen aesthetically.
Mechanically flawless, with strong, firm springs and a crisp, clean firing pin strike. A very good trigger, as is often the case on USM1/M2s.
The barrel is superb. Mirror-bright and virtually new, with beautiful rifling. It’s clear this firearm was very little used, or even carried. An excellent specimen.
The firearm comes with a modern-manufacture 30-round magazine, correct to the model. Original .30 M1 caliber.
In short, an excellent example of the rare automatic version of the USM1, in more than very fine condition. A choice piece, quite uncommon, for a genuine original USM2 profile rather than a converted USM1. A prime piece for a discerning collector or a museum. Once again reserved for export.
PRICE: Contact us (and only if you are legally eligible to acquire it…)
Category A2 – EXPORT ONLY – Contact us for your customs formalities.








































