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Peu courant Revolver Smith&Wesson Mod 36-1 ou « Chiefs Special » – 5 coups en cal. 38 SP – Canon 3 pouces neuf – Arme de 1979 – Holster d’épaule – État proche du neuf ! – TBE+++

Revolvers et pistolets de catégorie B

Peu fréquent Revolver Smith&Wesson Mod 36-1 ou « Chiefs Special » – 5 coups en calibre 38 SP – Canon 3 pouces en état splendide ie. neuf – Arme de 1979/80 – Mécanique et esthétique au top de ces grandes fabrications de Smith – Holster d’épaule – Arme de service et de back up des policers US pendant 40 ans ou plus –  Un des standards de chez Smith – État proche du neuf ! – TBE+++

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Description

Le Chief Special est une légende.

« Chief special’s », littéralement « la spécialité du chef », comme au restau, c’est sa dénomination d’avant 1957.

Après 1957, il est juste devenu « Model 36 ». C’est moins marrant et moins parlant.

Son extraordinaire et rare petit frère ultra léger que j’adore (qui est ici) Chief Special Air weight devint lui juste le « Model 37 » (et tous les inox passèrent en « 6-x » quelque chose).

Bref, aujourd’hui, me voilà contraint à des explications supplémentaires parce que deux pèlerins du marketing, qui n’avaient peut-être jamais eu un Smith en main, ont proposé en 1957 de faire « plus moderne » dans les dénominations…

Tout ça pour dire que le marketing incontrôlé, c’est comme l’informatique dans les banques. Ça fait surtout des ravages.

Toute cette histoire est partie d’une histoire de taille.

La taille, ça compte parfois beaucoup.

Pour notre 36-1, tout est venu au départ de la carcasse « I ». La plus petite des carcasses proposées par Smith & Wesson. Cette carcasse « I » est néanmoins la plus ancienne de toutes les carcasses fermées de la maison. La première.

Et la carcasse M me direz vous ? C’est pas la plus petite ? Ce Maître Flingus a du encore commettre un excès de Givry à midi avec son copain Alain.

Oui. Bon. D’accord.

Mais non.

Certes le Ladysmith originel (rien à voir avec les modèles ultérieurs de même dénomination parce que le nom est sympa quand même), en sa microscopique carcasse M, pourrait effectivement se vanter de faire plus compact que la carcasse I. Mais, il est n’est sorti qu’en 1902 et la M, avec un modèle unique, c’est quand même de l’anecdotique dans la gamme Smith. Et, accessoirement, on est plus sur de l’horlogerie que de l’armurerie.

Anecdote amusante, mais probablement apocryphe, sur cette petite carcasse M: il est souvent raconté aux USA que c’est Daniel B. Wesson lui-même qui aurait mis fin à la production de ces premiers Lady Smith en M en apprenant que ces armes, destinées au tir, étaient surtout utilisées par les femmes comme arme de sac à main ou de robe lors de leurs sorties nocturnes ou pour rentrer seules le soir. 

Quoi?!

La firme Smith & Wesson encouragerait donc par ses productions la débauche féminine ?! Quoi?!

Impossible !

Yankee jusqu’à la caricature et effectivement connu pour son puritanisme intransigeant, Daniel B. Wesson aurait donc ordonné illico la fin de la production de cet unique modèle décadent en carcasse M.

La réalité est sans doute un peu différente.

Car Daniel est mort en 1906 et les derniers Ladysmith en M sont sortis d’usine, au compte-gouttes certes, mais en 1921. C’est plus certainement son fils qui mis fin à la carcasse M. Mais « on ne prête qu’aux riches » !

Notre antique carcasse « I », à l’origine de notre 36-1 de ce jour, elle, remonte en effet elle à… 1894. Rien que cela.  Pour voir à quoi cela ressemblait et un peu plus d’histoire, vous en avez un rarissime exemplaire ici sur un Smith 1896…  

Ces premiers « Hand ejectors » en « I » sont chambrés eux en calibre .32 SW, excellente munition mais un peu courte en puissance pour des policiers plus habitués au 44 Russian. Cela explique leur succès limité – au début – auprès des forces de Police.

L’histoire d’amour, passionnée et plus que centenaire, entre les forces de police du monde entier et les armes à cadre fermé et à barillet basculant signées de Smith&Wesson va donc devoir attendre encore un peu.

Mais pas trop longtemps.

En effet cette carcasse I sera adaptée, sensiblement agrandie, pour devenir la carcasse K dès 1899. Elle est surtout adoptée pour les calibres .38SW (38 court qui n’est ni le .38 ni le 38 special) et au .22, avec les Kit gun, armes idéales pour l’outdoor avec la série de revolvers « outdoorsman », dont vous nous présentons un bel exemplaire ici.

Le paradoxe est donc que ces armes en K ont d’abord été développées avec les Outdoorsman, Berkert model et autres du genre pour le tir de loisir.

Mais dès 1899 aussi, la carcasse K commence une discrète carrière au service de la force.  Militaire et en 38 Special d’abord pour cause de guerre au Philippines en raison du manque de souffle des 38 LC des Colt militaires puis, rapidement, au début du siècle nouveau pour la Police sur les modèles type Military &Police 1905 (le futur Modèle 10).

L’histoire d’amour entre les revolvers modernes Smith et la police va enfin pouvoir débuter. Et c’est d’abord en carcasse K que ça va se passer.

Après la guerre (de 14-18), cela va commencer à rudement chauffer pour la Police aux USA. Et Smith va devoir pousser sa carcasse K à son maximum et en 6 coups pour armer la Police. Les loisirs en 22LR, pour la carcasse K, c’est fini.

Les roaring twenties ( « la vingtaine rugissante ») sont en effet encore plus folles là-bas qu’en Europe et allument un cycle fou.

La tentative un peu délirante d’assécher les États Unis de toutes boissons alcoolisées conjointe à une montée en puissance de la Mafia, venue avec l’émigration italienne du sud, seront en effet parfaitement complétées par une montée incontrôlable de la pauvreté avec la crise économique qui clôturera la décennie. La tempête parfaite est en route.

Tout cela allaient entraîner une vague de violences absolument sans précédent qui durera jusqu’à ce que les « Incorruptibles » ne commencent à un mettre un peu d’ordre. Avec une égale violence.

Pour mémoire, c’est cette même violence qui fera aussi naitre le 357 magnum, le 38 special n’y suffisant plus. Fallait être bien sûr de percer la carrosserie de voitures encore en vrai métal…

Gatsby le Magnifique allait devoir se battre. Et être armé devint aussi indispensable pour aller à danser le Swing ou le Lindy Hop en smoking dans les soirées de la haute que pour conduire son camion de livraison de Whisky de contrebande dans les bars clandestins du Lower East Side.

Les fabricants d’alors avaient de quoi satisfaire tous les budgets, et tous les besoins, allant du modeste top break en 32sw pour sac à main au fusil à canons sciés fabriqué comme ça d’usine pour des « nettoyages » plus vigoureux et moins discrets.

Le must du chic étaient alors les « Fitz’s special », des revolvers en calibre .45 acp (!) raccourcis et allégés de leur pontet ainsi que de leur crête de chien, portés par des personnages comme Charles Lindbergh ou Clyde Barrow. Une quarantaine produits. Al Capone et ses sbires, eux, pouvaient, dès 1928, compter sur des PM Thompson en 45 ACP aussi…

Ces armes baroques allaient faire les gros titres et devenir de véritables icônes du « film noir » (en français dans le texte).

Le « detective », lui, qu’il soit privé ou simplement inspecteur en civil, pouvait toujours répondre à coups de fusil à pompe Winchester 1897 ou 1912 ou avec les mêmes Thompson.

Bref, l’ambiance était « chaude » et nos films modernes type « Les Incorruptibles » ne rendent qu’une version très édulcorée de la litanie infinie des drames journaliers de l’époque.

Mais au quotidien ? Sous la veste ? En filature ?

Le calibre phare de la police et des bandits était toujours à cette époque le 38 Special et qui n’existait alors uniquement sur les carcasses moyennes type K, rendant leur dissimulation quotidienne gérable mais pas toujours évidente. Un œil averti de guetteur détectait facilement le holster sous une veste d’été.

Il faudra en fait attendre l’après guerre pour qu’il soit répondu simplement à ce besoin policier.

Face à la demande d’armes encore un peu plus réduites mais toujours « costaudes », que nous qualifierions aujourd’hui de « compacts », Smith va donc repartir en 1949 de sa très antique carcasse « I »  de 1894 pour la rallonger un tantinet. Elle prendra la dénomination « J » dans la nouvelle nomenclature l’année suivante.

Et c’est une vrai innovation. Car ce changement même léger de taille impliqua aussi de changer le ressort principal qui de plat devint hélicoïdal et de ramener le barillet à 5 coups. Initialement produit en canon 2 pouces, c’est le 3 pouces qui devint le plus standard.

Ces nouvelles armes en cinq coups en 38sp, offraient aux policiers un compromis puissance / petit format encore jamais atteint. Elles serviront les forces de l’ordre durant plus de 40 ans.

Tout le monde aux USA les dénomme encore aujourd’hui  les « 5-shots .38s,”. Ces armes capables d’une étonnante précision seront acclamées tant dans les métiers de la sécurité que dans la police où ils devinrent même, plus tard, l’archétype de l’arme de back-up, la seconde arme de survie, pour ceux dotés réglementairement d’une autre arme.

Le premier revolver en 38 spécial en carcasse J quittera l’usine de Spingfield en octobre 1950.

C’est ainsi que naîtra notre légendaire Chief’s special (désormais aussi appelé SW36), compagnon de nombreux agents de terrain qui fut aussi très populaire chez les pilotes dans sa version allégée dite Airweight (le SW37).

Coïncidence fortuite, il fut présenté pour la première fois au public lors de la conférence annuelle de l’Association Internationale des Responsables (Chiefs) de police ou, en anglais, International Association of Chiefs of Police (IACOP) qui se tenait à Colorado Springs cette même année 1950.

Un concours de tir fut organisé au sein de la Conférence pour trouver un nom au nouveau bébé de chez Smith.

Comme l’arme était de toute évidence plutôt adaptée aux policiers en civils (« plainclothes agents » en anglais) qui composaient l’essentiel de l’auditoire, baroudeurs aux missions plus « nobles » et troubles que les agents de circulation en uniforme, l’arme fut baptisé « la spécialité du Chef » (sous-entendu la spécialité réservée par eux aux malfrats) ou « .38 Chiefs Special”.

Derechef, ce nom resta depuis accolé à l’arme. Vous savez désormais pourquoi les Mod 36 sont encore souvent appelés Chiefs specials et l’histoire de la genèse de ces armes.

Et ce fut un franc succès.

Le .38 Chiefs Special, devenu Mod 36 en 1957 lors de la requalification de tous les modèles de Smith, fut produit sans discontinuer de 1950 à…1990 puis repris sous de modernes appellations à partir de 2001. Et en acier inox, le 36, on l’appelle… Trinidad.

Non c’est une blague. On l’appelle Modèle 60.

Le « Chiefs Special » équipa notamment les policiers en civil de la Police de New-York, le Bureau Spécial d’Enquête de l’US Air Force, la police japonaise et une foultitude d’unités diverses de maintien de l’ordre aux USA. Il fut aussi et surtout l’arme standard de nombreuses Police en civil d’État et du FBI. Il fut (et reste d’ailleurs) un des back-up favoris des policiers équipés d’un autre modèle de service.

A titre anecdotique sur son histoire, il a été aussi l’arme d’élimination du Maire de San Francisco George Moscone et de son adjoint Harvey Milk en 1978.

Et la bataille la plus furieuse à laquelle ait participé notre 36-1 est une fusillade à Miami en 1986 (très connue au USA sous le nom de « 1986 FBI Miami shootout ») où 8 agents du FBI se retrouvèrent inopinément, lors d’une recherche de suspects, face à face à deux anciens militaires très entrainés devenus criminels alors qu’ils croyaient poursuivre de simples cambrioleurs.

Résultat? 4 morts (dont deux agents du FBI), 5 blessés (tous les agents du FBI non tués sauf un seul miraculeusement indemne) et 145 coups de feu en moins de 5 minutes.

L’incident est désormais étudié dans toutes les écoles de Police des USA. Accidents de 6 véhicules, perte d’armes dans l’accident, aveuglement momentané d’un agent, blessure grave du policier le mieux placé, etc, etc.  Le catalogue quasi complet de tout ce qui peut mal tourner dans une intervention policière « chaude » y est passé en cinq minutes. Tous les Smith 36, de back-up ou pas, ont été utilisés. La philosophie de l’Histoire pourrait se résumer à « qu’est qu’on fait quand la tartine beurrée a décidé de tomber toujours du mauvais coté et que tout va de plus en plus mal…? ».

Sa taille, particulièrement adaptée au 38 special, calibre le plus populaire aux USA, et la qualité de fabrication Smith firent du Smith 36 aussi un succès public chez les citoyens américains désireux de porter sur eux une arme suffisamment large pour une bonne prise en main, dans un calibre respectable et néanmoins très discrète. Au stand, dans ces fabrication-là, sa mécanique est un vrai bonheur et il est parfait pour s’habituer à la précision en canons courts avant de faire encore plus court.

 

Notre arme de ce jour est un très bel exemplaire de « Chief special » ou Model 36-1. de fin 1979 / début 1980.

L’arme est dans un état neuf en dépit de ses 46 ans passés.

C’est un 3 pouces – La version la plus vendue et la plus utilisée  – excellent compromis entre ligne de mire et encombrement pour ce qu’il est à l’origine: une arme de police.

Elle témoigne des dernières excellentes fabrications de Smith avec un bronzage hors pair, très épais, présent à 99,99 %.

Elle est à nettoyer de décennies de stockage très sain. Vous avez remarquez ? Elle a si peu servie que même le barillet ne porte en son bronzage que de légérissimes traces de rotation… Il a très peu tourné!

L’arme ne porte pas non plus de traces de port prolongé en étui – en extrêmité de canon par exemple  – comme c’est souvent le cas sur ces armes « discrètes ». Bronzage à 99,99% des meilleures fabrications de Smith. Du super épais fait pour durer sans aucun effet de « rebond » car les polissages pré bronzage étaient « aux petits oignons ».

La carcasse est évidement du « J » avec poignée est du type Round Butt (cul rond !) ce qui d’ailleurs mieux pour les revolvers en action rapide.

Elle est ornée d’une poignée « monogrip » Hogue de très bonne qualité et en excellent état. Neuve en fait.

La construction de l’arme est encore « pinned ». “Pinned”, c’est une goupille visible de l’extérieur, logée dans le canon au niveau supérieur en limite de carcasse. Cela vient “enclouer” le vissage du canon dans la carcasse. Cette fameuse goupille obligeait à un usinage plus complexe du canon et à des manipulations supplémentaires à l’assemblage.

Cette fabrication a été supprimée pour faire baisser les coûts de fabrication sur le Smith 36-1 en 1982 ( j’ai vérifié au Supica et Nahas). Cela confirme au passage la datation de l’arme qui n’est jamais simple sur les Smith.

Facteur de rigidité accrue du canon, cette modeste goupille et l’assemblage qui lui était associé était aussi un facteur de durabilité de l’arme dont un usage intensif ne parvenait pas à créer le moindre entrefer “d’usage excessif” propres aux armes de moindre qualité.

Smith d’avant 1982, c’est du béton!

Mécaniquement, l’arme est encore dans les ajustements d’avant. C’est à dire avec une mécanique extrêmement souple et nette liée aux ajustements manuels pratiqués sur tous les contacts mécaniques entre deux pièces. Le laser, c’est bien mais ce ne sera jamais la même chose.

Très très souple même si elle n’est pas encore rodée à 46 ans… Tout à fait le genre d’armes ce que je cherche partout pour vous.

Le canon est neuf absolument miroir avec de splendides rayures sans aucune tâche d’oxydation.

Le 38 special est un calibre de tir agréable, facile à tourber et à recharger. Calibre tendu et précis et calibre phare aux USA où il reste un des plus tirés parmi les arme de poing n’ayant en fait été détrôné par le 9 para que depuis les années Glock. Cette arme est le complément naturel à une arme en 357 mag.

Ce révolver est aussi un très beau complément comme premier revolver pour un tireur au pistolet fanatique et voulant enfin s’essayer à la plate forme revolver, indétrônable pour moi.  En plus c’est un collector dans cette fabrication.

Vous noterez que détente et chien sont encore joliment jaspés à l’ancienne…

Il est livré avec son holster GL d’épaule originale, parfaitement adapté au modèle et en TBE – ne manque qu’une lanièr.

Le 36 « classic » son petit frère de fabrication moderne est vendu plus de 1300 euros! Il y a une sorte de perversion étrange à aller m’acheter du découpé au laser, mécaniquement moins souple et moins durable et moins beau en finition plutôt qu’une occasion splendide à l’état de neuf comme celle-ci. mais tous les goûts sont dans la nature…

Arme de police par essence, le Chief special est une légende policière doublée d’une excellente arme de poing pour le tir surtout avec de tels ajustements encore à roder. Difficile à trouver dans ces fabrication Smith de la Grande Époque et dans cet état de conservation superbe – Une très belle occasion Flingus !

 

 

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