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Revolver type modèle 1887 miniature (!) – cal .320 – percussion centrale – six coups – Saint-Étienne par Lamure et Gidrol – TBE

Revolvers et pistolets de catégorie D

Rare revolver modèle 1887 miniature (!) – calibre .320 en percussion centrale – six coups – Fabrication Saint-Étienne de grande qualité par Lamure et Gidrol – au numéro ! Très bel état mécanique et de présentation.

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SKU : 611-22

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Description

Une véritable arme de patriote de la Belle Époque…

Il fut une époque où le prestige de l’Armée Française était tel dans le monde civil que sa simple évocation constituait un argument commercial percutant ! (si je puis dire !)

Par exemple, le célèbre révolver Fagnus-Maquaire était décrit dans les catalogues comme « modèle perfectionné d’officier de l’armée française ». Pourtant, s’il avait bien participé avec honneur aux tests de 1885, il avait été évincé au profit du très moderne modèle qui deviendra le 1887, père direct du fabuleux 1892 et inspirateur non moins direct de l’arme ici présentée…

Issu d’une longue réflexion du Dépôt Central puis du Service Technique de l’Artillerie créé en 1886 par le général Boulanger, Ministre de la guerre, ce fameux “nouveau modèle 1887” devait à la fois être plus légers que les 1873, 1874 et autres 1885, utiliser bien sûr la récente poudre sans fumée, et tirer partie des réflexions sur les petits calibres initiées par nos voisins helvétiques et poursuivies avec le fusil Lebel et sa munition en 8mm.

Outre la recherche d’une mythique unité entre calibres d’armes d’épaule et d’armes de poing, vieille marotte de la tradition militaire de cette époque, il s’agissait d’obtenir un projectile le plus perforant possible avec un recul réduit. Des notions comme le pouvoir d’arrêt étaient secondaires par rapport à la capacité de la munition à percer une cuirasse de cavalerie ou à blesser plusieurs hommes avec un tir de face !

Les grands fabricants civils s’empressèrent évidemment de copier ce 1887 « nouveau revolver de l’armée » au point de le proposer à la vente encore bien des années après la sortie de son pourtant excellentissime successeur, le modèle d’ordonnance 1892.

Pourtant, s’agissant des réglementaires 1887, nos arsenaux étant accaparés à 100% par la fabrication de la bagatelle d’un million de fusils Lebel 1886, seuls 1000 exemplaires “réglos” du revolver 1887 furent produits pour partir illico en essai dans une trentaine de régiments à raison de 30 à 60 armes par unité. Ce qui n’empêcha pas un certain capitaine Philippe Pétain d’en recevoir un en Prix de Tir…

Il était dès lors logique pour l’entrepreneur Lamure et Gidrol, armurier stéphanois très en vue, de surfer sur la vague commerciale du “dernier modèle militaire” pour proposer, en parallèle d’un modèle 1887 civil de taille ordonnance, une version réduite / “pocket” destinée à un port quotidien à une époque où celui-ci était libre. Quel fierté que d’avoir en poche un modèle réduit du célèbre modèle militaire ! C’est le modèle que nous présentons ici.

Pour un fin tireur (on comptait 500 000 pratiquants de tir sportif pour 40 millions d’habitants en 1914 à une époque où la détention d’armes n’étaient pas conditionnée à celle d’une licence contre 230.000 aujourd’hui), un sport’s man, un aventurier ou un officier de réserve, même en pocket, le bon goût et le patriotisme commandait de s’orienter vers une arme secondaire la plus proche possible de la “réglementaire”.

Revenons donc à notre très mimi “mini” 1887 de chez Lamure et Gidrol.

Généreusement proportionné, il n’y a pas d’économie d’acier dans cette arme, et notre sympathique « nouveau revolver de guerre » version réduite fait honneur à son fabricant qui est aussi à l’origine des meilleurs revolvers 1892 du marché civil. Ce métal très propre sans “peau d’orange” – le bronzage est d’origine même s’il est éclairci – Très bon état.

Ce qui surprend sur cette petite arme, c’est sa calotte légèrement convexe en acier bruni presque noir à la base de sa carcasse. Ce détail témoigne du soin de sa fabrication et peut être d’une intention cachée de polyvalence : à taille X3, il ferait sans doute un excellent casse-tête une fois retourné et sans risque aucun de fendre une de ses plaquettes !

On voit aussi nettement à la base du canon à droite un point d’appui permettant un démontage armurier facile de cette pièce essentielle pour un changement/remplacement potentiel après usure !

Petit espacement concave aussi en arrière du bouclier pour faciliter le démontage et faire levier sans abîmer le métal ou le bronzage. Un boulot de vrais artistes armuriers…

Les plaquettes sont d’origine. Elles sont finement quadrillées, légèrement usées à droite mais restant bien au dessus de la moyenne en termes d’état. Elles permettent une bonne prise en main même pour des paluches plutôt grandes sur cet outil mini

Fonctionnement mécanique impeccable – pas d’entrefer d’usage excessif – Bonne indexation et un ressort de rappel de détente qui fonctionne parfaitement.

Sa portière de chargement, simple et bien proportionnée, ne reprend pas le système Abadie du 1887 qui, débrayant le chien, permettait de faire tourner les chambres du barillet simplement en pressant la détente mais sans percuter.

Le barillet est bien poinçonné de Saint-Étienne. L’arme est bien frappée aussi de la marque au dessin d’anneau de calotte derrière le bouclier d’axe ainsi que d’un “L” dans un écu à l’avant de la carcasse, qui sont tous deux propres à Lamure et Gidrol, armurier aujourd’hui très recherché chez les collectionneurs .

Les chambres sont très propres. Le canon est très beau avec juste quelques rares traces éparses de légère oxydation sans gravité et de belles rayures bien nettes.  Le verrouillage est sans défaut.

Et enfin, raffinement extrême, le canon reprend la découpe ronde, puis hexagonale de tous les revolvers militaires français depuis 1885, cela dans un but d’allégement ! On comprend effectivement ce souci opérationnel quand on saura que cette arme de destruction massive pèse la bagatelle de … 243 grammes ! Il y avait vraiment besoin d’alléger !

Contrairement à la majorité des bulldogs (Fume, c’est du belge!), son extracteur n’est pas monté sur fléau mais sur une bague autour du canon, ce qui apporte à l’ensemble une rigidité incomparable, même après 130 bougies bien tassées.

Tel un réglementaire, les pièces sont numérotées….

Une  véritable arme de très belle finition avec un parfum de belle époque et de Grande Illusion… (une des deux ou trois films fétiches de Maître Flingus et qui devrait être expliqué et commenté dans les cours d’Histoire pour montrer comment on saisit l’esprit d’une époque!).

Fort bien conçu et réalisé, notre peu courant 1887 de poche saura ravir un collectionneur d’armes civiles de la fin XIXième autant que le plus exigeant des collectionneurs de nos réglementaires par cette très insolite version de l’un des plus rares réglementaires fabriqués en France.

 

Arme de catégorie De) au CSI : CNI ou passeport en cours de validité obligatoire.

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Rappel : Toutes les armes de collection, de chasse, et de tir sont d’occasion et sont vendues dans l’état, sans garantie.
Toutes les armes historiques de fabrication ancienne vendues en tant que C ou D, “Collection” ou “Cow-boy shooting”, sont des armes de collection non éprouvées pour le tir et non  testées en stand. Elles ont été inspectées visuellement relativement à leur état général et mécanique mais aucune n’a été utilisée au tir et elles sont donc vendues comme non testées. L’acquéreur désirant utiliser une arme pour le tir devra impérativement se rapprocher préalablement du banc National d’Épreuve de Saint Étienne, seule entité habilitée à délivrer des certifications d’épreuves préalable à un usage de tir.

 

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