Vendu !

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Très beau Pistolet Luger P08 Première guerre mondiale – Fabrication DMW de 1918 réintégré Reichswehr 1920 – Intégralement mono-matricule y compris chargeur (rare!)- Très beau canon – Pièce peu courante par son histoire et son état -TBE-/TBE

Revolvers et pistolets de catégorie B

Beau Pistolet Luger P08 du modèle d’infanterie adopté en 1908 par l’Armée Impériale allemande – Belle fabrication DWM en 1918 – intégralement mono matricule y compris plaquettes et chargeur (rare!) -Peu courant exemplaire au double marquage « 1918 » « 1920 » pour utilisation dans la Reichswehr de 100.000 hommes du Traité de Versailles –  Très bon état mécanique avec un très bon canon et de très bonnes rayures – Gravures et poinçons tous présents et bien net – quelques points légers d’oxydation mais bronzage à 90% – Au global TBE+ –  Excellente pièce de la première guerre mondiale devenue rare dans cet état et au numéro. Une pièce Flingus !

Vendu !

SKU: 1311-26
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Description

En voilà un beau. Et pas si facile à trouver dans son genre. Et pourtant il y en a eu. Beaucoup. Des kilomètres même. On va y revenir.

Un « bon 14 » comme je me les décris pour moi-même quand je les découvre. Parmi mes préférés d’ailleurs pour leur finition et leur look iconique : les Luger P08 d’infanterie allemande de 1914-1918.

Arme d’aristocrate, hautement technique, complexe mais fiable et très bien finie, elle fût néanmoins produite en grande masse durant la première guerre mondiale pour alimenter la fureur des hommes. Pendant quatre ans. Quatre ans. Jusqu’au bout. Sans trêve. En dépit des deuils immenses, des estropiés sans nombre et d’une misère généralisée allant croissant avec la durée d’un conflit qui se termina in fine par un bon en arrière cataclysmique de toutes les nations du continent au profit d’une puissance tierce.

Si l’on avait dit, vers 1913, à la DWM (Deutsche Waffen und Munitionsfabriken) et à l’Arsenal d’Erfurt qu’ils produiraient respectivement 588.000 et 496.000 pistolets (!) Luger P08 en quatre ans, ils ne l’auraient sans doute jamais cru.

Le grand armurier devant l’Éternel qu’est Gilles Sigros, s’est ainsi amusé à calculer que si l’on pose des Luger P08 à la verticale sur le dos, chargeur en l’air, (ils tiennent très stablement et dignement dans cette curieuse position), et les uns à coté des autres, il faut 25 Luger P08 en rang comme à la parade pour faire un mètre linéaire.

On se représentera donc peut-être plus facilement ainsi que la production totale des Luger P08 d’infanterie comme le notre (sans les P06 de Marine et les P14 d’artillerie) représenterait la bagatelle de …. 46 kilomètres et 880 mètres de Luger alignés ainsi en tranche et les fesses en l’air !Pour 1918 c’est environ 14 km de Lulus dont 7,6 Km pour les DWM comme le notre. Pourtant je vois beaucoup plus de 1915, 1916, ou 1917 que de 1918. Pourquoi ? Mystère.

Mais ça en fait du P08 au bord de la tranchée. Cela donne aussi une idée de l’ampleur de cette fureur des hommes dont je parlais au-dessus.

Et pourtant, trouver aujourd’hui  ces « lulus de 14 » en TBE, 105 ans après la fin du conflit, n’est pas simple. Difficile même.

Cela nous donne aussi une idée des tonnes d’armes, d’une fabrication pourtant magique, qui ont été perdues durant ce siècle. Abandonnées dans les greniers et les caves, planquées et oubliées durant les occupations, oxydées au fond des canaux du Nord ou de la Seine parce que le Notaire a dit qu’il fallait « s’en débarrasser » au moment de la succession ou broyées par tonnes par des États peu soucieux de préservation du patrimoine armurier. Il leur en fallu de la chance à quelques « happy few » pour parvenir jusqu’à nous en bon état…

Outre son bon état, le notre présente une particularité pas si courante: un double marquage « 1918 » « 1920 ». Ceux-là à mon sens raconte une histoire complexe que je vous ai faite dans un relatif détail ici à propos d’un très rare exemplaire marqué lui (et seulement) « 1921 ».

Celui-ci  en double date est sans doute un peu plus courant quoique là aussi je n’en vois pas souvent avec ce double marquage surtout dans cet état de très bonne conservation globale

Rappelons juste que le Traité de Versailles de 1919, signé par l’Allemagne à contre cœur, ne veut que 94.000 soldats, 6.000 officiers, 15.000 marins et 150.000 policiers (l’effectif policier d’avant-guerre). Pas une tête de plus.

Si le Traité de Versailles lui-même ne rentre pas dans le détail des Lulus à récupérer, la Commission Inter-alliée de Désarmement ou IMKK (Inter-alliierte Militär kontroll-Kommission), elle, s’est passionnée pour la question.

Déjà, tous les Luger longs (P08 d’artillerie chez nous), les PM genre MP18 et les fusils anti-chars type Tankgewehr ont été tout simplement interdits et voués à la destruction totale.

Tant le nouveau Gouvernement de Weimar que l’ IMKK se sont acharnés sur toutes les armes trouvées via des fouilles en unités et magasins, des campagnes assez généreuses de rachats, des menaces judiciaires. 

L’arsenal d’État de Erfurt est illico démantelé. L’IMKK fit aussi tout ce qu’elle put pour fermer la DWM, l’autre grand centre (privé) de production de Lulus.

La DWM sera finalement reprise par la BKIW de la famille Quandt dès 1922 pour sauver les meubles (et faire une bonne affaire au passage).

Les destructions d’armes de l’après 1ière guerre mondiale furent considérables ce qui n’empêcha nullement militaires et policiers allemands d’en planquer aussi au maximum.

Dès février 1921, la Reichswehr déclara tranquillement ne posséder que 52.000 Luger. La plupart sur-marqués « 1920 » au coté de leur date originelle de production en chambre comme le notre et déclarés à la fameuse IMKK.

52.000, c’est bien sûr un très gros mensonge.

Tous ces Luger impériaux passés en commissions IMKK ou « retraités » pour Weimar, c’est en réalité environ 102.000 armes selon le Still. Le notre est l’une des leurs.

102.000 il y a cent ans, cela vous explique pourquoi ils soient assez difficiles à trouver aujourd’hui. Il fallait déjà que l’arme fut jugée en excellent état en 1918/1920 après la guerre pour être conservée. Les armes 14-18 repassées par la Reichswehr sont en fait rares comme toutes les pièces Reichswehr. Elles sont désormais très activement recherchées par tous les collectionneurs du monde entier.

 

Notre exemplaire est vraiment plus que bien. Intouché depuis 108 ans dirais-je.

Notre Luger 14-18 est un beau « DWM » de 1918; l’année des Grandes Offensives du printemps qui firent suite à la Paix de Brest-Litovsk sur le front de l’Est. Ces offensives constituent sans doute un des moments les plus violents et le plus impitoyables dans les combats de la Grande Guerre. Elles amèneront l’ennemi à moins de 80 km de Paris. Plus près que lors de l’offensive de 1914…

Tout le front allié fut au moins trois fois au bord du gouffre avant de finalement l’emporter. 1918 pour nous c’est 730 morts par jour pour un total de 240.000 tués sans compter les blessés graves. Plus de pertes quotidiennes qu’en 1916 avec Verdun et 1917 avec les offensives du Chemin des Dames.

DWM a sorti 190.000 Luger P08 en cette difficile année 1918 et le notre est l’un de ceux-là. Et il est plus vert pour ses 108 ans que moi avec mes 62!

Notre arme est d’abord mono-matricule y compris les plaquettes de crosse et jusqu’au chargeur inclus. Déjà, en seconde guerre mondiale, ce n’est pas du tout courant tant il est simple de séparer arme et chargeur. Et de les perdre aussi. Mais, en première guerre mondiale, c’est bien plus rare encore.

Il faut savoir que nos Luger étaient attribués à leur récipiendaire en étui avec deux chargeurs (un dans l’arme et l’autre de rechange dans l’étui), et, tous les deux au numéro de l’arme.

Notre arme est mécaniquement impeccable (il faut juste bien enfoncer le chargeur). Les ressorts restent fermes. La percussion est nette. Arrêtoir de culasse bien fonctionnel. Il supportera de la manufacturée.

L’arme possède 90% de son bronzage d’origine assez noir, fin de guerre, moins brillant que ceux produits en début de guerre.

Petits éclaircissements en arrête et en chambre dues au port en étui. Très peu de corrosion avec juste quelques tâches d’oxydation éparse TRÈS EXAGÉRÉES ENCORE UNE FOIS PAR TROP GROS PLANS. Juste un peu en haut de plaquette droite, en bout de canon coté gauche, et en portière mais c’est très léger.

Regardez les image de l’arme dans son intégralité pour vous faire une idée. Il est vraiment pas mal.

L’arme est surtout très sale et à nettoyer dans son intégralité. Axe de portière, extracteur, détente possèdent d’ailleurs encore des traces de leur jaune paille d’origine. Il faut juste le nettoyer à fond (avec grand soin) avant sa première utilisation. C’est tout.

Tous les marquages et poinçons sont d’ailleurs tous bien nets et bien lisibles preuve encore de ce très bon état global.

Les plaquettes sont en TBE et au numéro « 14 » aussi et le bon chargeur d’époque à fond de bois au numéro leur rend un bien bel hommage. Elles bougent un poil (mais vraiment un poil et un simple bout de papier les calera si cela vous dérange vraiment). Pour moi, rien à faire. TBE

A noter en arrière de carcasse un marquage « 7 . 44 . » qui indique juste l’arme n° 44  d’une 7° compagnie d’infanterie. Au moins celle-là on l’a retrouvée de 7° compagnie. Éhéhéhé  ! 

Le canon est réellement beau avec de belles rayures bien nettes ce qui est assez rare sur ces bébés plus que centenaires désormais.

Celui là nous parle de la guerre de 14-18 mais il nous raconte aussi une armée en reconstruction vers de nouvelles aventures. Et pas du tout pour le meilleur. Une vraie pièce d’histoire.

Aaaah…  Que je les aime ces Lulu avec leur « complication » au sens que l’horlogerie suisse donne à ses montres, leur finition au top, leur look à la James Bond ou à la Guerre des Étoiles comme on voudra. Et leur mouvement d’étrier comme un cœur qui bat au rythme de la canonnade de l’Histoire. 

Bref une très belle pièce de la Grande Guerre dans un état excellent – une addition de choix pour tout collectionneur d’armes réglementaires européennes  et, au premier chef d’armes réglementaires du premier conflit mondial ou de pièces allemandes.

 

ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIE DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ EN COURS DE VALIDITÉ ET DE LA LICENCE OBLIGATOIRE –  COMPTE SIA OUVERT BIEN ÉVIDEMENT – Expédition contre signature en deux colis séparés d’au moins 48 heures obligatoire.

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