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Très Beau revolver Smith&Wesson modèle 10-5 – Le direct descendant du Hand Ejector Military & Police de 1899 – Arme de police et de tir devenue légendaire et une des stars de la maison de Spingfield – Arme de 1968 – Très beau bronzage – Mécanique excellente – Très bon canon – Excellente arme de stand avec un passé glorieux – TBE/TBE+

Beau spécimen revolver Smith&Wesson modèle 10-5 – Le direct descendant du Hand Ejector Military & Police de 1899 – Arme de police et de tir devenue légendaire et une des stars de la maison de Spingfield – Très beau bronzage d’origine à 95% – Jaspage encore à la boite en chien et queue de détente à 98 si ce n’est 100% – Mécanique excellente avec des ressorts bien fermes – Pas de jeu en abattu ou d’entrefer couloir – Très bon canon bien miroir – Une des très bonne fabrication encore « pinned » d’avant 1982 – Excellente arme de stand avec un passé policier glorieux – TBE/TBE+

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Description

Comprendre un 10-5, c’est d’abord remonter à l’arme dont il n’est qu’une variante tardive : le .38 Hand Ejector Military & Police, apparu en 1899.

En fait vous le connaissez tous sous l’une ou l’autre de ses versions. Une légende.

Tout commence par une commande de circonstance, née en pleine guerre hispano-américaine, quand le gouvernement fédéral passe commande de trois mille revolvers — deux mille pour la Navy et mille pour l’Army.

Le conflit s’achève trop vite pour que la commande puisse être totalement honorée. Mais l’élan vital d’une grande aventure qui durera jusque 1998, lui, est donné : Smith & Wesson livre à partir de mars 1899 un revolver à barillet basculant, canon de 6 pouces et demi pour l’usage militaire, et en 4 pouces pour la police.

Ce premier modèle chambre le .38 Long Colt, et la cartouche n’impressionne pas trop sur le terrain.

Pendant la guerre américano-philippine, face aux combattants Moros du sud de l’archipel (ils combattaient sous l’effet de psychotropes type champignons hallucinogènes), les militaires américains constatent qu’une balle de .38 Long Colt n’arrête net un assaillant décidé que si elle touche le cœur ou le cerveau. Et ça les stresse nos amis américains. Surtout quand l’assaillant sort de nulle part caché derrière un arbre dans votre dos au fond d’une jungle et machette à la main…

L’armée ressort donc en urgence ses vieux Colt SAA 1873 chambrés en .45LC, et Smith & Wesson comprend qu’il va falloir aussi revoir la munition et pas seulement améliorer encore le revolver. C’est aussi sur la base de l’aventure US aux Philippines et pour les mêmes raisons que notre Saint Browning inventera son 45ACP.

La réponse vient dès 1902, signée de Daniel B. Wesson en personne : le .38 S&W Special, avec plus de poudre et une balle plus lourde que l’ancien 38SW. L’arme qui l’accompagne est le Military and Police Model of 1902. Ce revolver reçoit un nouveau verrou de barillet à l’avant et une tige à ressort logée sous le canon pour l’abriter — un détail mécanique que Colt ne reprendra jamais, même après l’expiration du brevet.

En 1905, le « Second Model » ou « Military and Police of 1905 » ajoute un bloc de percuteur passif et des organes de visée agrandis. La formule est désormais fixée. Elle restera la référence du revolver de service de police pendant plus d’un demi-siècle.

La Première Guerre mondiale interrompt la production pendant 249 jours, entre juin 1918 et février 1919 — un rappel que même une chaîne de production bien rodée a ses angles morts en temps de guerre… Au passage ce sont bien ces armes Military and Police de Smith qui seront copiées bien avant 1915 en Espagne pour fournir nos fameux « 92 espagnols » quand ceux-ci copient des Smith (les autres copient des Colt).

Entre 1942 et 1944, le même revolver se militarise sous le nom de Victory Model. Celui-là on le voit de temps à autres chez nous sortis de nos foyers car il a été parachuté à nos braves résistants. Finition parkérisée, anneau de dragonne, numéros de série à préfixe « V » sont des moyens infaillibles de le reconnaitre.

Plus de cinq cent mille exemplaires partent vers les Alliés au titre du prêt-bail, en .38/200 pour les forces britanniques et du Commonwealth. D’autres équiperont aussi aviateurs et sous-mariniers de l’US Navy et de l’US Marine Corps (mais eux en 38 spécial), appréciés pour leur maniement facile à une seule main — un critère qui compte quand un pilote doit se défendre après un crash et doit faire autre chose de l’autre main comme ouvrir le cockpit ou couper une sangle alors que les japs accourent près de l’épave. Pappy Boyington, qui commandait l’escadrille Black Sheep VMF 314 dans le Pacifique en portera un tout au long de ses campagnes. Vous en avez un magnifique et rare exemplaire ici

Le Victory Model survit à la guerre : on le retrouvera en Corée, au Vietnam, et dans les rangs de sécurité de l’US Navy jusqu’au milieu des années 1990…

En 1957, Smith & Wesson abandonne les noms littéraires et imagés qui font rêver pour une aride nomenclature chiffrée. Le marketing commence ses ravages dans le domaine des armes. Notre Military & Police devient donc officiellement le Modèle 10, notre modèle de ce jour. Et chaque micro modification technique reçoit désormais un numéro de « dash » — 10-1, 10-2, ainsi de suite. Une façon presque administrative de documenter une mécanique qui, elle, continue d’évoluer par toutes petites touches.

Notre 10-5 apparaît en 1962. 

La modification qui le définit est mineure sur le papier : la largeur du guidon passe de 1/10 à 1/8 de pouce sur la version à canon standard. Mais cette déclinaison reste au catalogue une quinzaine d’années, jusque 1977, avant de céder la place au 10-7.

Le châssis qui porte cette mécanique est le fameux K-frame, qui est né avec l’arme en 1899 : ce n’est pas un gabarit pensé à part, mais un format médian qui s’impose de fait comme le standard du revolver de service, compromis de solidité/dissimulabilité et venu de l’antique carcasse I.

Entre les années 1920 et la fin des années 1970, ce revolver devient la norme silencieuse du maintien de l’ordre américain, porté de Omaha à Honolulu mais aussi hors des États-Unis, au Canada, au Brésil, à Hong Kong ou Iran et à bien d’autres endroits de la planète policière. 133.000 seront aussi achetés, sur une période de 12 ans entre les années 60 et 70, par les forces armées des États-Unis. 

Le NYPD en a fait, sans le vouloir, un symbole de longévité : les vingt-neuf derniers officiers new-yorkais encore équipés d’un Modèle 10 n’ont rendu leur pétard que le 31 août 2018, plus d’un siècle après l’introduction des premiers Military and Police dans leur service!

C’est d’ailleurs à New York que le Modèle 10 trouvera son utilisateur policier « le plus actif » si je puis dire : l’officier Jim Cirillo, de la Stakeout Squad, l’unité chargée de surveiller des commerces ouverts jours et nuits et régulièrement braqués avec beaucoup de drames à la clé.

Cirillo participera à plus de vingt échanges de tirs armé de son Modèle 10 réglementaire (!) dont il enroulait la crosse de ruban électrique pour l’ajuster à sa main. Plutôt que de recharger en plein échange de tirs, il en dégainait un second — une pratique que le métier aux USA a fini par surnommer le « New York reload »…

 

Voilà donc ce que porte, sans le dire, notre 10-5 de ce jour: une cartouche devenue mythique pensée en réaction à un échec colonial, une mécanique éprouvée par deux guerres mondiales, un châssis devenu la référence d’un siècle de maintien de l’ordre, et l’empreinte discrète de tous ceux qui l’ont, un jour, sorti de son étui pour de vrai.

 

Notre Smith 10-5 n’est pas un perdreau de l’année mais il porte ses presque soixante ans avec une élégance de jeune homme. Avec son numéro de série en D785XX je le situe vers 1968.

Cette arme est encore « pinned ». En 1968, Smith n’avait pas encore rogné sur les usinages. Le canon est non seulement vissé en carcasse mais également doté d’une goupille de renfort de maintien du canon en sommet de carcasse qui est une des marques des meilleures fabrications.

Ce dispositif contribue à renforcer la rigidité de l’arme et surtout à sa durabilité. Mais cela oblige à un usinage et à un assemblage particuliers du canon. Ce processus de goupillage a été abandonné sur toute la gamme Smith à partir de 1982 pour des raisons de coûts de production… La pente fatale était enclenchée.

Le canon est un 4 pouces. C’est LA longueur du revolver de police américain par excellence, celle qu’on retrouve sur les ceinturons dès les années 1920-1930, quand le Military & Police — pas encore rebaptisé Modèle 10 — s’impose comme l’arme de service dans la police des grandes villes américaines. Un 10-5 archétypique donc.

Ni le canon discret mais moins précis du 2 pouces pensé pour la dissimulation, ni le 6 pouces plus martial mais réservé aux administrations ou au tir de précision, le 4 pouces, c’est le compromis qui a fait carrière — assez de visée pour tirer juste, assez court pour tenir dans un étui de ceinture toute une journée de service. Notre 10-5 porte donc, dans ses proportions mêmes, la silhouette exacte du revolver que des générations de policiers américains ont sorti de son étui  quand la météo tournait.

Le bronzage est présent sur la quasi-totalité de l’arme, disons à 95%, avec une seule concession au temps qui passe : un léger manque au niveau de l’axe du barillet. C’est le bronzage usine d’origine de ces années-là, solide épais et surtout très beau.

Les fers sont sans la moindre trace d’oxydation ou « peau d’orange ». Peu de marques de manipulation quasiment pas de griffures. Cette arme n’a pas fait vingt ans de ceinturon de patrouilleur — elle a été portée, un peu, mais pas usée du tout. Un excellent spécimen.

Avertissement d’usage : mes photos en TROP GROS plans grossissent tous les défauts — c’est leur « métier », c’est pour cela que je fais ça. Mais du coup elles exagèrent tout aussi. Regardez plutôt les photos d’ensemble : c’est une belle arme, esthétiquement plus que très belle et c’est bien ça qui compte une fois le revolver en main. En plus l’arme est très sale et à nettoyer à fond. Tous les points blancs reflets bizarres et autres tâches ce sont mes doigts pleins de graisse et la poussière de ma turne.

Le chien et la queue de détente sont jaspés comme il se doit sur ces fabrications de la grande époque. Et le jaspage est encore bien là à 98% — un détail qui compte double, tant cette finition thermique, aussi esthétique que fonctionnelle à l’origine, est la première à s’effacer sur les armes mal aimées ou trop vivement nettoyées.

Les plaquettes sont d’origine, en noyer américain massif tirant sur le rouge, et en très bon état. En creux sous la crosse, un petit manque n’existe que pour l’œil qui le cherche : en main, absolument invisible arme en main et plaquettes très saines, bien solides, sans manque ni fente. Au passage une excellente poignée pour des mains petites et moyennes. En cas de moins bonne gestion du recul du fait de la taille, les grosses paluches devront peut être investir dans du plus large. Ça tombe bien il y a des poignées de tous types pour carcasse K partout.

Côté mécanique, rien à redire. Bien au contraire. Pas d’entrefer d’usage excessif entre canon et barillet, pas de jeu à l’abattu, une percussion nette et franche. La détente fait ce qu’on attend d’un Smith de cette génération : souple et progressive en double action; nette, quasiment sans course et d’une netteté cristalline  en simple action.

Une vrai détente Smith des grandes années où toutes les pièces de platines étaient ajustées à la main dans tous leurs contacts. C’est même exactement pour cela qu’il faut préférer ces armes d’occasion en excellent état au neuf au-delà des finitions qui sont en plus très supérieures à ce qu’on fait aujourd’hui en standard…

Le canon, lui, garde des rayures bien nettes et miroir, malgré quelques traces de poudre figée de-ci delà qu’il vous appartiendra de chasser à coup de 38sp. Pas le temps Quasi parfait en l’état. Reste à lui trouver la munition qui lui rendra justice. Les chambres du barillet sont impeccables aussi.

Bref, un 10-5 quasi sexagénaire qui a traversé le temps sans jamais perdre ce qui faisait sa raison d’être de petit Smith des meilleures années : fonctionnalité, souplesse, précision, robustesse et rester beau longtemps. Un excellent revolver comme tout tireur /collectionneur devrait en posséder au moins un ne serait ce que pour mesurer tout le regret qu’on peut avoir de ces temps béni de belles fabrications.

 

ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : ARME SOUMISE À AUTORISATION – PHOTOCOPIES DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ ET DE LA LICENCE EN COURS DE VALIDITÉ  OBLIGATOIRES – COMPTE SIA OUVERT BIEN ÉVIDEMENT – Expédition contre signature en deux colis séparés d’au moins 48 heures obligatoire.

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